Sida : Opacité du gouvernement sur l’utilisation de 18 millions d’euros par an
Act Up-Paris alerte Alain Juppé et Henri de Raincourt sur l'utilisation que le Ministère des Affaires étrangères (MAE) propose pour les 5% prélevés sur la contribution française au Fonds Mondial anti-sida. Ce prélèvement s’élève à 18 millions d'euros par an, soit 90 millions sur les 5 prochaines années.
Cet argent est censé apporter un support technique aux acteurs anti-sida du Sud, déjà financés par le Fonds mondial. Il sert à les aider à mieux soigner les malades et ainsi rendre plus efficaces les financements que la France achemine au Sud, à travers le Fonds mondial.
Alors que les bénéficiaires de cette initiative sont les acteurs anti-sida du Sud, le MAE se refuse à les inclure dans la construction de l’initiative.
Une réunion expéditive de deux heures a été imposée, à laquelle ils n’ont même pas été conviés.
Ce mercredi, les agences onusiennes ONUSIDA, le programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l'organisation mondiale de la santé (OMS) ont communiqué [[Voir le communiqué de l'OMS, du PNUD et d'ONUSIDA : http://www.unaids.org/en/resources/presscentre/pressreleaseandstatementarchive/2011/march/20110315prtrips/ ]] leur vive inquiétude concernant la multiplication du nombre d'accords signés allant au delà des accords ADPIC, c'est-à-dire renforçant la durée des brevets et les monopoles des firmes pharmaceutiques sur des médicaments vitaux. Ces accords ont des conséquences dramatiques sur l'accès aux produits de santé pour les malades des pays pauvres. Des études réalisées montrent que le coût des dépenses de santé a fortement augmenté dans les pays en développement ayant signés de tels accords par le passé. Il y a dix jours, c'était UNITAID [[Voir le communiqué d'UNITAID : http://www.unitaid.eu/en/resources/news/320-unitaid-concerned-over-future-of-medicines-access-after-eu-india-fta.html]] , la facilité internationale d'achat de médicaments qui avait dénoncé ces accords.