Nos vies sont pendues à 30 ans d’austérité budgétaire de Bruxelles via Paris. Cette prédation financière dont nous sommes constamment la cible nourrit les paradis fiscaux. Elle s’insinue continuellement à travers des politiques publiques de démembrement des biens communs. Emmanuel Macron, ses traine-savates et porte-flingues d’hier et d’aujourd’hui en portent l’entière responsabilité.

Nous en mesurons aujourd’hui toute l’ampleur et la portée de mort.

Les stratégies qui en résultent pour contrôler, fliquer, surveiller une population confinée, comme punie après 2 ans de contestations, laisse un étrange goût amer d’asservitude consenti pour le soi disant bien de la Nation. L’absurdité même de cette situation, qui aurait pu être évité si le dialogue social n’avait pas été rompu, a le mérite de decamoufler le vrai visage d’une démocratie moribonde, à bout de souffle.

La lecture régulière de l’ouvrage « LTI » de Victor Klemperer nourrit à la fois ma défiance instinctive face à ce gouvernement dont Macron se montre en chef suprême et dont les actes politiques depuis son accession au pouvoir constituent à nous mettre au pas.

Les carcans du Traité de Maastricht nous dépossèdent de notre capacité d’auto-gestion. Notre vie sociale et économique ont été rythmées par des politiques de mise à l’encan à travers des privatisations régulières et souvent opaques, la fermeture de sites et d’outils de productions essentiels, de destructions répétées de savoir-faire par des délocalisations massives, non pas ayant comme boussole une mise en compétition vers un mieux-disant, de manière déstructurante et destructrice vers un moins-coûtant.
30 ans de capitalisme dont l’apogée mortifère, impudique trouve une traduction réelle, tangible à travers la pandémie de COVID-19 qui nous afflige et dont tant sont déjà morTEs.

Klemperer soulignait : « tout est discours et tout est publicité ».

Qu’est-ce qui est compris au delà d’un verbatim ?  Creuser au-delà du sens premier ou entendu communément par touTEs d’un mot, d’une phrase, d’un discours en politique.

L’entourloupe du pouvoir macroniste respire grâce à un ventilateur verbeux, avec un langage systématiquement imprécis, perfusé « d’éléments de langage » concernant le « traitement  » de la pandémie du Covid.

L’analogie choisie par Macron au défi de la pandémie est:  « la guerre », emprunt possiblement de manière inconsciente, ou par pure publicité au slogan d’Act Up: « le sida c’est la guerre, Act Up en colère. »

Réminiscence d’un homme de 40 ans? Appel à faire fie des politiques antérieures? Diversion nationaliste? Ou plus perfidement laisser toute la place à la répression et aux contrôles massifs par des systèmes sécuritaires, posséder l’espace public comme lieu d’entraînement? Ainsi de faire le choix délibéré de continuer à faire la guerre aux plus précairEs, aux démuniEs, aux invisibles, aux enferméEs, aux excluEs, comme nous le constatons chaque jour dans les quartiers populaires et les espaces de vie à la marge de la société bourgeoise.

La posture de Macron et la logorrhée de ses divers relais serviles peuvent être traduites plus tangiblement grâce à Klemperer.
Le discours de Philippe, Véran, Salomon, Ndiaye, Castaner et Lallement sont le fruit d’un message de propagande étatique néolibérale.
Pour le coup, un vrai bulletin de guerre.

Exemples flagrants et morbides:

  • « les commandes pour les masques sont passées »,
  • « il y a une montée en puissance de la production »,
  • « les médecins ont raison de s’inquiéter sur la pénuries de médicaments, les réseaux d’approvisionnement sont très compétitifs « ,
  • « le manque de ventilateurs va bientôt être résorbé « ,

Autre exemple de pur cynisme, dénué de temporalité sans fondement logique :

  • « les test virologiques, sérologiques vont voir leur expansion dans le temps, on y travaille. »

Or, voilà plus de 3 mois exactement que les signaux d’une épidémie, ayant comme épicentre une région industrielle de Chine, base capitaliste de production internationale (cf PSA) avec une main d’œuvre bon marché et avec des liaisons aériennes et ferroviaires tout azimut, sont apparus.

Compressé entre réalité de ma vie et promesses politiques, sitôt réversibles, je prends le discours du pouvoir dominant comme basé sur le mensonge, la tromperie et la gesticulation impuissante à œuvrer sur le cours de l’histoire.

Gesticulations d’un président a- sentimental, dénué d’empathie, sans aucune volonté de casser les inégalités, de rétablir un équilibre social, économique, culturel au profit des populations reléguéEs, ostraciséEs.  Au contraire, dans une folle course à la mise en danger de la vie des plus exposéEs, la Macronie pousse les feux de la destruction des biens communs et par conséquent d’une partie de la population.

Toutefois, Macron doit tenir le rôle du pitre: gesticulations cathodiques avec des trémolos, restes de jeune adolescent théâtreux sous le masque fardé d’un acteur en bout de course.  » Le théâtre c’est la vie » non?

Notre vigilance surtout en temps de confinement doit demeurer plus que jamais en alerte. À Béziers, les coups de matraques et la force débridée des policiers finissent par une mise à mort.

Les gesticulations sordides du pouvoir sont relayées de façon systématique et maladroite, sans aucune distanciation, comme un vieux Chaplin ventriloque, mais sans le talent génial, par des porte-paroles complaisantEs et complices derrière un pupitre au sigle de la République ou sur des plateaux TV indifférenciés.

Le décor martial, matérialisé par une mise en scène froide comme une morgue provisoire de Rungis, sert une propagande sous forme de bulletins informatifs sans remise en cause possible. Fermez le ban!
Quotidiennement. Sans discontinuité.

D’ailleurs en parlant de « nuit », les jours sombrent s’abattent sur les soignantEs et les familles en deuil.

J’interprète donc le vocabulaire de Macron et de ses acolytes la tête en bas et les pieds en l’air!
C’ est-à-dire: disséquer le langage de Macron, de Philippe, de Véran, de Salomon, de Ndiaye, de Castaner et de Lallement, et d’en INVERSER STRICTEMENT le sens.

Ceci aide à mettre au jour la signification de notre sacrifice depuis 1 mois, non pas celui que le Jupiter national met en œuvre, mais que le Monctezuma national nous inflige.

Certes, les sacrifiéEs sont toujours les mêmes ou presque: les « sans-rien. »

Les rituels sacrificiels de la Macronie ne font que commencer.

Premier indice primordial:

  • pour privatiser le service public hospitalier, lui qui fut jusqu’à présent si combatif, il faut avant tout qu’il soit exsangue. Plus la proie est faible, moins elle résiste.

L’objectif de Macron est sous nos yeux.

Sous la conduite de ce Monctezuma national, et du cercle technocratique qui l’entoure, ils imposent l’attrition, puis vont exploiter les faiblesses induites sous l’effet dévastateur de la pandémie du Covid-19, une fois passée.

Il leur reste un dernier tour de poker menteur à nous jouer pour finir la vente aux enchères:
démembrer un des biens communs intrinsèques de la communauté nationale, le service public hospitalier et son corolaire la Sécurité sociale, rendus exsangues après le choc de l’urgence pour soigner et endiguer la pathologie. Affaiblis dans leur capacité de résistance face au dépeçage par la privatisation de charognards  » premiers de cordée ». L’hallali peut commencer.

N’est-ce pas là l’ultime trophée du « nouveau monde »?

Fabrice, militant séropo