
- Informer sur l’ensemble des sujets liés à l’épidémie, par des réunions publiques d’informations (RéPI)
- Mobiliser sur la prévention, en diffusant le périodique trimestriel Réactup et par des interventions de terrain
- Distribuer du matériel de prévention
- Soutenir et accompagner les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) dans leurs démarches par l’action de notre permanence Droits Sociaux
- Dénoncer et rendre visibles les obstacles à la prévention, à l’accès aux soins et aux droits pour touTEs, qu’il s’agisse de barrières institutionnelles, sociales ou industrielles
- Plaider pour et exiger des évolutions concrètes auprès de tous les acteurs ayant un rôle dans la lutte contre l’épidémie
Loi HPST : choisir son camp
CertainEs voudraient nous faire croire que la fronde lancée par les médecins hospitaliers à l’égard du projet de loi Hôpital, Patients, Santé et Territoire (HPST) ne serait que l’expression d’un corporatisme médical. En tant que personnes vivant avec le VIH/sida, nous avons pourtant choisi de soutenir cette contestation.
sida is disco
Chaque mercredi une poignée de militantEs d’Act Up tient une pemanence des droits sociaux (PDS) et accueille les personnes embourbées dans des situations aberrantes. Cette rubrique a pour but de présenter un florilège de ces cas et des actions menées.
L’embauche
Malgrè les effets de la crise, il est possible aujourd’hui de trouver un emploi. La question de la séropositivité lié au travail peut se poser dès lors que l’on passe un entretien d’embauche. Que faut-il savoir ? Que dire ? Pourquoi ne pas dire ? Les séropositifVEs connaissent essentiellement deux types de difficulté dans le cadre de leur emploi : la discrimination en raison de leur état de santé et l’adaptation de leur poste à leur pathologie. Les progrès thérapeutiques permettent aux personnes séropositives de continuer à travailler et la plupart des emplois n’exposent pas le/la salariéE séropositifVE à un risque particulier. Si le Code du travail ne prévoit aucune législation particulière au sujet de l’infection par le VIH, il met en place un dispositif spécifique pour les travailleurSEs handicapéEs, dont peuvent bénéficier les personnes séropositives. La loi du 11 février 2005 sur le handicap et la loi du 31 mars 2006 pour l’égalité des chances ont largement remanié ce dispositif. L’infection au VIH doit donc être considérée au même titre que toute autre maladie. Le droit du travail garantit une protection à tous les travailleurSEs, notamment malades, et ce dès la signature d’un contrat de travail. Le dispositif contre les discriminations en raison de l’état de santé s’applique également aux discriminations en raison de l’orientation sexuelle.
Homosexuelles et sida
Contrairement aux hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes (en anglais MSM), la santé sexuelle et la transmission du VIH/sida chez les femmes qui ont des rapports sexuels avec des femmes (en anglais WSW) ont fait l’objet de très peu d’études.
Le bareback prosélyte fait son come back
En novembre 2008, Act Up-Paris a interpellé Aides sur l’organisation « d’ateliers bareback » dans ses locaux en demandant à l’association de clarifier sa position. Notre courrier aura pour le moins été efficace puisqu’il a forcé Aides à sortir de l’ambiguïté dans laquelle étaient organisés ces ateliers. Nous aurions donc pu nous satisfaire de cette clarification en comptant sur Aides pour que ces ateliers s’inscrivent dans une démarche de lutte contre le sida et de santé publique…
Réduction des risques
Ecoutons les pourfendeurs du «dogme de la capote». Ils prétendent s’adresser au pédé qui a abandonné la capote en lui envoyant un message préventif «individualisé», lequel tiendrait compte de ses pratiques. Qu’en est-il vraiment ?
Edito
Qui de nous deux aurait pu imaginer dans cette chambre d’hôpital, il y a trois ans, que nous nous retrouverions co-PrésidentEs ?
Joyandet, Kouchner, Woerth : à quoi servent-ils ?
Act Up-Paris a manifesté ce mercredi 1er avril devant Matignon pour dénoncer l'immobilisme meurtrier du gouvernement de François Fillon en matière de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme à travers le monde. Aux cris de "la France compte ses sous, l'Afrique compte ses morts", une dizaine de militantEs ont brandi des pancartes se demandant "à quoi servent-ils ?" à propos des ministres du gouvernement Fillon incapables d'arbitrer ce dossier et demandé un rendez-vous au cabinet du premier Ministre. Seule réponse : les militantEs ont été interpelléEs (puis relachéEs).
Alain Joyandet au Fonds mondial sida : pour y faire l’autruche ?
Ce mardi 31 mars, le ministre français de la coopération, Alain Joyandet, fera l'ouverture de la Conférence de Reconstitution du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme à Caceres, en Espagne. Au moment où la France et ses partenaires européens annoncent 75 milliards d'euros pour le Fonds Monétaire international (FMI), Act Up-Paris enjoint Alain Joyandet d'annoncer que la France va bel et bien augmenter sa contribution au Fonds Mondial dans les plus brefs délais pour contribuer à en résorber le trou financier. A défaut, les conséquences se chiffreraient en millions de morts au Sud.
Alerte en rétention : l’Etat expulse un étranger malade du sida
M. R., ressortissant russe, est au centre de rétention administrative (CRA) de Rennes-Saint-Jacques-de-la-Lande depuis le 21 mars 2009, sous le coup d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière (APRF) pris le 26 février 2009. M. R., sortant de la maison d'arrêt de Tours le 21 mars, a durant son séjour carcéral bénéficié d'examens médicaux mettant en évidence qu'il est atteint de deux pathologies lourdes, dont le VIH (virus d'immunodéficience humaine).
Quand l’évêque d’Orléans met des passoires sur les pénis
L'évêque d'Orléans affirme que le préservatif n'est pas fiable parce que le virus du sida est tout petit. Or, un préservatif n'est pas une passoire qu'on regrette d'avoir utilisée parce que ses trous étaient trop gros et ont laissé passé les grains de riz.
Sarkozy se bouge pour piller l’Afrique mais reste de marbre pour la soigner ?
Communiqué de presse interassociatif (AMO Congo ; Mieux vivre avec le sida, Niger ; Act Up-Paris ; AIDES ; Avocats pour la santé dans le monde ; Sidaction ; Solidarité Sida ; Solthis-France) : Vendredi 27 et samedi 28 mars 2009, M. Nicolas Sarkozy survolera l’Afrique. Il effectuera en effet en 48h des visites officielles en République démocratique du Congo (RDC), au Congo-Brazzaville puis au Niger. Nous, associations de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, au Congo, en République Démocratique du Congo, au Niger et en France, déplorons les thématiques de ces déplacements là où tant de promesses vitales restent à tenir : la France aurait-elle décidé de tourner le dos aux 25 millions de morts du sida ?
Die-in devant Notre-Dame : le pape complice du sida
Une trentaine de militantEs d'Act Up-Paris ont effectué ce dimanche 22 mars à 12h30 un die-in à la sortie de la messe à Notre-Dame de Paris pour symboliser les mortEs du sida directement imputables aux positions de l'église catholique à l'égard du préservatif. Notre-Dame a fermé rapidement ses portes : les fidèles n'ont pas eu à les enjamber. Un attroupement de jeunes catholiques intégristes en a profité pour déverser sa haine en criant « la capote c'est la mort, le pape n'a pas tort », « Act Up assassin », « Crevez-en vite du sida » et en lançant des oeufs et des sacs d'eau sur les militantEs étenduEs au sol.
Après 25 ans d’épidémie, l’église catholique plus que jamais à la pointe de la prévention
En préambule à sa visite au Cameroun, Benoît XVI n'a pas craint d'affirmer que la distribution de préservatifs n'était pas la solution au problème du sida et qu'au contraire, leur utilisation aggravait ce problème. Après la légitimation du négationnisme et du viol, l'église catholique confirme qu'elle va décidément à l'encontre de la science et du progrès : qu'elle se taise !
Fonds Mondial : Obama augmente sa contribution, Sarkozy son bling-bling
Hier, mercredi 11 mars 2009, le congrès américain a annoncé que la contribution américaine au Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme augmenterait en 2009 de 60 millions de dollars par rapport à 2008. La France, elle, n'a toujours pas augmenté sa contribution alors que le Fonds Mondial traverse une crise grave qui se chiffrera inéluctablement en milliers de morts dans les pays du Sud.
La loi HPST : une remise en cause de la démocratie sanitaire
Le projet de loi «Hôpital, patient, santé, territoire» (HPST) de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, qui occupe les députéEs actuellement, entend améliorer le système de santé français. Si ce projet consacre un chapitre entier au refus de soins, il n’en demeure pas moins que celui-ci est porteur de nombreux risques dont les malades seraient les premières victimes.