Médecin VIH : bonne à tout faire
Depuis 1986, avant même l'arrivée des premiers antirétroviraux, le docteur Laurent Roudière s'est consacré au suivi des séropositifs : d'abord à l'hôpital Necker, au début de l'épidémie, alors que pas grand chose n'était en place, dans le service de néphrologie où deux lits étaient réservés au malade du sida ; puis à la prison de Fresnes : expérience triste au cours de laquelle il s'est surtout attaché à essayer d'améliorer le confort de vie des prisonniers ; ensuite à Saint Joseph, puis à Laennec, depuis 1989, où il doit s'arranger pour suivre 259 patients avec seulement 26 heures de consultation par semaine. La solution ? Travailler 50 heures. Mais le salaire, lui, ne bouge pas : 7500 francs net.