Réforme du système de remboursement : perspectives.

Nous, les malades du sida, sommes fréquemment confrontéEs à l'arrivée de marqueurs sanguins nouveaux qui déterminent plus finement l'évolution de notre pathologie et ses complications.

EtrangèrEs

Depuis décembre 2002, l'Aide médicale de l'État (AME) est la cible d'attaques répétées de la droite. Bientôt, le gouvernement prévoit de publier deux nouveaux décrets qui viendront parachever son travail de sape des droits fondamentaux. Depuis deux ans, nous ne cessons de dénoncer et de combattre cette application de la préférence nationale au système de santé.

Calculez vous-même combien vous coûte votre sida !

A partir du 1er janvier 2005, nous aurons à payer 1 euro pour chaque consultation ou acte médical. C'est une des mesures phares de l'UMP pour combler le «trou-de-la-Sécu» et précariser un peu plus les malades. Les responsables techniques du ministère planchent encore sur le mode de perception de cette gabelle sur la maladie. Une chose est sûre : la mesure va coûter plus cher qu'elle ne rapportera, ce qui nous garantit des hausses du forfait à très court terme.

Combien nous coûtera notre sida ?

1 euro par acte médical ou consultation : c'est la somme qu'il faudra payer pour combler le «trou-de-la-Sécu» et nous «responsabiliser» c'est le terme employé. Ci-dessous, dix séropositifs ou malades du sida d'Act Up ont fait le compte des consultations ou actes médicaux qu'ils ont fait durant l'année et qui avaient un lien avec le VIH. Cela donne une idée du prix de la responsabilité.

Le jeu de l’oie des droits des malades

Forfait à 1 euro, médecin référent, protocoles de soins pré-établis, participation des assureurs à la définition du panier de biens et de services, accès aux prestations pour handicapés : tu as du mal à voir quelles vont être les conséquences de la réforme de la Sécu et des COTOREP sur ta prise en charge. Qu'est-ce qui va changer ? Quelles sont les pratiques administratives arbitraires qui vont être renforcées ou systématisées ? Fidèle à sa devise, Information = Pouvoir, Act Up t'aide à te faire une idée, de façon ludique, avec ce jeu de l'oie.

Par |2023-11-24T16:16:16+01:00mercredi 1 décembre 2004|Catégories : Archives|Mots-clés : , , |

Combien coûtent nos vies ?

Quatre séropositifs/malades du sida témoignent de leur situation : l'histoire de la maladie, la répercussion sur leur travail, leur vie quotidienne, les difficultés d'accès à des revenus suffisants, les problèmes de reconnaissance par leur médecin de tous les aspects de la pathologie, etc.

Par |2023-11-24T16:16:16+01:00mercredi 1 décembre 2004|Catégories : Archives|Mots-clés : , , |

Edito

La réélection de Georges W. Bush est une catastrophe qui consterne les activistes du monde entier. L'administration républicaine est l'ennemi acharné des séropositifVEs et des malades du sida. Les financements américains dédiés à la lutte contre la pandémie servent à mettre en place des programmes de «prévention» fondés sur l'abstinence et la fidélité, dont on connaît l'inefficacité en termes de contrôle de l'épidémie. En outre, l'Administration Bush est inféodée aux intérêts de l'industrie pharmaceutique, qui finance en grande partie ses campagnes : d'où la politique des Etats-Unis en matière de propriété intellectuelle, ou leur volonté de bloquer toute possibilité d'échanges ou de production locale de médicaments génériques. Cette volonté se manifeste au cours des négociations sur les accords internationaux (comme avant le sommet de Cancun, en septembre 2003) ou dans les pressions qu'ils exercent par le biais d'accords bilatéraux encore plus contraignants pour le droit des génériques.

Chirac : le premier responsable

Aujourd'hui, Act Up-Paris a zappé l'Elysée et interpellé Jacques Chirac. Une dizaine de militants d'Act Up ont couvert de faux sang la façade du bâtiment et scandé des slogans pour dénoncer le mélange d'inaction et d'hypocrisie du Président de la République face au sida à la veille du 1er décembre. Après un très long flottement des services de sécurité (d'après les observateurs de presse présents), les militants ont été interpellés et placés en garde-à-vue, ce qui est très rare pour ce type d'action. Mettre les malades en détention n'est pas une réponse.

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