
- Informer sur l’ensemble des sujets liés à l’épidémie, par des réunions publiques d’informations (RéPI)
- Mobiliser sur la prévention, en diffusant le périodique trimestriel Réactup et par des interventions de terrain
- Distribuer du matériel de prévention
- Soutenir et accompagner les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) dans leurs démarches par l’action de notre permanence Droits Sociaux
- Dénoncer et rendre visibles les obstacles à la prévention, à l’accès aux soins et aux droits pour touTEs, qu’il s’agisse de barrières institutionnelles, sociales ou industrielles
- Plaider pour et exiger des évolutions concrètes auprès de tous les acteurs ayant un rôle dans la lutte contre l’épidémie
Loi HPST : une loi délétère pour les soins et la démocratie sanitaire
Act Up-Paris manifeste ce jeudi 5 mars son opposition à la loi « Hôpital Patient Santé Territoire » défendue par la ministre de la santé. En installant une logique strictement gestionnaire et marchande de l'hôpital et de la santé, la loi HPST risque en effet d'aggraver encore la qualité de nos soins. En outre, la caporalisation de l'organisation du système de santé inscrite dans cette loi met à bas toute idée de démocratie sanitaire.
Brèves de CROI
Cueillies au fil des sessions, ces informations ne suffisent pas pour écrire un article, mais sont intéressantes à être partagées.
Quand le VIH monte à la tête
Un des derniers symposiums programmés à la CROI avait pour sujet les complications à long terme autres que les manifestations du stade sida. Le programme n’était pas franchement réjouissant à la lecture des titres des quatre présentations : cancer, ostéoporose, atteintes rénales et enfin, pour nous achever, une synthèse par Scott Letendre de l’université de Californie à San Diego sur les complications neurocognitives dues au VIH présent dans le cerveau.
Edito
En 2003, les principales associations de lutte contre le sida s’étaient mobilisées pour ce que nous avions intitulé le sauvetage de l’ANRS. Le Groupement d’Intérêt Public (GIP) mis en place en 1992 renouvelé régulièrement depuis, prenait fin et risquait de ne pas être poursuivi. La mobilisation de tous et l’importance reconnue de l’Agence au niveau international a permis un nouveau prolongement de ses missions et un élargissement de son champ de compétences dans le domaine des hépatites virales.
Une nouvelle façon de booster
L’utilisation des inhibiteurs de protéase nécessite l’emploi de ce que l’on appelle un booster, c’est-à-dire un produit qui maintient plus longtemps la quantité d’inhibiteur dans le sang.
Mesure du risque cardiovasculaire
Voyage au centre du vaisseau Le rétrécissement de nos vaisseaux pouvant déboucher sur un infarctus est un long processus qui [...]
ARV et risque cardiovasculaire
A la CROI précédente, à Boston, une présentation sous forme d’affiche avait lancé la controverse : lors de la recherche d’association éventuelle entre la prise de certains antirétroviraux et la survenue d’infarctus du myocarde, l’abacavir[[L’abacavir est présent seul dans Ziagen et en combinaison avec d’autres inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse dans Kivexa (avec la lamivudine/Epivir) et dans Trizivir (avec la lamivudine et la zidovudine/Rétrovir).]], un inhibiteur nucléosidique de la transcriptase inverse, avait été identifié comme antirétroviral à risque dans l’étude DAD[[DAD : acronyme pour ‘Data collection on Adverse events of anti-HIV Drugs’. Base de données des effets secondaires dus aux antirétroviraux intégrant 11 cohortes, soit 33 347 personnes vivant avec le VIH sur 212 sites en Europe, aux Etats-Unis et en Australie.]].
Une histoire qui nous tient à coeur
Plus de 4 000 chercheurSEs et clinicienNEs se sont réuniEs à Montréal du 8 au 11 février 2009 pour la 16ème conférence internationale sur les rétrovirus et infections opportunistes (abrégée en CROI en anglais). Parmi les huit séances de conférences plénières, les dix symposiums, les douze séances de discussion thématiques et les 967 présentations sous forme d’affiches[[Et les 36 présentations de dernière minute (ou late breakers) ajoutées au programme.]], force est de constater qu’il n’y a pas eu cette année de grande annonce en matière de nouveaux traitements. Néanmoins, la conférence a permis d’aborder de nombreux résultats, parfois très attendus, dans beaucoup de domaines.
Rendez-vous
Dans chaque numéro de Protocoles nous vous indiquons les rendez-vous de l’association ou du monde associatif ayant trait au domaine thérapeutique et médical.
La santé publique va mal
En installant une logique strictement gestionnaire et marchande de l’hôpital et de la santé, la loi HPST risque d’aggraver encore la qualité de nos soins. En outre, la caporalisation de l’organisation du système de santé inscrite dans cette loi met à bas toute idée de démocratie sanitaire.
Pour aller plus loin
Il n’est pas toujours facile de prendre la décision de participer à une étude. Cela est d’autant plus délicat quand il s’agit de la participation d’unE enfant. Pourtant l’étude Onto-Pgp, même si elle n’apportera pas de réponse immédiate pour les particpantEs, adultes et enfants, permettra de mieux comprendre des mécanismes essentiels dans l’infection par le VIH.
ONTO-PGP
Ontogenèse[[Ontogenèse : description de l’évolution d’un organisme de la conception à l’âge adulte (du grec ‘ontos’ (être) et ‘genesis’ (origine).]] de la P-glycoprotéine (Pgp) dans les lymphocytes humains – Influence du VIH et des thérapies antirétrovirales
Tableau
Vous trouverez ici, en document pdf, des tableaux récapitulatifs classés par famille, de tous les traitements anti-VIH. Y sont indiqués : la dénomination commune internationale (DCI), le nom commercial, les posologies, la galénique, la date d’AMM, le laboratoire producteur, les effets indésirables les plus fréquents, les contre-indications et des recommandations.
Découvrons le monde génomique
En décembre dernier, l’ANRS communiquait sur de nouvelles découvertes génétiques. Trois régions du génome impliquées dans le contrôle de la maladie ont été mises en évidence. Quelles conséquences ?
A72 Touché Coulé
On pourrait croire à une blague tant les propos sont peu crédibles. Pourtant l’association Sidaventure de Dordogne[[A ne pas confondre avec l’association réunionaise qui travaille sur la prévention, l’information et le soutien (www.sidaventure.org)]] est tout à fait sérieuse quand elle prétend : « Nous voulons offrir la guérison du SIDA grâce au remède A72 dans la phase II de l’OMS des médicaments à base de plantes pour guérir du SIDA. » Évidemment, aucune de ces affirmations n’a été validée par les autorités sanitaires françaises.
Du PIRES au protocole de soins
Le témoignage rapporté ici illustre à merveille la différence entre « l’esprit de la loi » et son application au jour le jour. Exemple d’autant plus d’actualité, que le gouvernement actuel ne demande pas mieux que de faire exploser notre système de prise en charge basée sur une solidarité publique.