À propos de Act Up-Paris

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02 07, 1999

Non au fichage nominatif des malades du sida

Par |2023-11-24T16:18:24+01:00vendredi 2 juillet 1999|Catégories : Archives|Mots-clés : , |

Profitant des revendications des associations de lutte contre le sida pour que les études épidémiologiques s'étendent à toute personne contaminée par le VIH, le gouvernement vient de modifier le dispositif de déclaration obligatoire de l'infection à VIH mis en place en 1988 et cadré par la C.N.I.L.

01 07, 1999

Mieux que le Norvir® Abbott nous fait vomir.

Par |2023-11-24T16:18:24+01:00jeudi 1 juillet 1999|Catégories : Archives|Mots-clés : , , |

Le 15 juillet, une quinzaine de militants d'Act Up-Paris ont investi le siège des laboratoires Abbott à Rungis pour protester contre le retard de l'arrivée des gélules de Norvir®.

01 07, 1999

Kouchner mentait

Par |2023-11-24T16:18:24+01:00jeudi 1 juillet 1999|Catégories : Archives|Mots-clés : , , , , , , , , |

Pendant deux ans, Bernard Kouchner aura servi de caution humanitaire et progressiste à un gouvernement trop « pragmatique » pour écouter les malades. En promettant beaucoup, il entretenait l'illusion que Lionel Jospin, Martine Aubry ou Dominique Strauss-Kahn se souciaient des questions de santé publique ; en ne faisant rien, il révélait son impuissance et les véritables priorités du gouvernement : les impératifs budgétaires. Ce rôle d'alibi, Bernard Kouchner l'a joué avec trop d'enthousiasme pour que l'on puisse vraiment lui pardonner.

01 07, 1999

Le bannissement intérieur

Par |2023-11-24T16:18:24+01:00jeudi 1 juillet 1999|Catégories : Archives|Mots-clés : , , |

Aujourd'hui, en France, des séropositifs étrangers sont totalement privés de droits. Cela s'appelle « l'assignation à résidence ». C'est un aménagement à la double peine, présenté comme une mesure de clémence, qui frappe d'expulsion les justiciables étrangers à l'issue de leur condamnation. Condamnation qui peut leur avoir été infligée suite à un refus d'embarquement lors d'une expulsion, ou dans un cadre pénal, pour infraction à la législation sur les stupéfiants, par exemple. Inexpulsables du fait de leur pathologie, ces ex-détenus malades étrangers sont sous le coup d'interdictions du territoire pouvant aller jusqu'à dix ans, prononcées par les cours de justice qui les ont jugés, et sont alors, suivant l'article 28 de l'Ordonnance de 1945, assignés à résidence. Il est alors interdit au malade de sortir d'une circonscription administrative donnée, une ville, un département ou une région. Celui-ci est tenu de pointer régulièrement auprès de la police ou de la gendarmerie, sous peine de retourner en prison. Seule une autorisation exceptionnelle du ministre de l'Intérieur ou du préfet peut lui permettre de sortir de ce territoire. Impossible de choisir son médecin, son service hospitalier ou une association de soutien en dehors de ces limites. Impossible de rendre visite à des proches, d'accompagner ses enfants à l'école ou de consulter un avocat si l'on doit pour cela franchir les limites de l'assignation. Un simple contrôle dans le métro peut ramener le malade en prison.

01 07, 1999

Epidémiologie : l’anonymat nominatif

Par |2023-11-24T16:18:24+01:00jeudi 1 juillet 1999|Catégories : Archives|Mots-clés : , , |

Act Up-Paris, comme d'autres associations de lutte contre le sida, demande depuis longtemps que l'épidémiologie cesse d'être l'outil de propagande d'un Etat pressé de faire passer l'épidémie pour maîtrisée. Entre autres urgences, pour permettre l'élargissement et l'affinement du champ d'observation de l'infection à VIH, l'intégration des personnes séropositives dans les données épidémiologiques s'impose - ne serait-ce que pour rendre définitivement clair que le recul relatif du nombre de décès ne peut être confondu avec la fin de l'épidémie.

01 07, 1999

Du revenu pour les détenus !

Par |2023-11-24T16:18:24+01:00jeudi 1 juillet 1999|Catégories : Archives|Mots-clés : , , , |

A l'initiative d'AC!, Act Up-Paris, Aides, du GENEPI (Groupement Etudiant National d'Enseignement aux Personnes Incarcérées), du GMP (Groupement Multiprofessionnel des Prisons), de l'OIP (Observatoire International des Prisons) a été lancée une plateforme revendiquant des minima sociaux pour les détenus (Action n°57, nov. 1998). En effet, en prison, plus de 60% des détenus vivent en-dessous du seuil de pauvrété carcéral et n'ont aucune possibilité de subvenir à des besoins élémentaires (achat de produits d'hygiène, de denrées alimentaires), d'aider leurs proches (loyers, emprunts). Confinés dans un univers social désastreux, ils n'ont aucune possibilité d'envisager par avance une quelconque réinsertion à leur libération.

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