sida : le risque zéro de Lionel Jospin

La santé publique, Lionel Jospin s'en fout. En nommant, en 1998, Dominique Gillot, une personne de bonne volonté manifestement peu préparée, au poste de secrétaire d'Etat à la Santé, il a donné un premier indice de sa désinvolture. En refusant d'entendre par la suite ceux qui pointaient, mois après mois, la faiblesse préoccupante de la nouvelle [...]

Par |2000-12-13T00:00:00+01:00mercredi 13 décembre 2000|Catégories : Non classé|Mots-clés : , , |

vigilance

au préalable Avant d'entrer dans un essai, il est important de bien réfléchir. N'hésitez pas à poser toutes vos questions à votre médecin, ou à l'investigateur, ne laissez subsister aucun doute, votre décision n'en sera que mieux éclairée. Quelques points notamment doivent être éclaircis,avant d'accepter ou de refuser l'entrée dans un essai. - L'essai prévoit-il des [...]

Par |2023-11-24T16:18:06+01:00samedi 2 décembre 2000|Catégories : Archives|

repères

essais, les lieux Nous avons indiqué pour chaque essai les coordonnées de l'investigateur principal. La liste des différents centres qui recrutent à Paris comme en province peut vous être communiquée par téléphone au 01 49 29 44 75, le jeudi de 14h00 à 19h00. réfléchir La loi oblige les investigateurs des essais à fournir aux patients [...]

Par |2023-11-24T16:18:05+01:00samedi 2 décembre 2000|Catégories : Archives|

Bout de gras, de muscle et d’os

Pendant la dernière conférence internationale sur le sida, à Durban, en juillet 2000, les militants d'Act Up placardaient une affiche exigeant des firmes pharmaceutiques de nouveaux traitements, moins toxiques. Si les séropos du Nord se sont précipités pour en emmener un exemplaire, en revanche les réactions hostiles des cliniciens ont fusé : “ il ne faut pas décourager les gens de prendre des traitements ! ”. À nouveau, les médecins sont en porte-à-faux avec les malades.
À cela rien d'étonnant si l'on considère les relations (d'argent) qui les lient souvent étroitement aux laboratoires. Entre l'industrie pharmaceutique et les séropos, les médecins ont cette fois encore choisi leur camp. Alors que les bénéfices immunologiques des traitements sont en régression et que les affections graves liées aux effets secondaires se multiplient, il est difficile d'observer leur attitude sans être en colère. En écho aux firmes pharmaceutiques qui se font les hérauts d'une nouvelle ère du sida chronique, du sida tranquille, sans problème, les médecins intègrent et répercutent le discours qui érige la trithérapie en panacée.
En 1984, un malade nouvellement diagnostiqué mourait du sida dans les 6 mois. Depuis, la plupart des séropos ont “ bénéficié ” d'une “ chronicisation ” de leur infection. Dans le même temps et notamment ces quatre dernières années, le terme de chronicité est martelé comme pour effacer la réalité de l'épidémie et le vécu des séropositifs. Cette propagande béate “ sous la trithérapie, la plage ” est assez puissante pour que des séropositifs sous traitement dénient eux-mêmes la maladie, sous l'œil bienveillant des laboratoires et des journalistes à leur botte qui nous vendent “ la baise sans kpote ” comme le dernier des combats libertaires.

Par |2023-11-24T16:18:06+01:00vendredi 1 décembre 2000|Catégories : Archives|Mots-clés : , |

What’s new ?

Quand Act Up-Paris a lancé sa campagne “Guerre aux labos” il y a un an, certaines compagnies pharmaceutiques sont tombées des nues. Pourquoi tant de haine ? Les raisons sont nombreuses, mais en voici au moins une : l'industrie diffère l'accès à de nouveaux traitements, vitaux pour une partie des malades en échappement thérapeutique. Malgré ses velléités de séduction des associations de malades (prépondérance du marketing, etc.), l'obsession de réduire l'accès pré-AMM à ses produits l'emporte, et les malades sont finalement perdants.

Révision du guide barème

Le Guide Barème est un outil d'aide à la décision pour les COTOREP quant à la fixation du taux de handicap ; de ce taux dépendent des prestations comme la carte d'invalidité ou l'Allocation Adulte Handicapé (AAH). Fixé par décret en 1993, il est aujourd'hui inadapté à des nombreuses situations de handicap, notamment à celles des personnes atteintes par le VIH. Ainsi, les contraintes liées aux traitements, la fatigue, les effets secondaires en sont absents, et seulement très rapidement évoqués par certaines circulaires n'ayant que peu de valeur auprès des COTOREP. Seul le stade sida est mentionné dans le texte actuel. Il ouvre droit à un taux de handicap de 80 % que les administrations, dans leurs pratiques, remettent de plus en plus systématiquement en cause.

Par |2023-11-24T16:18:06+01:00vendredi 1 décembre 2000|Catégories : Archives|Mots-clés : , , , , |

CMU et effets de seuil

Depuis la rédaction du projet de loi, il y a deux ans, la Couverture Maladie Universelle prête le flanc à toutes nos critiques. Comment se satisfaire, en effet, d'un dispositif qui, censé offrir une couverture maladie aux plus démunis, exclut les sans-papiers, limite le remboursement des soins coûteux - inaccessibles aux plus pauvres - et se tourne résolument vers les groupes d'assurances dont nous connaissons les pratiques discriminatoires à l'égard des malades. A l'origine de bon nombre des effets les plus pervers de la mise en place de la CMU se tient la fixation du plafond de ressources.

Par |2023-11-24T16:18:06+01:00vendredi 1 décembre 2000|Catégories : Archives|Mots-clés : , |

2cc de vie en moins

Le 24 février 2000, la Direction générale de la santé (DGS) envoyait à tous les responsables de Programme d'Echanges de Seringues (P.E.S.) une note concernant les “ conséquences pour les usagers de drogues par voie intraveineuse (UDVI) de la suppression des seringues graduées à 40 unités à compter du 30 mars 2000 ”.

Par |2023-11-24T16:18:06+01:00vendredi 1 décembre 2000|Catégories : Archives|Mots-clés : , , , , |

loi du 31 décembre 1970 : 30 ans de trop

Il suffit de parcourir la presse pour le voir : en Europe au moins, le tout répressif a fait long feu en matière de drogues. Si les Américains découvrent à peine le principe de l'injonction thérapeutique (le 7 novembre dernier, les Californiens approuvaient par référendum une proposition obligeant à traiter médicalement les personnes “ coupables de consommation ou de possession de drogue ”, plutôt que les envoyer en prison), les Hollandais et les Suisses connaissent déjà des formes d'expérimentation de la légalisation. De fait, les Pays-Bas n'autorisent pas seulement l'usage du cannabis, ils tolèrent et encadrent aussi sa distribution au détail - même si la dépénalisation de fait du commerce de gros n'est pas encore exactement acquise. La Suisse de son côté s'apprête à entériner légalement des pratiques de consommation et de production de cannabis largement répandues (elle est le 1er producteur de chanvre en Europe, avec 200 tonnes par an vendues dans près de 200 boutiques) ; la dépénalisation du cannabis devrait y être votée au printemps 2001, et le gouvernement fédéral envisage ensuite de s'attaquer à celle de la consommation des drogues dites “ dures ”.

Par |2023-11-24T16:18:06+01:00vendredi 1 décembre 2000|Catégories : Archives|Mots-clés : , |
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