Shoots hospitaliers, témoignage
Lors d'une rencontre avec la Direction des Hôpitaux, nous évoquions récemment le problème de l'accès aux soins des toxicomanes. Presque à chaque fois qu'un usager de drogues se présente à l'hôpital, et quelle que soit la pathologie qui l'y conduit, on commence par lui imposer un « contrat » : il ne sera pris en charge qu'à condition de se sevrer ou d'accepter une substitution par voie orale - à accepter en somme le Subutex‚ ou rien, puisque les sulfates de morphine sont interdits pour cet usage, et que les hôpitaux ne sont pas habilités à prescrire de la méthadone.