Évacuer, expulser, évacuer, expulser…
15 avril 2005 : 24 morts et 50 blessés ;
25 août 2005 : 17 morts et 30 blessés ;
30 août 2005 : 7 morts et 11 blessés ;
2 septembre : 140 expulsés.
15 avril 2005 : 24 morts et 50 blessés ;
25 août 2005 : 17 morts et 30 blessés ;
30 août 2005 : 7 morts et 11 blessés ;
2 septembre : 140 expulsés.
Le 10 mai dernier, Act Up-Paris réunissait en assemblée générale des malades étrangèrEs issuEs d'associations ou non, des associations spécialisées et des travailleurSEs sociauxLES. Cette rencontre avait pour objectif de dresser l'état des lieux des renvendications, des perspectives et de la mobilisation. Deux émissions de radios sur Africa n°1 et RFI ont permis de relayer cette information vers le plus grand nombre. Au total, ce sont plus d'une centaine de personnes qui sont venues apporter leur expertise et leur expérience. En voici le compte-rendu.
Rions un peu avec la droite. Le 17 juin dernier, paraissait dans Valeurs actuelles une tribune intitulée « Act Up, une provocation de trop », signée par une quinzaine de députéEs de droite, rejointEs un mois plus tard par une centaine d'autres. Selon ces parlementaires, nous recevons des financements publics pour la lutte contre le sida ; le mariage de deux femmes organisé le 5 juin n'aurait rien à voir avec cet objectif. Conclusion sous-jacente : il faut nous couper les vivres.
Nous sommes des séropositifVEs, des malades, des activistes de la lutte contre le sida. À cette question nous répondons : non. Et puis d'autres questions se posent, simples et plus complexes. De ces interrogations est née cette rubrique, un espace pour parler de soi, de son rapport à la maladie, à la sexualité, aux traitements, à la prévention, au monde. Rencontre avec une de nos militantes, Sylvana.
Dès l'élaboration de la Couverture maladie universelle (CMU), nous dénoncions l'exclusion des sans-papièrEs, reléguéEs à un sous-dispositif de prise en charge, l'Aide médical de l'état (AME). Depuis 2002 l'UMP s'est acharné à restreindre plus encore ce dispositif.
Stratégie pour décourager les demandeurSEs ou conséquence du mépris qu'ont les préfectures de la vie des malades étrangèrEs, les traitements administratifs des demandes de séjour pour soins ne cessent d'être entachés d'illégalité. À partir des irrégularités et des refus les plus fréquemment rencontrés, nous avons établi un argumentaire pour faire valoir vos droits en préfecture. Si, malgré cela, les problèmes persistent, contactez au plus vite une association[[Pour connaître les coordonnées d'une association >
sida info droits : 0 810 636 636.]].
La régularisation pour raisons médicales prévoit la délivrance d'une carte de séjour temporaire. Néanmoins, trop de malades étrangèrEs se voient enferméEs dans des statuts administratifs précaires telles que des Autorisations provisoires de séjour. Il s'agit d'une véritable mise en danger des malades étrangèrEs. À moins de pouvoir bénéficier de réseaux de solidarité privés, ils et elles se retrouvent sans ressource, et sans logement. Dans de telles conditions, survivre est un combat quotidien.
Incompréhension des enjeux, des procédures, des situations, négligences, voire franche hostilité... Les médecins françaiSEs entretiennent des relations parfois difficiles avec nous, malades étrangèrEs. Il n'est pas question de généraliser ces difficultés, mais de les dénoncer : elles peuvent avoir des conséquences graves sur notre suivi médical.
Dans un contexte général de répression et de crise sanitaire, les étrangèrEs séropositifVEs doivent se battre pour des titres de séjour, le droit au travail, l'accès aux soins... Qu'en est-il des femmes africaines pour qui ces difficultés sont accrues par la stigmatisation d'être femmes, étrangères et séropositives ? Toutes les réponses qui suivent devraient déjà être connues. Néanmoins, rappeler ces évidences et le cumul des discriminations reste indispensable face à l'ignorance générale du grand public.
Depuis novembre 2003, le ministère de l'Intérieur transmet aux préfectures un objectif chiffré d'expulsions. Pour 2004 elles devaient doubler le nombre d'expulsion de 2002. Cette année, ce nombre doit encore doubler. Afin d'atteindre ces objectifs, l'Etat met en œuvre un plan d'industrialisation des reconduites aux frontières. En voici quelques composantes.