Ce contenu a 14 ans. Merci de lire cette page en gardant son âge et son contexte en tête.

Seules les femmes décident si elles veulent ou ne veulent pas avoir d’enfant. Il n’y a besoin d’aucune autorisation (maritale, parentale, d’unE médecin).

Contraception

Seul le préservatif (masculin et féminin), utilisé avec du gel à base d’eau, est une méthode contraceptive qui assure une protection contre le VIH et les IST.

Différentes méthodes contraceptives existent. La plupart sont prises en charge par la Sécurité Sociale à 65 % (la différence est assurée par certaines mutuelles) et à 100 % pour les bénéficiaires de la CMU complémentaire et l’AME. Les mineures (avec ou sans accord parental) et les non-assurées sociales (françaises ou non) peuvent obtenir gratuitement et anonymement une contraception dans un planning familial.

La méthode est choisie en fonction de plusieurs facteurs (mode de vie, âge, contre-indications, préférence personnelle, économique, etc.). Pour les contraceptifs hormonaux, des interactions existent avec certains antirétroviraux (antiprotéases IP et analogues non nucléosidiques INNTI). Le choix de la pilule doit être fait en relation avec les traitements suivis et différents marqueurs biologiques. Privilégiez les pilules œstroprogestatives. L’efficacité des pilules progestatives pures contenant du lévonorgestrel peut être diminuée en cas de prise simultanée d’efavirenz ou de névirapine.

Un autre moyen de contraception en dehors du préservatif est la stérilisation : vasectomie pour les hommes ou ligature des trompes pour les femmes. La stérilisation à visée contraceptive est autorisée en France depuis 2001.

Attention ! Les majeurs sous tutelles ont un statut particulier.

Contraception d’urgence

Suite à un rapport non ou mal protégé, vous pouvez avoir accès à des méthodes de contraception de rattrapage. La contraception hormonale d’urgence, dite « pilule du lendemain » doit être prise le plus tôt possible après le rapport, et au plus tard dans les 72 heures.

Attention ! N’oubliez pas l’existence du Traitement Post Exposition pour éviter une infection à VIH.

Interruption volontaire de grossesse (IVG)

En France l’IVG est autorisée jusqu’à 12 semaines de grossesse, c’est-à-dire 14 semaines depuis les dernières règles (Si vous dépassez ce délai, vous avez la possibilité de vous rendre dans un pays ou le délai est plus long, il n’y a alors pas de prise en charge par la Sécurité Sociale).

La séropositivité au VIH ne peut pas être un obstacle à son accès, ni modifier le choix de la méthode d’interruption. Deux méthodes existent :
– la technique instrumentale par aspiration
– la technique médicamenteuse. Elle est réservée aux femmes dont la grossesse est inférieure aux 5 semaines (7 semaines après les dernières règles).

Si vous apprenez que vous êtes enceinte et que vous voulez avorter, vous devez réagir rapidement. Prenez rendez-vous dans un établissement agréé ou avec unE médecin de votre choix (comme votre gynécologue). Après 7 jours de délai (ramenés à 2 jours en cas d’urgence), dit « de réflexion », obligatoire, vous aurez un deuxième rendez-vous au cours duquel sera fixé le rendez-vous pour l’IVG en elle-même.

Pour les mineures, une consultation sociale est prévue (obligatoire) pendant la semaine de réflexion (et au moins 48 heures avant l’IVG).

La Sécurité Sociale prend en charge 80 % des frais (la différence est assurée par certaines mutuelles) et 100 % pour les bénéficiaires de la CMU complémentaire et l’AME. Les mineures (avec ou sans accord parental) et les non-assurées sociales (françaises ou non) sont prises en charge à 100 %. Un système d’anonymisation de l’acte a été mis en place par les hôpitaux : ni l’acte ni le remboursement n’apparaissent sur le décompte de la Sécurité Sociale.

Adoption

Un dernier moyen est de mener la grossesse à terme et de confier le ou les enfants à l’Aide sociale à l’enfance.

Vous aurez un délai deux mois ou vous pourrez changer d’avis et récupérer le ou les enfants. Après ce délai des procèdures existent mais elles sont difficiles et sans garantie de résultat.

Il est possible d’accoucher sous X.

Renseignez-vous auprès des services concernés de la maternité qui vous suit ou des associations spécialisées (Planning familial notamment).