Edito

Dans la lutte contre le sida, l'indifférence, le fatalisme ou le cynisme sont nos pires ennemis. Avec ce numéro spécial d'Action pour le 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida, nous voulons alerter, une nouvelle fois, sur la situation catastrophique dans laquelle se retrouvent les séropositifVEs. Droits sociaux en berne, évolution dramatique de la mortalité, démantèlement des structures de dépistage, criminalisation des malades, effets secondaires des traitements, conséquences catastrophiques de la coinfection avec les hépatites virales, pression sécuritaire toujours plus forte sur les étrangèrEs, les détenuEs, les usagèrEs de drogues, les prostituéEs, baisse des financements internationaux et échec de l'initiative de l'OMS de mettre 3 millions de personnes sous traitement avant la fin de l'année... Jamais depuis l'arrivée des multithérapies, nous n'avons eu autant de combats à mener.

Par |2023-11-24T08:24:07+01:00jeudi 1 décembre 2005|Catégories : Act Up-Paris|Mots-clés : , |

Le sida, c’est la guerre. L’argent c’est le nerf.

Act Up-Paris reçoit deux types de financements. Le premier est public ou institutionnel. Cet argent nous permet de poursuivre des activités précises (nos publications à caractère médical, par exemple). Le second vient des laboratoires et des personnes privées. Mais les labos sont de plus en plus sourds à nos demandes : financer une association de malades ne serait plus rentable en terme marketing.

Par |2023-11-24T16:15:47+01:00jeudi 1 décembre 2005|Catégories : Archives|Mots-clés : , |

un gouvernement qui « s’inquiète » mais ferme les centres de dépistage

Une quinzaine de militantEs d'Act Up-Paris ont occupé ce matin les locaux de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES) pour alerter contre la fermeture prochaine de nombreux centres de dépistage. Alors que tous les indicateurs montrent une baisse tendancielle des dépistages, alors que Xavier Bertrand se dit "inquiet de la recrudescence de la transmission", alors que Villepin annonce vouloir "adapter les campagnes et les actions de prévention en donnant une image plus réaliste de la gravité de l'infection", une réforme mal gérée de "recentralisation" des politiques de prévention met en péril l'existence même de nombreux CDAG à compter du 1er janvier 2006.

sida : état d’urgence

Le sida a été déclaré « Grande cause nationale » pour l'année 2005. Pour tous les acteurs associatifs signataires de ce texte, l'attribution de ce label devait propulser le sida sur de la scène politique et médiatique, entraîner la mobilisation de l'ensemble de la société contre l'épidémie et marquer un nouvel élan dans le combat contre la maladie. Dès janvier, le collectif « Sida, Grande cause nationale 2005 » appelait les pouvoirs publics à mettre en oeuvre six mesures d'urgence en faveur de l'amélioration des conditions de vie des personnes séropositives et de la prévention des contaminations. Onze mois plus tard, ces revendications sont plus que jamais d'actualité :

Par |2023-11-24T16:15:47+01:00jeudi 1 décembre 2005|Catégories : Archives|Mots-clés : |

Edito

Le 15 septembre, le laboratoire GlaxoSmithKline a annoncé par communiqué l'arrêt de deux essais internationaux qui avaient pour objectif d'évaluer l'efficacité de son anti-CCR5, l'aplaviroc, sur des patientEs séropositifVEs n'ayant jamais pris de traitement antirétroviral, et ce en raison de plusieurs cas d'hépatotoxicité (élévation des transaminases et de la bilirubine). Les autres essais de ce produit [...]

Acide valproïque sur la piste d’une nouvelle piste

Rien n'est réglé Même si l'avènement des trithérapies a constitué un progrès indiscutable dans la prise en charge de l'infection par le VIH, force est de constater que, dix ans plus tard, sur le front du sida, rien n'est encore vraiment réglé. L'introduction des trithérapies a considérablement amélioré la situation des personnes vivant avec le VIH, [...]

Par |2023-11-24T16:15:47+01:00jeudi 1 décembre 2005|Catégories : Archives|Mots-clés : , , |
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