Edito
« Ne vous inquiétez pas, ils ne sont que deux. Cela fait des années qu'ils protestent, cela ne sert à rien ». C'est ainsi que Nicolas Sarkozy a réagi alors qu'il était interpellé par plusieurs militants d'Act Up-Paris protestant contre l'investiture de Christian Vanneste par l'UMP pour les municipales. Le Président de la République -- alors simple président de l'UMP -- s'était pourtant publiquement engagé à exclure Christian Vanneste, après que celui-ci a été condamné pour insulte homophobe suite à la plainte d'Act Up-Paris, de SOS Homophobie et du SNEG. En lui accordant « son soutien plein et entier » pour les élections municipales, l'UMP rend l'homophobie éligible, avec le soutien de Nicolas Sarkozy.