17 07, 1999

Entre cynisme et bêtise : Hervé Bourges répond à Act Up-Paris

Par |2023-11-24T16:18:23+01:00samedi 17 juillet 1999|Catégories : Archives|Mots-clés : , , , , , |

Interpellé par Act Up-Paris à propos de l'émission « Zone Interdite » diffusée le 6 juin dernier sur M6, le président du CSA nous répond qu'il s'étonne que nous ayons pu trouver choquant le reportage intitulé « La filière équatorienne ».

01 07, 1999

Mieux que le Norvir® Abbott nous fait vomir.

Par |2023-11-24T16:18:24+01:00jeudi 1 juillet 1999|Catégories : Archives|Mots-clés : , , |

Le 15 juillet, une quinzaine de militants d'Act Up-Paris ont investi le siège des laboratoires Abbott à Rungis pour protester contre le retard de l'arrivée des gélules de Norvir®.

01 07, 1999

Kouchner mentait

Par |2023-11-24T16:18:24+01:00jeudi 1 juillet 1999|Catégories : Archives|Mots-clés : , , , , , , , , |

Pendant deux ans, Bernard Kouchner aura servi de caution humanitaire et progressiste à un gouvernement trop « pragmatique » pour écouter les malades. En promettant beaucoup, il entretenait l'illusion que Lionel Jospin, Martine Aubry ou Dominique Strauss-Kahn se souciaient des questions de santé publique ; en ne faisant rien, il révélait son impuissance et les véritables priorités du gouvernement : les impératifs budgétaires. Ce rôle d'alibi, Bernard Kouchner l'a joué avec trop d'enthousiasme pour que l'on puisse vraiment lui pardonner.

01 07, 1999

Le bannissement intérieur

Par |2023-11-24T16:18:24+01:00jeudi 1 juillet 1999|Catégories : Archives|Mots-clés : , , |

Aujourd'hui, en France, des séropositifs étrangers sont totalement privés de droits. Cela s'appelle « l'assignation à résidence ». C'est un aménagement à la double peine, présenté comme une mesure de clémence, qui frappe d'expulsion les justiciables étrangers à l'issue de leur condamnation. Condamnation qui peut leur avoir été infligée suite à un refus d'embarquement lors d'une expulsion, ou dans un cadre pénal, pour infraction à la législation sur les stupéfiants, par exemple. Inexpulsables du fait de leur pathologie, ces ex-détenus malades étrangers sont sous le coup d'interdictions du territoire pouvant aller jusqu'à dix ans, prononcées par les cours de justice qui les ont jugés, et sont alors, suivant l'article 28 de l'Ordonnance de 1945, assignés à résidence. Il est alors interdit au malade de sortir d'une circonscription administrative donnée, une ville, un département ou une région. Celui-ci est tenu de pointer régulièrement auprès de la police ou de la gendarmerie, sous peine de retourner en prison. Seule une autorisation exceptionnelle du ministre de l'Intérieur ou du préfet peut lui permettre de sortir de ce territoire. Impossible de choisir son médecin, son service hospitalier ou une association de soutien en dehors de ces limites. Impossible de rendre visite à des proches, d'accompagner ses enfants à l'école ou de consulter un avocat si l'on doit pour cela franchir les limites de l'assignation. Un simple contrôle dans le métro peut ramener le malade en prison.

01 07, 1999

Epidémiologie : l’anonymat nominatif

Par |2023-11-24T16:18:24+01:00jeudi 1 juillet 1999|Catégories : Archives|Mots-clés : , , |

Act Up-Paris, comme d'autres associations de lutte contre le sida, demande depuis longtemps que l'épidémiologie cesse d'être l'outil de propagande d'un Etat pressé de faire passer l'épidémie pour maîtrisée. Entre autres urgences, pour permettre l'élargissement et l'affinement du champ d'observation de l'infection à VIH, l'intégration des personnes séropositives dans les données épidémiologiques s'impose - ne serait-ce que pour rendre définitivement clair que le recul relatif du nombre de décès ne peut être confondu avec la fin de l'épidémie.

01 07, 1999

Du revenu pour les détenus !

Par |2023-11-24T16:18:24+01:00jeudi 1 juillet 1999|Catégories : Archives|Mots-clés : , , , |

A l'initiative d'AC!, Act Up-Paris, Aides, du GENEPI (Groupement Etudiant National d'Enseignement aux Personnes Incarcérées), du GMP (Groupement Multiprofessionnel des Prisons), de l'OIP (Observatoire International des Prisons) a été lancée une plateforme revendiquant des minima sociaux pour les détenus (Action n°57, nov. 1998). En effet, en prison, plus de 60% des détenus vivent en-dessous du seuil de pauvrété carcéral et n'ont aucune possibilité de subvenir à des besoins élémentaires (achat de produits d'hygiène, de denrées alimentaires), d'aider leurs proches (loyers, emprunts). Confinés dans un univers social désastreux, ils n'ont aucune possibilité d'envisager par avance une quelconque réinsertion à leur libération.

01 07, 1999

Recherche française sur le sida au Cameroun : une prise en charge de qualité …

Par |2023-11-24T16:18:25+01:00jeudi 1 juillet 1999|Catégories : Archives|Mots-clés : , , , |

Début 1995, après l'annonce de sa séropositivité, une femme voit sa famille lui retirer ses enfants, de peur qu'elle ne les contamine. Elle s'engage alors dans le milieu associatif et fait du conseil et du soutien psychosocial. Sous la pression de responsables sanitaires, elle accepte de témoigner à la télévision, à visage découvert, pour la " Fête de la Santé " en mars 1996. Conséquences : le personnel des centres de santé avoisinants refuse de la toucher ! Elle entend alors parler d'un " projet de recherche " franco-camerounais où l'on peut bénéficier de soins et d'un suivi médical gratuits.

01 07, 1999

Du nouveau en prévention ?

Par |2023-11-24T16:18:25+01:00jeudi 1 juillet 1999|Catégories : Archives|Mots-clés : , |

Les pouvoirs publics et les médias auraient bien voulu entendre Act Up-Paris clamer les louanges de la nouvelle campagne de communication prévention sida. Admirez la révolution : sur une série de 3 spots télé, l'un sera consacré au témoignage d'un homo. 17 ans après le début d'une épidémie qui a ravagé la communauté pédé, et alors qu'on ne cesse de s'inquiéter de la stagnation des contaminations dans la population homosexuelle, il faudrait se féliciter qu'enfin l'Etat concrétise une de nos premières revendications : la prévention ciblée gay dans des médias grand public.