La (vieille) garde du libéralisme financier

Il n’aura pas fallu longtemps à Christine Lagarde pour tenter de tuer dans l’œuf la proposition de taxe sur les transactions monétaires appelée de ses vœux par son collègue Bernard Kouchner, le 28 mai. En moins d’une journée et sans autre forme de procès que la dérision, elle a balayé d’un revers de la main cette proposition recommandée par ses propres services depuis des années. La version proposée par le ministre des Affaires étrangères vise à imposer une taxation de 0,005 % sur les transactions entre les principales monnaies internationales, afin de financer la réalisation des promesses internationales en santé. Les montants dégagés (entre 40 et 60 milliards d’euros annuels selon le nombre de monnaies incluses dans le dispositif), dépasseraient de très loin les contributions cumulées de chacun des Etats dans ce domaine à l’heure actuelle. Surtout, elles permettraient de couvrir la majorité des immenses besoins sanitaires des pays en développement, dont les populations meurent aujourd’hui dans l’indifférence quasi-générale, du sida ou d’autres maladies que l’on sait pourtant traiter.

Par |2023-11-24T16:14:19+01:00lundi 15 juin 2009|Catégories : Archives|Mots-clés : , , , |

Transmission sexuelle du VIH : c’est quoi le risque ?

sida : qui ne risque rien n'a rien
Transmission sexuelle du VIH : c'est quoi le risque ? Quel que soit son statut sérologique, chacunE s'interroge sur le risque de transmission du virus du sida. Dans les débats qui traversent actuellement la prévention (notamment sur l'influence de la charge virale et l'impact des traitements), cette notion de risque et de son évaluation est centrale. Comment caractérise-t-on ce risque ?

Par |2023-11-24T16:14:19+01:00mardi 9 juin 2009|Catégories : Archives|Mots-clés : , , , , |

Taxe monétaire : la ministre de l’Economie doit faire preuve d’humanité

Vendredi dernier, la ministre de l’Economie Christine Lagarde est intervenue dans la presse pour tenter de bloquer le soutien de la France à la proposition d’une taxe internationale sur les transactions de change, qui permettrait de financer une aide sanitaire vitale pour plusieurs dizaines de millions de malades en danger de mort dans les pays pauvres. Act Up-Paris, AIDES, Avocats pour la Santé Mondiale, Coalition PLUS, Sidaction et Solidarité Sida appellent Christine Lagarde à choisir enfin le camp des malades, plutôt que celui des spéculateurs.

Par |2023-11-24T16:14:20+01:00mercredi 3 juin 2009|Catégories : Archives|Mots-clés : , |

Le sida c’est maintenant, prévention c’est urgent

Dès sa création en 1989, Act Up-Paris a dénoncé, par la contestation et l’action, le sempiternel retard pris par la France en matière de prévention. Originellement issuEs de la communauté gay, et premierEs à avoir été touchéEs par l’épidémie, nous ne pouvons tolérer le peu de mobilisation des pouvoirs publics face au nombre de nouvelles contaminations qui ont lieu chaque année.

Santé répression

Le slogan choisi par Act Up-Paris pour la manifestation du 1er décembre 1997 (voir ci-dessus), est explicite. En effet, des textes légaux ou réglementaires condamnent certaines personnes à la clandestinité, et les exposent ainsi à plus de risques sanitaires, dont ceux liés au VIH ou aux hépatites virales.

Les pays riches comptent leurs sous, les pays pauvres comptent leurs morts

L’Onusida estime que le nombre de personnes vivant avec le VIH s’élèvera à 33 millions fin 2009. À cette même date, au moins 70 % des personnes qui auraient besoin d’un traitement n’y auront pas accès. Les premiers responsables ? Les grands laboratoires de marques, qui imposent des prix exorbitants et s’opposent à la concurrence des génériques, mais aussi les pays riches, parmi lesquels la France, dont les contributions financières à la lutte contre le sida dans les pays du Sud restent totalement insuffisantes, et qui font pression pour que les pays pauvres n’aient pas recours aux médicaments génériques.

sida, déjà vous ne faites rien, pour les femmes, encore moins

A peine six mois après sa création Act Up manifestait déjà sur la question des femmes devant le Congrès «Femme et Enfant face au sida », sous la banderole : Agir pour ne pas mourir. Act Up connaît bien la question des minorités, des homosexuelLEs, des femmes, des usagerEs de drogues, des étrangerEs, des prostituéEs.

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