Le jeu de l’oie des droits des malades

Forfait à 1 euro, médecin référent, protocoles de soins pré-établis, participation des assureurs à la définition du panier de biens et de services, accès aux prestations pour handicapés : tu as du mal à voir quelles vont être les conséquences de la réforme de la Sécu et des COTOREP sur ta prise en charge. Qu'est-ce qui va changer ? Quelles sont les pratiques administratives arbitraires qui vont être renforcées ou systématisées ? Fidèle à sa devise, Information = Pouvoir, Act Up t'aide à te faire une idée, de façon ludique, avec ce jeu de l'oie.

Par |2023-11-24T16:16:16+01:00mercredi 1 décembre 2004|Catégories : Archives|Mots-clés : , , |

Combien coûtent nos vies ?

Quatre séropositifs/malades du sida témoignent de leur situation : l'histoire de la maladie, la répercussion sur leur travail, leur vie quotidienne, les difficultés d'accès à des revenus suffisants, les problèmes de reconnaissance par leur médecin de tous les aspects de la pathologie, etc.

Par |2023-11-24T16:16:16+01:00mercredi 1 décembre 2004|Catégories : Archives|Mots-clés : , , |

Edito

La réélection de Georges W. Bush est une catastrophe qui consterne les activistes du monde entier. L'administration républicaine est l'ennemi acharné des séropositifVEs et des malades du sida. Les financements américains dédiés à la lutte contre la pandémie servent à mettre en place des programmes de «prévention» fondés sur l'abstinence et la fidélité, dont on connaît l'inefficacité en termes de contrôle de l'épidémie. En outre, l'Administration Bush est inféodée aux intérêts de l'industrie pharmaceutique, qui finance en grande partie ses campagnes : d'où la politique des Etats-Unis en matière de propriété intellectuelle, ou leur volonté de bloquer toute possibilité d'échanges ou de production locale de médicaments génériques. Cette volonté se manifeste au cours des négociations sur les accords internationaux (comme avant le sommet de Cancun, en septembre 2003) ou dans les pressions qu'ils exercent par le biais d'accords bilatéraux encore plus contraignants pour le droit des génériques.

Chirac : le premier responsable

Aujourd'hui, Act Up-Paris a zappé l'Elysée et interpellé Jacques Chirac. Une dizaine de militants d'Act Up ont couvert de faux sang la façade du bâtiment et scandé des slogans pour dénoncer le mélange d'inaction et d'hypocrisie du Président de la République face au sida à la veille du 1er décembre. Après un très long flottement des services de sécurité (d'après les observateurs de presse présents), les militants ont été interpellés et placés en garde-à-vue, ce qui est très rare pour ce type d'action. Mettre les malades en détention n'est pas une réponse.

La guerre aux femmes bat son plein

Près de 40 femmes prostituées ont été raflées dans les rues de Toulouse dans la nuit du 23 au 24 novembre 2004 par différents corps de police. Les conditions de vies des personnes prostituées ne cessent de s'aggraver depuis la loi de sécurité intérieure (loi Sarkozy) de mars 2003. Grisélidis, association toulousaine, lance une pétition pour obtenir l'arrêt de la répression contre les personnes prostituées et exiger l'abrogation immédiate de la pénalisation du racolage.

Sida grande cause nationale 2005 : grandes seront nos exigences

Act Up-Paris se félicite de la décision du gouvernement de proclamer la lutte contre le sida grande cause nationale. Notre association a pleinement soutenu cette demande initiée par Elus Locaux Contre le Sida. Néanmoins, nous n'avons pas l'habitude de nous joindre inconditionnellement au concert de déclarations d'intentions dont est pavée la lutte contre le sida.

Sida : combien coûtent nos vies ? La CPAM du Val-de-Marne nous envoie la facture

Jeudi 25 novembre au matin, des activistes d'Act Up-Paris ont investi le siège de la Caisse Primaire d'Assurance Maladie (CPAM) du Val-de-Marne à Créteil. Malgré plusieurs barrages, ils ont réussi à pénétrer dans la partie interdite au public au sein de laquelle ils ont interpellé tous les agents de la Caisse de manière bruyante. A la hauteur de leur colère. Après d'âpres négociations, et malgré l'arrivée rapide d'importantes forces de police, ils ont finalement pu exposer leurs exigences au Directeur de la Caisse qui a accepté un rendez-vous en urgence mardi prochain, veille du 1er décembre.

Sida : combien coûtent nos vies ? Les CPAM n’ont rien à déclarer

Mercredi 25 novembre 2004, Act Up-Paris a tenté de s'inviter dans les locaux d'une caisse primaire d'assurance maladie du onzième arrondissement, passage Salarnier. Nous souhaitions interpeller son directeur et ses employés sur la réforme de l'Assurance maladie. A notre arrivée, nous avons trouvé portes closes, le centre a été immédiatement fermé au public. Le responsable de la Caisse Primaire d'Assurance Maladie (CPAM) chargé de nous «accueillir» s'est contenté de déclarer qu'il n'avait rien à déclarer et que nous ne serions pas reçus. Barrer la route aux malades dans un service public destiné aux malades, telle est la logique gouvernementale.

Aller en haut