CYT 99 007
Essai de phase I, ouvert, prospectif, évaluant la sécurité d'injections d'Interleukine-7 (IL-7) en complément d'un traitement anti-rétroviral, et éventuellement son activité.
Essai de phase I, ouvert, prospectif, évaluant la sécurité d'injections d'Interleukine-7 (IL-7) en complément d'un traitement anti-rétroviral, et éventuellement son activité.
Essai clinique national, randomisé, sans insu sur les traitements, multicentrique, évaluant la tolérance et l'efficacité d'une simplification de traitement par lopinavir/ritonavir versus poursuite du traitement actuel chez des malades infectéEs par le VIH ayant une charge virale inférieure à 50 copies/ml depuis au moins 6 mois.
En moins de 10 jours, nous avons été contraints par deux fois de rappeler à l'Agence france presse (AFP) qu'elle n'a pas fait sérieusement le travail d'information auquel on pourrait s'attendre. Des militants bénévoles d'Act Up auront dû dépenser leur temps à corriger des erreurs diffusées par des journalistes professionnels qui, par incompétence, paresse ou goût du sensationnalisme, participent activement à la désinformation du public sur les questions liées au sida.
A l'occasion de la sortie du livre de l'actrice Charlotte Valandrey, Closer titrait sur son « courageux aveu ». Serait-on donc « coupable » de séropositivité ? Y a-t-il une honte à la cacher ? Sinon, pourquoi parler d' « aveu » ? Honte et déni se conjuguent pour faire reposer la protection de chacunE des partenaires sur la « confiance » et l' « aveu », ce qui du point de vue de la prévention est absurde : nombre de contaminations se font alors que les partenaires ignorent leur séropositivité.
Nous aimons le sexe, nous nous protégeons et protégeons nos partenaires du VIH et d'autres infections sexuellement transmissibles. La responsabilité ne s'oppose en rien à une sexualité épanouie, au contraire, un comportement safe la garantit.
Quand les contaminations toucheraient entre 30 et 45 % des trans', la catastrophe sanitaire est là. Nous devons nous mobiliser : la dernière Existrans' a montré que c'était possible. Les médecins et les institutions doivent prendre en compte les ravages de l'épidémie et agir : c'est loin d'être le cas.
La version définitive du programme triennal de lutte contre le VIH/sida et les IST (2005-2008) a été publiée en juin dernier. Si cette version tient compte des critiques des associations et admet la répression subie par les travailleurSEs du sexe, le ministère de la Santé refuse de mettre en cause la politique répressive de Nicolas Sarkozy.
Un dispositif exsangue, en mal de soutien politique, face à de nouveaux enjeux.
Depuis cet été, nous recevons des messages inquiétants qui nous signalent la fermeture de Centre de dépistage anonyme et gratuit (CDAG) de ville à compter du 1er janvier 2006 (à Toulouse, Bayonne, Nîmes, Boulogne-sur-Mer, dans le 92, etc.). Les subventions qu'accordaient jusqu'alors les conseils généraux à ces structures n'ont pas été renouvelées.
Les récentes condamnations[[Le 28 juin 2004 à Strasbourg, un homme séropositif à été condamné à 6 ans de prison ferme pour « administration volontaire d'une substance nuisible ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente ». Il lui était reproché d'avoir contaminé deux jeunes femmes lors de rapports sexuels non protégés. Il a aussi été condamné à indemniser ses ex-partenaires à hauteur de 230 000 euros chacune. Le 15 novembre 2005 à Cayenne, un homme séropositif à été condamnée à 7 ans de prison ferme pour le même motif et pour celui de « faux et usage de faux en écriture ». Il lui était reproché d'avoir contaminé six jeunes femmes lors de rapports sexuels non protégés. Il a aussi été condamné à indemniser deux de ses ex-parternaires à hauteur de 150 000 et 300 000 euros chacune.]] pour contaminations « volontaires » révèlent le grave déficit de la prévention en France. Aujourd'hui, des séropositifVEs se tournent vers la justice pour trouver une réponse au drame de leur contamination. Cette réponse ne fait que criminaliser les séropos et ignore le principe de responsabilité partagée.