
- Informer sur l’ensemble des sujets liés à l’épidémie, par des réunions publiques d’informations (RéPI)
- Mobiliser sur la prévention, en diffusant le périodique trimestriel Réactup et par des interventions de terrain
- Distribuer du matériel de prévention
- Soutenir et accompagner les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) dans leurs démarches par l’action de notre permanence Droits Sociaux
- Dénoncer et rendre visibles les obstacles à la prévention, à l’accès aux soins et aux droits pour touTEs, qu’il s’agisse de barrières institutionnelles, sociales ou industrielles
- Plaider pour et exiger des évolutions concrètes auprès de tous les acteurs ayant un rôle dans la lutte contre l’épidémie
Double peine : aujourd’hui, un malade du sida risque sa vie à la 25ème chambre
Ali B. est tunisien, malade du sida, et frappé d'une "double peine" : comme de nombreux étrangers condamnés par la justice française, sa peine de prison a été doublée d'une mesure d'éloignement du territoire.
PaCS : Nous n’avons pas le temps d’attendre
Si l'on en croit Le Monde daté du samedi 14 novembre, le gouvernement "envisagerait de n'obtenir le vote définitif du PaCS que dans le dernier trimestre de 1999."
Le comité d’éthique et le consentement éclairé
Dans les actualités du numéro 22, nous évoquions le rapport que le Comité d'Ethique devait rendre au Ministère de la [...]
Les droits des patients (II)
Il est facile de consigner, dans le Livret d'Accueil, les horaires de l'Assistante Sociale et d'attendre que le patient se présente. C'est un bilan social complet qui doit être proposé au malade qui le désire, pas un encart d'heures d'ouvertures comme pour le kiosque à journaux
Édito
Le numéro 22 d'Action = Vie a été l'occasion de rappeler qu'il existe une Charte «imposant» aux établissements de santé [...]
L’AAH devient un luxe
Les COTOREP et les CAF semblent parfaitement s'accorder pour considérer que les malades du sida n'ont plus besoin de l'A.A.H. [...]
Le rapport Boulard
Peu de gens ont entendu parler de ce rapport et la presse ne l'a évoqué que rapidement. Complexe et aux [...]
les minima sociaux même en prison
Tout le monde le sait : ce sont surtout les pauvres que l'on met en prison. Ce que l'on sait moins, en revanche, c'est que l'univers carcéral accentue la précarité de ses " hôtes ", et produit son indigence propre. Aujourd'hui, faute de revenus, 60% des détenus vivent en France en dessous du seuil de pauvreté carcéral ; ceux qui travaillent ne perçoivent qu'un salaire dérisoire ; la plupart sont contraints à l'inactivité ; beaucoup sont exclus des prestations sociales courantes et tributaires d'aides extérieures extrêmement inégales. Cette précarité propre aux prisons achève de rendre la vie carcérale dégradante, injuste et dangereuse : elle menace la santé et l'intégrité physique des détenus ; elle fragilise leur famille et leurs proches ; elle crée et renforce des injustices judiciaires et sociales.
Invitation à la conférence de presse : » Les minima sociaux, même en prison «
Depuis le début du mois de septembre 1988, AC!, Act Up-Paris, AIDES, le Génépi, le Groupe Multiprofessionel des Prisons et l'Observatoire International des Prisons se sont réunis pour former une plate-forme commune.
Les laboratoires Schering-Plough sacrifient les malades à leur logique commerciale
Aujourd'hui 6 novembre, 40 militants d'Act Up-Paris se sont rendus à l'usine de Hérouville Saint Clair (banlieue nord de Caen) et bloquent depuis 7 h du matin, toute la production ainsi que l'accès à l'unité de fabrication des médicaments du laboratoire.
Act Up-Paris s’engage dans l’Observatoire du PaCS
Un encart dans Libération du 3 novembre annonce la création de l'Observatoire du PaCS.
Cancer du col de l’utérus
Les séropositives se trouvent sans cesse confrontées au manque d'information sur leurs maladies. C'est pourquoi, nous avons décidé de traduire les 'fact sheets' produites par le Gay Men Health Crisis (NY). Au nombre de seize, elles traitent différents sujets : inhibiteurs de protéase, maladies et bouleversements récurrents chez les femmes séropositives (herpès, cancer du col de l'utérus, CMV, hépatite A, lymphome, tuberculose, toxoplasmose, etc.). Ces fiches d'information seront publiées au fur et à mesure dans les numéros d'Action et sont disponibles au local d'Act Up-Paris. Voici la première parution.
Feed-back OUGANDA
L'Ouganda, l'un des quatre pays dans lesquels l'ONUSIDA met en place ses programmes pilotes d'accès aux traitements. Une prévalence qui avoisine maintenant les 10%. Au total près de 1 million de personnes atteintes et déjà plus de 2 millions de morts. Que signifie l'arrivée d'une initiative de ce type dans ce pays ? Quelles conséquences cela peut avoir ; conséquences positives qu'il faut amplifier, conséquences négatives qu'ils faut identifier et dénoncer. Nous nous y sommes rendus pour être à même de le comprendre.
Plaisir des drogues
Alors que Lionel Jospin s'était engagé à ouvrir un débat public sur la politique des drogues, la MILDT (Mission interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie) organise clandestinement en décembre 1997, un séminaire interministériel sur le plaisir des drogues. Une réunion tenue dans le secret et l'embarras, à l'ombre des institutions, loin de la réalité des usagers de drogues, laissés à l'écart comme il se doit en ces occasions exceptionnelles. On peut se demander quand ce type de réflexions, principale clef du débat, sera intégré officiellement et concrètement dans l'approche de la "toxicomanie", ouvrant alors sur l'indispensable évolution législative de la politique des drogues.
Schering Plough profite à mort
Depuis 1996, Schering Plough prospère en France grâce au marché que lui offre la prohibition des drogues : 150 000 à 200 000 usagers de drogues par voie intraveineuse constituent le réservoir d'utilisateurs potentiels de ses produits. 30% d'entre eux ont été contaminés par le VIH, et 70% par le virus de l'hépatite C, à la faveur de la précarité imposée par la clandestinité. Près de 60 000 d'autre part sont sous traitement de substitution, très souvent contraints de recourir à ces programmes pour échapper à l'insécurité d'un marché clandestin et aux prix exorbitants des produits qui y circulent. Véritable manne que ce marché captif pour un laboratoire qui développe sa stratégie commerciale dans le cynisme et le plus pur mépris de la santé de ses clients.
VIH + VHC cohabitation délicate
L'infection par le virus de l'hépatite C touche de 10 à 20% des malades contaminés par le sida. Ce taux élevé s'explique par la similitude des modes de transmission : transfusions (avant 1991), actes invasifs chirurgicaux, toxicomanie par voie intraveineuse. La transmission par voie sexuelle reste, elle, modérée pour le seul VHC, même si une vigilance extrême doit demeurer en cas de lésions utérines, de pénétrations anales, et durant les menstruations. Avant l'avènement des trithérapies, le problème de la co-infection restait dans l'ombre, la fulgurance et la mortalité du sida laissant inexistante la prise en compte des problèmes hépatiques. Depuis la baisse de mortalité due au VIH, les problèmes liés à l'hépatite C chez les séropositifs VIH émergent. Les spécificités de l'infection VHC chez ces patients restent encore peu connues, mais il semblerait que le VHC puisse se montrer plus agressif en cas de co-infection.