
- Informer sur l’ensemble des sujets liés à l’épidémie, par des réunions publiques d’informations (RéPI)
- Mobiliser sur la prévention, en diffusant le périodique trimestriel Réactup et par des interventions de terrain
- Distribuer du matériel de prévention
- Soutenir et accompagner les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) dans leurs démarches par l’action de notre permanence Droits Sociaux
- Dénoncer et rendre visibles les obstacles à la prévention, à l’accès aux soins et aux droits pour touTEs, qu’il s’agisse de barrières institutionnelles, sociales ou industrielles
- Plaider pour et exiger des évolutions concrètes auprès de tous les acteurs ayant un rôle dans la lutte contre l’épidémie
Entre la propriété intellectuelle et la vie, il va falloir choisir
À partir du 1er janvier 2005, une grave menace pèse sur les principaux fournisseurs d'antirétroviraux génériques : l'Inde, la Chine, le Brésil. En effet, à cette date, ces pays devront appliquer les accords de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) sur le respect des brevets aux produits pharmaceutiques. Principales victimes : les pays importateurs de ces copies à moindre coût, c'est-à-dire les pays les plus touchés par l'épidémie de sida.
Lutte mondiale contre le sida : la France ne tient pas ses promesses financières
70 % des promesses financières faites par la France il y a 3 ans, en matière de lutte mondiale contre le sida, ne sont pas tenues. Le déficit des versements internationaux s'élève à 365 millions de dollars. Alors que, l'année dernière, le sida a tué plus de 3 millions de personnes, et près de 25 millions en 20 ans, le non-versement des financements prévus bloque sur le terrain l'essentiel des tentatives visant à juguler l'épidémie.
La CPAM du Val-de-Marne se fout des séropos !
Au retour des vacances, une centaine de malades au moins ont eu la charmante surprise de recevoir un courrier de leur Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) les informant qu'elle ne pouvait « prendre en charge le traitement » qui leur avait été délivré. On sait que selon l'article R 5148 bis du Code de la Santé publique la délivrance de médicaments ne peut excéder une durée de quatre semaines. Toutefois, en pratique, de nombreuses pharmacies hospitalières délivrent deux mois de médicaments, notamment en période de vacances ou lors d'un voyage.
Déclaration obligatoire de séropositivité, l’inconséquence coupable de l’InVS !
Les gens de l'InVS sont peut-être des gens très biens... N'empêche qu'on commence à être ulcéréEs de voir combien le dispositif de déclaration obligatoire de séropositivité tarde à se mettre en place. Prévue dès 1998, ce n'est qu'en mars 2003 que la Déclaration obligatoire de séropositivité (DO VIH/sida) est entrée en application. Après avoir présenté un premier projet qui ne garantissait pas l'anonymat des personnes, l'InVS a tardé à mettre au point son dispositif de veille sanitaire. Après 5 années à l'aveugle sur l'épidémie de sida en France, le moins que l'on puisse dire c'est que la DO éprouve de sérieux retards au démarrage.
La sécurité des malades n’est pas à vendre
Depuis l'apparition des premiers antirétroviraux, Act Up-Paris favorise la mise à disposition des nouveaux traitements, répondant aux besoins des malades dont le virus devient résistant, ou présentant moins d'effets indésirables et plus de simplicité dans leur gestion quotidienne. Notre exigence n'a pas varié au cours du temps : nous nous battons pour obtenir la meilleure prise en charge des personnes atteintes, celle qui leur garantit la meilleure qualité de vie.
Réforme du système de remboursement : perspectives.
Nous, les malades du sida, sommes fréquemment confrontéEs à l'arrivée de marqueurs sanguins nouveaux qui déterminent plus finement l'évolution de notre pathologie et ses complications.
EtrangèrEs
Depuis décembre 2002, l'Aide médicale de l'État (AME) est la cible d'attaques répétées de la droite. Bientôt, le gouvernement prévoit de publier deux nouveaux décrets qui viendront parachever son travail de sape des droits fondamentaux. Depuis deux ans, nous ne cessons de dénoncer et de combattre cette application de la préférence nationale au système de santé.
Calculez vous-même combien vous coûte votre sida !
A partir du 1er janvier 2005, nous aurons à payer 1 euro pour chaque consultation ou acte médical. C'est une des mesures phares de l'UMP pour combler le «trou-de-la-Sécu» et précariser un peu plus les malades. Les responsables techniques du ministère planchent encore sur le mode de perception de cette gabelle sur la maladie. Une chose est sûre : la mesure va coûter plus cher qu'elle ne rapportera, ce qui nous garantit des hausses du forfait à très court terme.
Combien nous coûtera notre sida ?
1 euro par acte médical ou consultation : c'est la somme qu'il faudra payer pour combler le «trou-de-la-Sécu» et nous «responsabiliser» c'est le terme employé. Ci-dessous, dix séropositifs ou malades du sida d'Act Up ont fait le compte des consultations ou actes médicaux qu'ils ont fait durant l'année et qui avaient un lien avec le VIH. Cela donne une idée du prix de la responsabilité.
Le jeu de l’oie des droits des malades
Forfait à 1 euro, médecin référent, protocoles de soins pré-établis, participation des assureurs à la définition du panier de biens et de services, accès aux prestations pour handicapés : tu as du mal à voir quelles vont être les conséquences de la réforme de la Sécu et des COTOREP sur ta prise en charge. Qu'est-ce qui va changer ? Quelles sont les pratiques administratives arbitraires qui vont être renforcées ou systématisées ? Fidèle à sa devise, Information = Pouvoir, Act Up t'aide à te faire une idée, de façon ludique, avec ce jeu de l'oie.
Combien coûtent nos vies ?
Quatre séropositifs/malades du sida témoignent de leur situation : l'histoire de la maladie, la répercussion sur leur travail, leur vie quotidienne, les difficultés d'accès à des revenus suffisants, les problèmes de reconnaissance par leur médecin de tous les aspects de la pathologie, etc.
Edito
La réélection de Georges W. Bush est une catastrophe qui consterne les activistes du monde entier. L'administration républicaine est l'ennemi acharné des séropositifVEs et des malades du sida. Les financements américains dédiés à la lutte contre la pandémie servent à mettre en place des programmes de «prévention» fondés sur l'abstinence et la fidélité, dont on connaît l'inefficacité en termes de contrôle de l'épidémie. En outre, l'Administration Bush est inféodée aux intérêts de l'industrie pharmaceutique, qui finance en grande partie ses campagnes : d'où la politique des Etats-Unis en matière de propriété intellectuelle, ou leur volonté de bloquer toute possibilité d'échanges ou de production locale de médicaments génériques. Cette volonté se manifeste au cours des négociations sur les accords internationaux (comme avant le sommet de Cancun, en septembre 2003) ou dans les pressions qu'ils exercent par le biais d'accords bilatéraux encore plus contraignants pour le droit des génériques.
L’UMP méprise les malades
Les photos du picketing d'Act Up-Paris devant le siège de l'UMP le mercredi 1er décembre après-midi. Cette action s'inscrit dans le cadre de notre campagne «Combien coûtent nos vies ?».
Chirac : le premier responsable
Aujourd'hui, Act Up-Paris a zappé l'Elysée et interpellé Jacques Chirac. Une dizaine de militants d'Act Up ont couvert de faux sang la façade du bâtiment et scandé des slogans pour dénoncer le mélange d'inaction et d'hypocrisie du Président de la République face au sida à la veille du 1er décembre. Après un très long flottement des services de sécurité (d'après les observateurs de presse présents), les militants ont été interpellés et placés en garde-à-vue, ce qui est très rare pour ce type d'action. Mettre les malades en détention n'est pas une réponse.
Des médias irresponsables, un scientifique coupable
Le collectif TRT-5 dénoncent le scandaleux battage médiatique autour d'une recherche vaccinale contre le vih menée par Jean-Marie Andrieu, un cancérologue abonné aux controverses scientifiques.
La guerre aux femmes bat son plein
Près de 40 femmes prostituées ont été raflées dans les rues de Toulouse dans la nuit du 23 au 24 novembre 2004 par différents corps de police. Les conditions de vies des personnes prostituées ne cessent de s'aggraver depuis la loi de sécurité intérieure (loi Sarkozy) de mars 2003. Grisélidis, association toulousaine, lance une pétition pour obtenir l'arrêt de la répression contre les personnes prostituées et exiger l'abrogation immédiate de la pénalisation du racolage.