Des sanctions contre Pharmacia & Upjohn

Une fois de plus, Pharmacia & Upjohn donne la preuve de son mépris envers les malades, comme de son manque de professionnalisme. Depuis plus d'un mois, la Rifabutine® n'est plus fabriquée. Le marché mondial n'est plus approvisionné et les pharmacies françaises - officines de ville ou pharmacies des hôpitaux - sont en rupture de stock ou menacent de l'être.

Edito

Août 1999. Elle s'appelle Dominique Gillot. Elle est Secrétaire d'Etat à la Santé. Elle comprend la douleur des personnes séropositives. Elle est « choquée » que des malades en échappement n'aient pas accès à des nouveaux traitements. Elle prétend lors de son arrivée porter le FSTI avec « toute sa détermination et sa sensibilité ». Elle [...]

Par |2023-11-24T08:26:13+01:00mercredi 1 mars 2000|Catégories : Act Up-Paris|Mots-clés : , , |

Caisses d’Allocations Familliales

Lors du calcul des ressources pour une demande d'allocation - notamment de l'Allocation Adulte Handicapé (AAH), voir Action n°64 - nous sommes sans cesse renvoyés aux dysfonctionnements des Caisses d'Allocations Familiales. Les ressources des demandeurs conditionnent le montant de l'allocation, et sont calculées sur l'année civile précédente. Sont ainsi pris en compte des revenus que la personne ne touche éventuellement plus, et qui diminuent d'autant le montant de l'allocation. Pour compenser ce mode de calcul, des règles de neutralisation des ressources existent, mais elles sont en permanence bafouées par les CAF. Ainsi, de nombreux séropositifs se retrouvent avec une AAH à taux partiel, dont le montant atteint souvent moins de la moitié du RMI, alors qu'ils auraient droit à la totalité de l'allocation. Il devenait urgent de poser le problème aux responsables de la Caisse Nationale d'Allocations Familiales.

Par |2023-11-24T16:18:16+01:00mercredi 1 mars 2000|Catégories : Archives|Mots-clés : , , , |

La prise en charge thérapeutique au Bénin

Le Bénin, démocratie et bon élève du FMI, attire tous les bailleurs de fonds. Agences de l'ONU, coopérations bilatérales et multilatérales : ils sont tous là. De prime abord, l'impression est plutôt positive. Leur coordination au sein du groupe thématique dirigé par ONUSIDA est exceptionnelle. L'information circule, les réunions font salle comble. Fait notable, la prise en charge thérapeutique constitue un axe de travail prioritaire ! Nous avons, cependant, toutes les raisons de douter de la volonté réelle des bailleurs de fonds qui tarde à se concrétiser, sans preuves tangibles d'engagements financiers.

Par |2023-11-24T16:18:16+01:00mercredi 1 mars 2000|Catégories : Archives|Mots-clés : , , , |

Nos corps / leurs discours

Il ferait presque bon être employé par l'Administration Pénitentiaire : dans des locaux bien placés - à deux pas des bars du Marais - et discrets - rien n'indique sur ce bâtiment anonyme que c'est d'ici que sont contrôlées la totalité des prisons françaises. On y travaille à son rythme, sans trop de contraintes. Mais selon Martine Viallet, Directrice de l'Administration Pénitentiaire, on y travaille pourtant : sur les alternatives à l'incarcération pour les petites peines, sur l'axe « continuité des soins », sur le renforcement de la formation des médecins des UCSA - les Unités de Consultation et de Soins Ambulatoires, qui ont remplacé les infirmeries dans les établissements carcéraux. Martine Viallet se dit même favorable aux minima sociaux, tant pour des raisons « humaines » (comprendre, dans un élan lyrique, la dignité des détenus) que purement « cyniques » - les aides aux démunis assumées par l'Administration Pénitentiaire seraient ainsi remplacées par des prestations sociales financées par les Affaires Sociales. Elle reconnaît que « la prison est un lieu de promiscuité où il existe des rapports de force ». Martine Viallet est vraiment une bonne copine. Pour les détenus, elle fait de son mieux. Elle est, pourtant, incapable de nous fournir le moindre calendrier d'exécution de ces réformes. Serions-nous trop pressés ?

L’industrie pharmaceutique nous donnerait des leçons de santé publique ?

La peur du ridicule ne fait décidément pas reculer Harvey Bale, directeur du syndicat mondial de l'industrie pharmaceutique (IFPMA), et à ce titre, responsable de la défense des intérêts de l'un des plus puissants lobbies mondiaux. Il serait même prêt à nous en apprendre, nous, « ignorant de la complexité de l'accès à soins », bêtement convaincus que le prix des traitements et l'usage abusif de la propriété intellectuelle sur les médicaments est une entrave à l'accès aux antirétroviraux dans le Sud.

Par |2023-11-24T16:18:16+01:00mercredi 1 mars 2000|Catégories : Archives|Mots-clés : , , , |

Traitements préventifs en Afrique : un meeting de trop ?

Alors que les très polémiques essais “ Bactrim contre placebo ” menés en Afrique sont enfin terminés, et face au drame que constituent les infections opportunistes pour les séropositifs africains, la « consultation internationale » de Hararé sera un test : l'ONUSIDA est-elle prête à impulser la mise à disposition massive de traitements préventifs à l'échelle du continent ? Va-t-elle, au contraire, se cacher derrière les scientifiques pour exiger, une fois de plus, un supplément d'enquête et refuser de jouer son rôle ?

Par |2023-11-24T16:18:16+01:00mercredi 1 mars 2000|Catégories : Archives|Mots-clés : , , |

Lait en poudre et poudre aux yeux

A première vue, ce qu'a financé le Fond de Solidarité Thérapeutique International (FSTI) en Côte d'Ivoire ne mérite guère qu'on s'y attarde : ce qui devait être le fer de lance de l'accès aux antirétroviraux en Afrique ressemble plus à un programme d'accès au lait en poudre - pour éviter aux mères infectées de transmettre le virus à leur enfant en l'allaitant au sein - connaissant de fréquentes ruptures de stock de biberons. Politisation à outrance, bluff, précipitation : telles sont, en trois mots, les raisons de l'atterrissage manqué du FSTI à Abidjan. On a fait vite, court, et avec les moyens du bord. Le résultat est une de projet « à la française » : isolé du terrain, sans connexion avec le système de santé local. Un résultat qui n'a que peu à voir manifestement avec un programme d'accès aux soins, encore moins aux traitements !

les effets secondaires des traitements VIH

Effets dus à l'intolérance aux traitements Les effets secondaires dus aux antirétroviraux correspondent à des intolérances aux traitements. Les plus fréquents sont les maux de tête, les nausées et vomissements, la fatigue, la perte d'appétit, les accès de fièvre, les picotements ou brûlures aux mains et aux pieds, les diarrhées et les problèmes de peaux. Certains [...]

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