Un soutien sans faille
Dimanche 1er juillet, la 8ème conférence internationale «Aids Impact» s'ouvre aujourd'hui à Marseille, capitale régionale de la deuxième région française la plus touchée par le VIH. Elle se déroule jusqu'au 4 juillet prochain.
Dimanche 1er juillet, la 8ème conférence internationale «Aids Impact» s'ouvre aujourd'hui à Marseille, capitale régionale de la deuxième région française la plus touchée par le VIH. Elle se déroule jusqu'au 4 juillet prochain.
Dès 1996, en cas de risque d'infection par le VIH, dans le cadre professionnel, un traitement prophylactique (AZT/zidovudine) était disponible pour les soignantEs afin d'éviter une contamination. Depuis 1998, et grâce au combat d'Act Up-Paris, l'accès à un traitement prophylactique est possible en cas de risque sexuel, ou d'exposition non-professionnelle.
Le préservatif demeure le seul moyen efficace de se protéger du sida. En cas de rapport non protégé, de rupture de préservatif, ou de toute autre prise de risque, on peut en France grâce à l'action des associations bénéficier d'un traitement Prophylactique post-exposition (TPE).
Pendant la campagne présidentielle, nous l'avons martelé : « Sarkozy président : nous n'y survivrons pas ». Élu pour 5 ans, et même si les législatives ont évité qu'un blanc-seing absolu ne lui soit accordé, le nouveau président dispose d'une majorité suffisamment confortable pour mettre en place le pire, à commencer par la nouvelle taxe sur les soins. Il nous faut maintenant survivre, et, au-delà de l'indispensable dénonciation, trouver le moyen de protéger et d'imposer de nouveaux droits des malades. Etat des lieux et de la marge de manoeuvre, étroite, dont nous disposons.
L'interview qui suit est celle de militantEs confrontéEs directement aux affaires judiciaires : Jérôme poursuivi personnellement pour diffamation suite à la diffusion d'un tract critiquant la psychiatre Colette Chiland (affaire jugée en première instance le 29 juin), et condamné personnellement dans le cadre de l'affaire Jacquin. Il a par ailleurs représenté l'association dans l'affaire des Editions Blanche. Il est militant à Act Up-Paris depuis octobre 1998. Rose est militante depuis juin 1993, elle a été condamnée à une amende de 600 e avec sursis pour « dégradation » après avoir participé à un zap contre l'Elysée ; elle a été condamnée pour le mariage symbolique à Notre-Dame (Affaire Jacquin) et dans le cadre du zap des Editions Blanche.
Le sida tue 10 000 personnes par jour. Chaque année, en France, il y a près de 10 000 nouvelles contaminations, et entre 3,6 et 6,6 millions dans le monde. La lutte contre le sida est liée à l'urgence, mais de nombreuses institutions ne sont pas adaptées à cette urgence. La lutte contre le sida est extrêmement fragile, menacée par des impératifs financiers, par l'ignorance et l'incurie de certainEs responsables, par la haine et l'exclusion dont sont victimes les malades et les minorités particulièrement exposées à la pandémie.
Le 26 avril dernier, nous participions à une journée d'action internationale contre Abbott, appelée par les réseaux de malades et d'activistes thaïs. Pour dénoncer la décision du laboratoire de priver la Thaïlande de ses innovations thérapeutiques (voir dernier numéro), nous avons organisé un netstrike : sur notre site, était mis à disposition un programme qui, une fois activé, sollicitait toutes les 30 secondes le site d'Abbott. Multipliée par des centaines, peut-être un millier d'activistes à travers le monde, cette action a pu saturer le site.
Le premier semestre 2007 aura été particulièrement chargé en affaires judiciaires. Toutes les plaintes, dont une remontait à 2003, ont fait l'objet d'audiences de plaidoieries, certaines de jugement, parfois de lourdes condamnations. Cerise sur le gâteau : alors que nous n'avions plus fait l'objet de plainte depuis plus d'un an et demi, le laboratoire Abbott nous poursuit au pénal. Cette actualité judiciaire est l'occasion d'une revue de détail des affaires, d'une mise au point sur la désobéissance civile, la responsabilité et l'engagement militant ainsi qu'une interview croisée de deux actupienNEs directement touchéEs par des condamnations.
Nous sommes des séropositifVEs, des malades, des activistes de la lutte contre le sida et à cette question nous répondons : non. Et puis d'autres questions se posent, simples et plus complexes. De ces interrogations est née cette rubrique, un espace pour parler de soi, de son rapport à la maladie, à la sexualité, aux traitements, à la prévention, au monde. Rencontre avec un de nos militantEs, Christophe.
Deux études américaines viennent de confirmer les résultats d'une étude française sur le rôle de la circoncision masculine dans la transmission vaginale du VIH lors de rapports hétérosexuels en Afrique. Dans le cadre de ces essais, la circoncision masculine diminue le risque de transmission du VIH de la femme séropositive vers l'homme séronégatif entre 50 et [...]