CROI 2007 [4ème jour] And the winner is…
Compte rendu de la quatrième et dernière journée de la CROI 2007 à Los Angeles, rédigé sur place par deux militantEs d'Act Up-Paris.
Compte rendu de la quatrième et dernière journée de la CROI 2007 à Los Angeles, rédigé sur place par deux militantEs d'Act Up-Paris.
Pour permettre de s'y retrouver parmi l'ensemble des essais cliniques diligentés par l'ANRS, voici une revue en détails des études qui vont démarrer, celles qui recrutent et celles dont on connaît les premiers résultats.
Nous avons déjà évoqué l'acide valproïque à deux reprises. Les premiers résultats américains publiés en 2005 sur un faible effectif de personnes sous multithérapies étaient prometteurs. L'administration d'acide valproïque avait conduit à une réduction moyenne de 75 % des lymphocytes CD4 mémoire dormants infectés par le virus chez 3 personnes sur 4 évaluées. Dans la mesure où un antirétroviral additionnel (enfuvirtide ou Fuzéon®) avait été ajouté pour empêcher l'entrée des virions activés par l'acide valproïque, l'ambiguïté demeurait pour déterminer si l'effet était dû véritablement à l'acide valproïque seul.
Impact de l'acide valproïque sur le réservoir lymphocytaire du VIH chez des personnes sous traitement antirétroviral efficace. Les inclusions ont débuté en 2006, le recrutement est terminé.
Etude[[Cette étude est greffée à la cohorte prospective française ANRS CO-10.]] transversale, multicentrique, sans bénéfice direct visant à suivre le statut immunitaire à long terme des enfants infectés par voie périnatale.
Essai de phase III, randomisé, comparant la capacité à maintenir le succès virologique d'une stratégie de simplification par monothérapie[[Monothérapie : cette appellation n'a rien de commun avec le terme "monothérapie" employé au début de l'épidémie où le seul antirétroviral existant était l'AZT, le terme "bithérapie" lui a succédé lorsque le 3TC est arrivée, et ainsi de suite ... Ici le terme monothérapie correspond à une antiprothéase boostée par du ritonavir.]] d'inhibiteur de protéase boosté, le darunavir/r, par rapport au maintien d'une trithérapie comportant deux inhibiteurs de la transcriptase inverse associés au darunavir/r chez des séropositifVEs en succès immuno-virologique.
Nous avons l'habitude que la question du sida chez les femmes, la prise en compte de leurs spécificités (hors transmission mère/enfant), leur place dans les essais, ne soient ni entendues et ni présentées, et quand elles le sont, c'est avec beaucoup de suspicion quant à leurs réelles raisons d'être.
L'épidémie de sida qui ravage les pays pauvres finit par être apparentée à une catastrophe naturelle, ce qui est parfaitement aberrant. Le sida est un fléau que l'on peut prévenir en mettant en œuvre des programmes de prévention efficaces et, s'il s'agit toujours d'une maladie qu'on ne guérit pas, c'est en revanche une maladie que l'on sait aujourd'hui traiter. A cette réserve près que les traitements adéquats demeurent inaccessibles, du fait de promesses financières non tenues et d'un système de brevets conçu dans l'intérêt de la seule industrie pharmaceutique.
En définissant le délit de racolage de façon extensive et en en faisant un délit passible de prison, la Loi pour la Sécurité Intérieure de mars 2003 a eu pour tristes conséquences :
Ces dernières années, les progrès thérapeutiques ont considérablement accru l'espérance de vie de nombreuSESx malades du sida. Pour autant, la précarité dans laquelle sont plongéEs de nombreuSESx malades anéantit la plupart des avancées réalisées sur le terrain médical. Alors que l'épidémie de sida concerne souvent des populations particulièrement précaires, la séropositivité et la durée de la maladie sont directement associées à une forte dégradation de la situation sociale des malades.