Avec le Planning Familial
Aux côtés du Planning Familial, défendons le droit à l’information, à l’éducation, à la sexualité, pour toutes et pour tous.
Aux côtés du Planning Familial, défendons le droit à l’information, à l’éducation, à la sexualité, pour toutes et pour tous.
Le 1er décembre dernier, journée mondiale de lutte contre le sida, des militantEs d’Act Up-Paris ont déployé une banderole : « sida - ni coupables, ni victimes » sur les marches du palais de justice de Paris aux cris de « pas de juges dans nos lits ». Par cette action, nous protestions contre la multiplication des procès liés à la pénalisation de la transmission sexuelle du VIH. La lutte contre le sida n’a rien à gagner dans ces procès, aux conséquences catastrophiques en termes de santé publique.
Le programme de travail 2009 du Ministère de la Santé et des Solidarités pourrait bien susciter des motivations, voire même des candidatures spontanées parmi malades, handicapés et associatifs ! ». Nous participons au comité de suivi du « Plan national d’amélioration de la qualité de vie des personnes atteintes de maladie chroniques 2007-2011 » depuis plus d’un an, l’occasion en cette nouvelle année de faire le point.
25 ans après l’identification des premiers cas de sida, l’épidémie continue de progresser et touche de plus en plus les femmes dans le monde. En France, en 2005, les femmes représentaient 38 % des découvertes de séropositivité dont la moitié étaient originaires d’Afrique subsaharienne – il est à noter que 25 % d’entre elles sont contaminées par un sous-type[[Le VIH existe sous trois formes : M, O et N. La forme M se décline en 9 sous-types de A à K et 16 formes recombinantes.]] B particulier, sous-type majoritaire en Europe et en France et pratiquement inexistant en Afrique, elles seraient donc contaminées en France.
Rapport financier de l’exercice 2008 : du 1er janvier au 31 décembre 2008
Une déclaration pour la dépénalisation de l’homosexualité a été présentée le 18 décembre à l’ONU, à l’initiative, entre autres, de Rama Yade. Pour Act Up-Paris, cet engagement de la secrétaire d’état aux droits de l’homme - aussi louable soit-il - ne doit faire oublier l’inaction du gouvernement français en termes de droits humains, ni sa propre homophobie tandis qu’il s’oppose toujours à l’égalité des droits.
En 2004, pour la première fois, un tribunal français choisissait de pénaliser la transmission du VIH en condamnant une personne pour l’avoir transmis à son partenaire. Depuis, de plus en plus de personnes contaminées se tournent vers la justice, pour porter plainte contre leurs partenaires. Et les procès se multiplient. Les acteurs de la lutte contre le sida avaient pourtant immédiatement manifesté leur opposition à cette décision, lourde de conséquences pour les malades et le combat contre l’épidémie.
En octobre dernier un exploitant parisien signataire de la charte de responsabilité a mis à disposition son établissement, pour une soirée « TOTAL BAREBACK » (dédiée au sexe sans capote). La promotion de cette soirée s’est faite sur un site internet et au-delà puisque de nombreuses personnes de la communauté étaient informées sans pour autant avoir eu besoin de s’inscrire sur ce site bareback. Dans ce contexte, le collectif souhaite aujourd’hui rappeler à tout établissement qu’en étant signataire de la charte, il s’engage à respecter les consignes de prévention (mise en place des outils de prévention capote & gel, vidéos safe, point d’information…) et d’en assurer un suivi permanent. De cette application matérielle de la Charte, il semble évident pour les associations membres du collectif qu’il en découle également une dimension morale à laquelle adhère implicitement tout établissement signataire. Or, la mise en place de cette soirée nous montre que cela aura échappé à au moins un établissement… Cela, nous ne le tolérons pas, et à juste titre, car la communauté que nous voulons est une communauté responsable.
Jeudi dernier a été lancé un des premiers ateliers dits « santé sexualité barebackers » au sein des locaux de AIDES Paris. Se présentant comme « groupe d'échanges communautaire en auto support », ce type d'atelier s'adresse à un public gay ayant délibérément des rapports sexuels non protégés, et ce, de manière systématique ou occasionnelle. Qu'il y ait dans notre communauté des personnes qui refusent le préservatif, et qui en même temps souhaitent prendre soin d'elles et échanger sous forme d'atelier, après tout, dans ce format, cela pourrait se tenir. Mais que ces mêmes ateliers soient animés par un membre d'une grande association de lutte contre le sida telle que AIDES, et qu'ils soient organisés dans les locaux de la même association, cela nous inquiète et nous pose réellement question.
Ce midi, une militante d'Act Up-Paris a interpellé la ministre de la santé française, Roselyne Bachelot Narquin, lors de sa conférence de presse à la CISMA (Conférence Internationale sur le sida et les MST en Afrique), à Dakar. La ministre n'a pas pu répondre sur la stagnation de la contribution financière française au Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose, ni sur les manipulations de la France à l'égard de l'Aide Publique au Développement.