VIH : Pénalisation de la transmission

En 2004, pour la première fois, un tribunal français choisissait de pénaliser la transmission du VIH en condamnant une personne pour l’avoir transmis à son partenaire. Depuis, de plus en plus de personnes contaminées se tournent vers la justice, pour porter plainte contre leurs partenaires. Et les procès se multiplient. Les acteurs de la lutte contre le sida avaient pourtant immédiatement manifesté leur opposition à cette décision, lourde de conséquences pour les malades et le combat contre l’épidémie.

Par |2023-11-24T16:14:31+01:00mercredi 17 décembre 2008|Catégories : Archives|Mots-clés : , |

Appel à la vigilance vis à vis du bareback

En octobre dernier un exploitant parisien signataire de la charte de responsabilité a mis à disposition son établissement, pour une soirée « TOTAL BAREBACK » (dédiée au sexe sans capote). La promotion de cette soirée s’est faite sur un site internet et au-delà puisque de nombreuses personnes de la communauté étaient informées sans pour autant avoir eu besoin de s’inscrire sur ce site bareback. Dans ce contexte, le collectif souhaite aujourd’hui rappeler à tout établissement qu’en étant signataire de la charte, il s’engage à respecter les consignes de prévention (mise en place des outils de prévention capote & gel, vidéos safe, point d’information…) et d’en assurer un suivi permanent. De cette application matérielle de la Charte, il semble évident pour les associations membres du collectif qu’il en découle également une dimension morale à laquelle adhère implicitement tout établissement signataire. Or, la mise en place de cette soirée nous montre que cela aura échappé à au moins un établissement… Cela, nous ne le tolérons pas, et à juste titre, car la communauté que nous voulons est une communauté responsable.

Par |2023-11-24T16:14:31+01:00jeudi 11 décembre 2008|Catégories : Archives|Mots-clés : , , |

Demande de positionnement de AIDES par rapport aux ateliers « santé bareback » organisés dans ses locaux, par un de ses salariés

Jeudi dernier a été lancé un des premiers ateliers dits « santé sexualité barebackers » au sein des locaux de AIDES Paris. Se présentant comme « groupe d'échanges communautaire en auto support », ce type d'atelier s'adresse à un public gay ayant délibérément des rapports sexuels non protégés, et ce, de manière systématique ou occasionnelle. Qu'il y ait dans notre communauté des personnes qui refusent le préservatif, et qui en même temps souhaitent prendre soin d'elles et échanger sous forme d'atelier, après tout, dans ce format, cela pourrait se tenir. Mais que ces mêmes ateliers soient animés par un membre d'une grande association de lutte contre le sida telle que AIDES, et qu'ils soient organisés dans les locaux de la même association, cela nous inquiète et nous pose réellement question.

Par |2023-11-24T16:14:31+01:00mercredi 10 décembre 2008|Catégories : Archives|Mots-clés : , , , |

Act Up-Paris interpelle Bachelot-Narquin

Ce midi, une militante d'Act Up-Paris a interpellé la ministre de la santé française, Roselyne Bachelot Narquin, lors de sa conférence de presse à la CISMA (Conférence Internationale sur le sida et les MST en Afrique), à Dakar. La ministre n'a pas pu répondre sur la stagnation de la contribution financière française au Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose, ni sur les manipulations de la France à l'égard de l'Aide Publique au Développement.

Urgence pour le Fonds mondial

Ce matin, des activistes de nombreux pays, notamment du continent africain, ont interrompu la réunion plénière de la CISMA (Conférence Internationale sur le sida et les MST en Afrique) à Dakar. Une militante nigériane a lu un discours dans laquelle elle a rappelé aux pays riches la promesse de l'accès universel pour 2010. Elle leur a demander de renflouer les caisses du Fonds mondial au lieu de programmer les coupes dans les programmes de lutte contre le sida dans les pays pauvres.

Par |2023-11-24T16:14:31+01:00samedi 6 décembre 2008|Catégories : Archives|Mots-clés : , , |

Ça fait mal mais c’est bien fait

L’artiste photographe Vincent Maléa et le tatoueur ABRAXAS se sont mobilisés pour Act Up-Paris : ils ont réalisé un calendrier 2009 original. Il sera vendu au profit de l’association. Une soirée de vernissage est organisée le 10 décembre à partir de 20h au YONO BAR, 37 rue vieille du temple 75004 Paris, métro hôtel de ville. [...]

Par |2023-11-24T16:14:32+01:00vendredi 5 décembre 2008|Catégories : Archives|

1er décembre 2008 : manifestation « sida : prévenir, ne pas punir »

Des images de la manifestation organisée à Paris pour la Journée mondiale de lutte contre le sida (1er décembre 2008). Le mot d’ordre d’Act Up-Paris était « sida : prévenir, ne pas punir ».

Par |2023-11-24T16:14:32+01:00mardi 2 décembre 2008|Catégories : Archives|Mots-clés : , , |

Act Up-Paris manifeste sur les marches du palais de justice contre la pénalisation de la transmission du VIH

En ce 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida, une quinzaine de militantEs d'Act Up-Paris ont déployé une banderole : « sida - ni coupables, ni victimes » sur les marches du palais de justice de Paris aux cris de « pas de juges dans nos lits ». Par cette action, Act Up-Paris proteste contre la multiplication des procès liés à la pénalisation de la transmission sexuelle du VIH, comme l'illustre encore aujourd'hui à Orléans l'ouverture d'un procès aux assises - une première dans les annales. La lutte contre le sida n'a rien à gagner dans ces procès, aux conséquences catastrophiques en termes de santé publique.

De l’impossibilité scientifique de prouver qui a contaminé qui

Comment s'y prend la justice pour tenter de prouver qui a contaminé qui par le VIH dans le cadre d’un procès autour d’une possible contamination par voie sexuelle ? En dehors des éléments de l’enquête complétés par des informations sur les habitudes et modes de vie des personnes en conflit, l’expertise médicale est maintenant entrée, à l’étranger, dans ce type de procès. Il s’agit des tests génotypiques jusqu’ici utilisés pour optimiser les traitements en évaluant le degré de résistance du VIH aux antirétroviraux par recherche de mutations dans la séquence des gènes viraux codant pour les cibles des antirétroviraux. En l’état, leur utilisation dans ce cadre judiciaire est cependant sujette à caution, tant le virus du sida est complexe.

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