À propos de Act Up-Paris

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01 12, 2008

Réagir à une tendance mondiale qui viole les droits humains et nuit à la santé publique

Par |2023-11-24T16:14:32+01:00lundi 1 décembre 2008|Catégories : Archives|Mots-clés : , , , |

Criminalisation dans le monde et discriminations des personnes séropositives Il y a 33 millions de personnes séropositives dans le monde. La transmission du VIH est un processus en chaîne : faudrait-il mettre ces 33 millions de personnes en prison, pour que l'épidémie s'arrête ? Non, cela ne servirait à rien car la plupart des contaminations ont lieu alors même que les personnes ne sont pas encore dépistées.
Alors, pourquoi, dans de nombreux pays, des lois criminalisant la transmission sexuelle du VIH sont-elles en train de naître, des procès en train de se tenir, des personnes séropositives condamnées à des peines de prison pour avoir transmis le VIH ?
Il y a 20 ans, des lois ont été conçues pour protéger les personnes vivant avec le VIH. À présent, un peu partout dans le monde, ces lois ont été transformées et adaptées. Avec chaque fois la même conséquence : elles bafouent les droits humains fondamentaux des personnes séropositives et sont contre-productives en termes de santé publique.

01 12, 2008

Les actions en justice ne feront pas reculer le sida

Par |2023-11-24T16:14:32+01:00lundi 1 décembre 2008|Catégories : Archives|Mots-clés : , , , |

Retour sur les procès et la jurisprudence en France. En France, aucun texte de loi ne criminalise les séropositifVEs en cas de transmission du VIH. En 1991, lors de l'examen de la réforme des dispositions du code pénal, le Sénat avait adopté un amendement faisant de la transmission du virus du sida une infraction passible de trois ans de prison et d'une amende. Suite aux pressions associatives, cette disposition avait ensuite été supprimée par l'Assemblée nationale.
Pour autant, les procès se multiplient et celles et ceux qui s'estiment « victimes » d'une « transmission volontaire » du sida à la suite de rapports non protégés réclament la condamnation des présuméEs coupables de leur contamination. Si beaucoup de plaintes ont été déposées, peu sont allées à leur terme, notamment à cause de l'infraction sur laquelle elles se fondaient. La transmission du VIH par voie sexuelle est en effet difficilement qualifiable pénalement. À Act Up-Paris, nous sommes contre toute judiciarisation de la transmission sexuelle du VIH : nous ne pensons pas que le drame d'une contamination se règle devant la justice.

01 12, 2008

Responsabilité partagée : s’en donner les moyens, pas la remettre en cause

Par |2023-11-24T16:14:32+01:00lundi 1 décembre 2008|Catégories : Archives|Mots-clés : , , , |

Depuis le début de l’épidémie, les stratégies communes de lutte contre le sida consistent à informer massivement sur les modes de transmission du VIH, à promouvoir le préservatif, à inciter au dépistage et à affirmer la responsabilité individuelle de chacunE – quel que soit son statut sérologique - de se protéger. Ce dernier est principe essentiel, que l’on appelle la responsabilité partagée en cas de contamination. C'est ce fondamental que la pénalisation de la transmission sexuelle du VIH vient remettre frontalement en cause.
À Act Up-Paris, nous pensons que, pour éviter les contaminations, au lieu d’introduire la justice dans nos lits, de traîner les séropos devant les tribunaux puis de les jeter en prison, il faut se donner concrètement les moyens – à travers des campagnes de prévention plus précises et plus développées – de rendre tout le monde concerné par ce virus et donc à même d’adopter des comportements responsables.

01 12, 2008

sida : prévenir, ne pas punir

Par |2023-11-24T16:14:32+01:00lundi 1 décembre 2008|Catégories : Archives|Mots-clés : , , |

A l'occasion du 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida, Act Up-Paris lance une campagne contre la pénalisation de la transmission du VIH. - Une campagne d'affichage : « PRÉVENIR, NE PAS PUNIR » - Une manifestation : lundi 1er décembre - 18h30 - Bastille (les photos; la vidéo). - Une Réunion Publique d'Information (RéPI) : mercredi 17 décembre - 19h - Centre Wallonie-Bruxelles

22 11, 2008

Rassemblements contre une justice qui cautionne l’homophobie

Par |2023-11-24T16:14:32+01:00samedi 22 novembre 2008|Catégories : Archives|Mots-clés : , , |

Un homme ou une femme politique peut désormais déclarer en toute impunité que « l'homosexualité est inférieure à l'hétérosexualité ». C'est ce qu'a affirmé la Cour de cassation en annulant la condamnation du député Christian Vanneste pour injure homophobe . Les limites de la liberté d'expression n'auraient ainsi pas été franchies : tout au plus aurait-on [...]

21 11, 2008

La lutte contre le sida, première victime de la crise financière

Par |2023-11-24T16:14:33+01:00vendredi 21 novembre 2008|Catégories : Archives|Mots-clés : , |

Mardi 25 novembre 2008 à 11 heures, conférence de presse organisée par Act Up-Paris, AIDES, Coalition PLUS, Solidarité Sida, Sidaction et Oxfam, en amont de la Journée mondiale de lutte contre le sida (1er décembre). Cette conférence de presse se tiendra à l'Hôtel de ville de Paris, salle de réunion au sous-sol de l'auditorium, entrée par le 5 rue Lobau. Métro Hôtel de ville Attention : présentation d'une pièce d'identité obligatoire

13 11, 2008

La Cour de Cassation ouvre la porte à toutes les haines

Par |2023-11-24T16:14:33+01:00jeudi 13 novembre 2008|Catégories : Archives|Mots-clés : , , |

La Cour de Cassation a annulé la condamnation du député Christian Vanneste pour injure homophobe. La motivation des juges tient en quatre lignes lapidaires : « si les propos litigieux [...] ont pu heurter la sensibilité de certaines personnes homosexuelles, leur contenu ne dépasse pas les limites de la liberté d'expression. ».

12 11, 2008

Kouchner laisse l’Etat couper les traitements sida promis à l’Afrique

Par |2023-11-24T16:14:33+01:00mercredi 12 novembre 2008|Catégories : Archives|Mots-clés : , , |

Samedi 8 novembre 2008, durant le Conseil d'Administration du Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme, la France et les autres pays riches ont imposé diverses coupes sombres et plafonds [[La liste des coupes et plafonds que les pays riches viennent, pour la première fois dans l'histoire du Fonds mondial, d'imposer aux pays pauvres bénéficiaires du Fonds, est décrite en page 15 du relevé de décision du conseil d'administration du 8 novembre, disponible en ligne. Résumé des coupes et plafonds décidés à Delhi: a) Concernant les nouveaux projets, présentés par les pays pauvres au conseil d'administration des 7-8 novembre 2008 : une coupe de 10% pour les deux premières années (dites « phase 1 »), puis 25% pour les trois années suivantes (dites « phase 2 »). b) Concernant les projets en cours : les pays demandant un renouvellement de leur subvention se verront dorénavant appliquer un plafond de 40% d'augmentation budgétaire - ce qui revient à plafonner le nombre de malades qu'un pays peut demander au Fonds mondial de soigner. c) Suppression de l'appel à projet de mai 2009. Le Fonds mondial avait annoncé qu'il octroierait une salve de financements supplémentaire au printemps 2009, en plus de ses salves de l'automne 2008 et de l'automne 2009. Le CA des 7-8 novembre a annulé la salve annoncée pour le printemps 2009 - seule la salve d'automne 2009 est encore prévue. d) Correction : la France n'a pas poussé pour le refus pur et simple des pays dits « 2B » en jargon du Fonds mondial (parmi lesquels le Burkina Faso, le Congo et le Burundi), contrairement aux informations dont disposait PLUS au moment de la diffusion de son communiqué du jeudi 6 novembre. En revanche la France a bien poussé pour les coupes et plafonds adoptés par le Fonds le weekend dernier, et s'est même félicitée de leur adoption en séance plénière du conseil d'administration. Conséquences des coupes et plafonds décidés à Delhi: a) Conséquences des coupes : les coupes vont être faites sur des budgets analysés en détail et validés par le Comité Scientifique du Fonds mondial, chargé de vérifier la robustesse des projets sanitaires soumis au Fonds mondial pour financement. Le Comité Scientifique a vérifié que toutes les actions sanitaires listées dans le projet sont nécessaires, réalisables, et honnêtement budgétées. Couper 10% puis 25% dans ces activités, c'est donc nécessairement exclure des soins entre 10% et 25% des malades que le pays avait prévu de soigner. b) Conséquences des plafonds : 137 pays touchent déjà des subventions du Fonds mondial pour lutter contre les pandémies du sida, de la tuberculose et du paludisme. Ces subventions sont pour une durée de 5 ans, et le Fonds mondial entre dans sa 7ème année d'existence. Nombre de pays s'apprêtent donc à demander un renouvellement de leur subvention. Le Fonds mondial étant censé oeuvrer pour l'accès universel au traitement, jusqu'ici il encourageait les pays pauvres à tenter de soigner 100% de leurs malades. Or, en moyenne dans le monde seul un malade du sida sur trois a aujourd'hui accès au traitement VIH. Il faut donc tripler le nombre de malades soigner, soit une augmentation de 200%. En imposant un plafond d'augmentation budgétaire de 40%, le Fonds bafoue l'engagement des pays riches à atteindre l'accès universel au traitement VIH d'ici 2010 - engagement signé au sommet du G8 de juillet 2005, repris par toutes les Nations Unies à l'Assemblée Générale de septembre 2006. c) Choisir qui n'aura pas de traitement : en imposant ces coupes et ces plafonds, les pays riches mettent de fait les pays pauvres dans l'obligation de faire des choix - faire des choix entre ceux qui seront soignés, et ceux qui ne le seront pas. En Afrique, des millions de familles ont un parent ou les deux parents malades du sida, ainsi que un ou plusieurs enfants contaminés. Forcer les pays à choisir, c'est aussi forcer ces millions de familles à faire ce choix mortel. C'est inhumain.]] dans les budgets alloués aux pays pauvres pour lutter contre ces pandémies meurtrières.

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