« Alors, c’est Toto qui lutte contre les drogues… »
Une fois de plus, le président de la MILDT se ridiculise.
Une fois de plus, le président de la MILDT se ridiculise.
Les associations de professionnels et d'usagers réunies dans le collectif du 19 mai ont souhaité expérimenter l'intérêt de salles de consommation à moindre risque en réponse aux problèmes rencontrés par les usagers en grande précarité. A partir des expériences réussies dans des pays voisins, il s'agissait d'ouvrir, de façon limitée et contrôlée, un nouvel accès aux soins et de développer, en complément d'autres approches, un travail d'éducation à la santé.
Après une réunion décevante avec son cabinet, Act Up-Paris appelle François Fillon à enfin tenir compte des réalités de terrain et des preuves scientifiques. Faute de quoi, il se rendra responsable de milliers de morts et d'un nouveau scandale sanitaire.
Les négociateurs de l'ACTA se réunissent à nouveau à Washington, pour un round de discussions sur cet accord international anti-contrefaçon. Des divergences majeures subsistent entre les États-Unis et l'Union Européenne, preuve qu'il est urgent de repenser intégralement droit d'auteur et brevets au lieu de bricoler en secret un accord illégitime. À l'inverse, cette réunion en plein mois d'août en dit long sur la volonté des négociateurs de passer en force, en toute opacité, un accord qui aura des conséquences graves sur l'accès à la santé et les libertés fondamentales sur Internet.
C’est dans la tristesse et la colère que nous avons assisté, mercredi dernier, aux obsèques de Christian, conjoint de Fred, millitant à Act Up-Paris. Ils étaient en union libre depuis 18 ans. La mère de Christian, ayant la loi de son côté, a gardé l’urne funéraire du défunt et refusé de remettre une partie des cendres à Fred. Thomas, lui, a perdu son compagnon de Pacs (Pacte Civil de Solidarité). Aujourd’hui, il est privé des cendres de son partenaire : le Pacs ne l’autorise pas à les récupérer. Entre un couple de même sexe qui n’a pas d’autre choix que le Pacs et un couple hétérosexuel qui bénéficie aussi du mariage, l’inégalité est manifeste jusque dans la mort.
L’incarcération au titre de la détention provisoire d’un septuagénaire malade est l’occasion de rappeler que les personnes malades et âgées n’ont rien à faire en prison, que les mécanismes d’alternatives à l’incarcération sont insuffisants et difficilement appliqués. Surtout, ils excluent les personnes prévenues alors même que la détention provisoire est un outil répressif qui nie la présomption d’innocence.
Matignon vient de faire savoir son opposition à une expérimentation de salles de consommation de drogues à moindre risque (SCMR) sous prétexte qu'elles ne seraient pas « utiles ». Cette décision va à l'encontre non seulement de l'expérience de terrain et des positions des addictologues, mais aussi des savoirs scientifiques et des demandes des éluEs locaux de grandes villes, de droite comme de gauche.
Alors que la Ministre de la Sante et la secrétaire d’Etat à la famille continuent d’évoquer l’intérêt d’une expérimentation de salles de consommation de drogues à moindre risque (SCMR) François Fillon vient de s'opposer à leur expérimentation. Le collectif du 19 mai diffuse deux documents dont la valeur scientifique est inattaquable et qui démontrent que les arguments avancés par les détracteurs, infondés, relèvent de l'irrationnel.
Dans une interview donnée au Monde daté du 10 août 2010, Etienne Apaire rabache une fois de plus son opposition aux salles de consommation à moindre risque, malgré toutes les preuves scientifiques de leur intérêt en matière de santé. Argument massue du directeur de la MILDT : « ces centres sont discutables sur un plan philosophique. ». Act Up-Paris suggère donc à Etienne Apaire de démissionner de son poste pour animer un café-philo.
Les jours d'Eric Piedoie, 55 ans, incarcéré à la maison d’arrêt de Grasse, sont comptés. Co-infecté au VIH et à l’hépatite C (VHC), depuis janvier 2009 il n’est plus soigné pour le VHC (échec thérapeutique, toxicité au traitement administré en maison d’arrêt, impossibilité de le traiter sauf en service ambulatoire).