pharmacologie
En mars 1999, pour la première fois nous vous parlions des dosages plasmatiques dans les colonnes de Protocoles (n°9). Le temps a passé, les connaissances se sont approfondies, nous en faisons ici l'état des lieux.
En mars 1999, pour la première fois nous vous parlions des dosages plasmatiques dans les colonnes de Protocoles (n°9). Le temps a passé, les connaissances se sont approfondies, nous en faisons ici l'état des lieux.
L'objectif des services de Recherche & Développement des différents laboratoires est d'avoir un produit stable, efficace et sûr qui sera vendu avec profits pour une utilisation chez l'homme après avoir obtenu les autorisations gouvernementales. Les profits se traduiront par la valeur de l'action et la satisfaction des actionnaires.
Celui qui apprend sa séropositivité est à coup sûr en proie aux questionnements, aux inquiétudes, voire à l'angoisse. Entrer dans un monde inconnu entouré d'une image sinistre demande à chacun un effort pour apprivoiser cette Terra incognita et y trouver ses marques.
Aujourd'hui, les infectiologues disposent d'au moins dix-huit molécules différentes d'antirétoviraux, plus quelques autres encore en phase de recherche. Aucun médecin ne peut prétendre maîtriser seul la prescription et le suivi de l'ensemble de ces molécules, ainsi que leurs effets secondaires, trop nombreux, et encore difficilement prévisibles. Ils ont donc tous leurs chevaux de bataille favoris, mais aussi leurs ennemis jurés. Voici un classement subjectif pour une première mise sous traitement.
Pour comprendre ce qui permet d'envisager des interruptions de traitement à certains séropositifs, il apparaît important de rappeler les quelque grande étapes des thérapies anti-VIH depuis la prise en charge par la médecine des maladies opportunistes jusqu'aux multithérapies actuelles.
L'histoire des traitements antirétroviraux a démarré en 1986/1987 avec l'AZT. Depuis la découverte de l'agent responsable de l'infection à VIH et donc pratiquement depuis le début de l'épidémie, cliniciens et chercheurs essaient de mettre au point des moyens de soigner les personnes atteintes. Cette histoire des traitements a connu bien des évolutions.
Bien comprendre le métabolisme des médicaments et les processus cellulaires qui les conditionnent est un préalable à l'élaboration des prodrogues : composés nécessitant une bio-transformation avant d'exercer un effet pharmacologique.
La contraception des femmes séropositives est souvent source d'étonnement. Il n'en reste pas moins que le contrôle de la reproduction, le désir ou le risque de grossesse selon les cas, conduit les femmes, séropositives et séronégatives, à faire des choix qui peuvent, suivant leur mode de vie, leur environnement et la connaissance qu'elles ont des moyens actuels de contraception, leur permettre de mieux maîtriser leur avenir.
Vous ne saviez pas ? Le sida sera bientôt vaincu ! A quoi bon se casser la tête en recherches compliquées et se lamenter sur les pénibles effets indésirables des antiviraux, la radio (France Inter, 7h - 9h) l'a annoncé ce matin du vendredi 27 septembre 2002, la fin du cauchemar est pour bientôt !
Lipodystrophie : cette appellation recouvre plusieurs syndromes différents, pouvant s'associer, correspondant à des troubles du métabolisme des graisses. La lipoatrophie est la perte de masse graisseuse, affectant particulièrement le visage, les membres supérieurs et inférieurs, les fesses. La lipohypertrophie est une obésité tronculaire avec graisse périviscérale, une hypertrophie mammaire ou une masse graisseuse au niveau de la nuque (bosse de bison). La dyslipidémie, anomalie des lipides sanguins, est parfois incluse, à tort, dans le terme de lipodystrophie. Elle est mise en évidence par le bilan lipidique avec dosage du cholestérol et des triglycérides dans le sang. Nous avons rencontré le Professeur Jacques Leibowitch sur ce sujet, à l'Hôpital Raymond Poincaré de Garches. Entretien.