ExisTrans 2005 : sida, Trans’ oubliéEs, Trans’ contaminéEs
Comme chaque année, Act Up-Paris sera présente à l'ExisTrans, la marche des Trans'.
Comme chaque année, Act Up-Paris sera présente à l'ExisTrans, la marche des Trans'.
La CMU pour tou-te-s !
Le 25 novembre dernier, le gouvernement a déclaré la lutte contre le sida, Grande Cause Nationale pour l'année 2005. Et pourtant, cette année est particulièrement violente pour le droit à la santé des étrangèrEs : la seule action du gouvernement a été de poursuivre son démantèlement de l'Aide médicale de l'état (AME) par la publication de deux décrets. Il a cautionné par son silence les expulsions, les refus de séjour et les pratiques illégales des préfectures à l'encontre des malades étrangèrEs, ainsi que la détérioration de leurs conditions de vie et de logement. Ce gouvernement ignore-t-il que les étrangèrEs sont en première ligne de l'épidémie de sida et particulièrement touchéEs par la plupart des autres pathologies comme la tuberculose, les hépatites virales, le saturnismes ? Face à cette situation de crise sanitaire, il est non seulement urgent de garantir un égal accès aux soins pour toute personne résidant en France, mais aussi d'améliorer les conditions de vie et de séjour des étrangèrEs.
Lors de la conférence internationale du 6 septembre, le Fonds mondial n'a pas reçu de quoi continuer à financer de nouveaux programmes de lutte contre le sida en 2006-2007. Alors que le sida n'a jamais fait autant de morts que cette année, Act Up examine les raisons de ce catastrophique échec.
15 avril 2005 : 24 morts et 50 blessés ;
25 août 2005 : 17 morts et 30 blessés ;
30 août 2005 : 7 morts et 11 blessés ;
2 septembre : 140 expulsés.
Le 10 mai dernier, Act Up-Paris réunissait en assemblée générale des malades étrangèrEs issuEs d'associations ou non, des associations spécialisées et des travailleurSEs sociauxLES. Cette rencontre avait pour objectif de dresser l'état des lieux des renvendications, des perspectives et de la mobilisation. Deux émissions de radios sur Africa n°1 et RFI ont permis de relayer cette information vers le plus grand nombre. Au total, ce sont plus d'une centaine de personnes qui sont venues apporter leur expertise et leur expérience. En voici le compte-rendu.
Rions un peu avec la droite. Le 17 juin dernier, paraissait dans Valeurs actuelles une tribune intitulée « Act Up, une provocation de trop », signée par une quinzaine de députéEs de droite, rejointEs un mois plus tard par une centaine d'autres. Selon ces parlementaires, nous recevons des financements publics pour la lutte contre le sida ; le mariage de deux femmes organisé le 5 juin n'aurait rien à voir avec cet objectif. Conclusion sous-jacente : il faut nous couper les vivres.
Nous sommes des séropositifVEs, des malades, des activistes de la lutte contre le sida. À cette question nous répondons : non. Et puis d'autres questions se posent, simples et plus complexes. De ces interrogations est née cette rubrique, un espace pour parler de soi, de son rapport à la maladie, à la sexualité, aux traitements, à la prévention, au monde. Rencontre avec une de nos militantes, Sylvana.
Dès l'élaboration de la Couverture maladie universelle (CMU), nous dénoncions l'exclusion des sans-papièrEs, reléguéEs à un sous-dispositif de prise en charge, l'Aide médical de l'état (AME). Depuis 2002 l'UMP s'est acharné à restreindre plus encore ce dispositif.
Stratégie pour décourager les demandeurSEs ou conséquence du mépris qu'ont les préfectures de la vie des malades étrangèrEs, les traitements administratifs des demandes de séjour pour soins ne cessent d'être entachés d'illégalité. À partir des irrégularités et des refus les plus fréquemment rencontrés, nous avons établi un argumentaire pour faire valoir vos droits en préfecture. Si, malgré cela, les problèmes persistent, contactez au plus vite une association[[Pour connaître les coordonnées d'une association >
sida info droits : 0 810 636 636.]].