Édito

L'urgence imposée par la pandémie du sida a profondément modifié la recherche médicale. A la fin des années 80, alors qu'étaient expérimentées les premières molécules potentiellement actives contre le virus, les personnes vivant avec le VIH comprirent rapidement que de participer à ces recherches constituait pour elles le seul moyen d'accéder plus rapidement aux traitements qui augmenteraient leur chance de survie. Il a fallu se battre pour faire évoluer les procédures institutionnelles et les mentalités des chercheurs qui n'envisageaient pas un accès précoce aussi massif aux produits expérimentés. Si cette mobilisation des séropositifs a été un formidable accélérateur de la recherche, elle a aussi constitué une aubaine pour les industriels du médicament. Dans ce contexte, l'information aux personnes n'était pas une priorité, leur consentement était acquis d'avance, les résultats étaient partagés au jour le jour comme des informations vitales.

Par |2023-11-24T16:14:53+01:00samedi 1 mars 2008|Catégories : Archives|Mots-clés : , , |

Oui, les conséquences des discours et des pratiques psychiatriques sur les personnes transgenres peuvent et doivent être dénoncées

En juin 2005, Act Up-Paris diffusait un texte dénonçant les discours de la psychiatre Colette Chiland, spécialiste autoproclamée du transexualisme, auteure en particulier d'un Que sais-je ? qui cumule les poncifs à l'égard des trans (refus d'appeler par leur genre d'adoption les personnes concernées, minimisation du phénomène, etc.). Colette Chiland a porté plainte pour diffamation. Le président de l'époque a été mis en examen et jugé. Il a été condamné le 28 juin 2007 pour diffamation à 500 euros d'amende avec sursis et un euro de dommages et intérêts. Il a fait appel de cette décision ; l'audience de plaidoirie se tiendra le 28 février 2008.

Sida au Cameroun : combien coûtent nos vies ?

Aujourd'hui 20 février 2008, des militantEs d'Act Up-Paris ont manifesté devant l'ambassade du Cameroun à Paris, en solidarité avec les malades du sida camerounaiSEs qui manifestent pacifiquement à Yaoundé. Nous protestons contre la décision des autorités camerounaises de priver d'examens biologiques les malades du sida dans ce pays. Sans examens biologiques, il est impossible d'assurer l'efficacité du traitement anti-sida. Act Up-Paris rejoint le Mouvement Camerounais Pour l'Accès au Traitement (MoCPAT) et appelle publiquement le ministre de la Santé camerounais, M. Mamafouda, à annuler d'urgence cette décision meurtrière et irresponsable.

Par |2023-11-24T16:14:53+01:00mercredi 20 février 2008|Catégories : Archives|Mots-clés : , , , |

Thaïlande : Sasomsap ne doit pas reculer face au lobby pharmaceutique

Mercredi 20 février 2008, des militantEs d'Act Up-Paris ont remis un courrier à l'ambassadeur de Thaïlande pour interpeller le ministre de la santé C. Sasomsap sur la politique d'accès aux médicaments génériques institué par la Thaïlande l'année dernière, et sur laquelle celui-ci envisage de revenir. Durant la remise du courrier, le tract suivant était distribué aux usagerEs de l'ambassade de Thaïlande à Paris :

Par |2023-11-24T16:14:53+01:00mercredi 20 février 2008|Catégories : Archives|Mots-clés : , |

Tout est question de franchise

Le 14 novembre dernier, Act Up-Paris a rencontré la ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, Roselyne Bachelot-Narquin. Ce rendez-vous, sollicité depuis sa nomination, s'est débloqué à la faveur de la pression que nous avons exercée à propos des franchises médicales, lors du débat parlementaire. Déroulé de ce rendez-vous.

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