
- Informer sur l’ensemble des sujets liés à l’épidémie, par des réunions publiques d’informations (RéPI)
- Mobiliser sur la prévention, en diffusant le périodique trimestriel Réactup et par des interventions de terrain
- Distribuer du matériel de prévention
- Soutenir et accompagner les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) dans leurs démarches par l’action de notre permanence Droits Sociaux
- Dénoncer et rendre visibles les obstacles à la prévention, à l’accès aux soins et aux droits pour touTEs, qu’il s’agisse de barrières institutionnelles, sociales ou industrielles
- Plaider pour et exiger des évolutions concrètes auprès de tous les acteurs ayant un rôle dans la lutte contre l’épidémie
L’impact du sida chez les migrantEs : agenda des mobilisations de septembre
Le 25 novembre dernier, le gouvernement a déclaré la lutte contre le sida, Grande Cause Nationale pour l'année 2005. Et pourtant, cette année est particulièrement violente pour le droit à la santé des étrangèrEs : la seule action du gouvernement a été de poursuivre son démantèlement de l'Aide médicale de l'état (AME) par la publication de deux décrets. Il a cautionné par son silence les expulsions, les refus de séjour et les pratiques illégales des préfectures à l'encontre des malades étrangèrEs, ainsi que la détérioration de leurs conditions de vie et de logement. Ce gouvernement ignore-t-il que les étrangèrEs sont en première ligne de l'épidémie de sida et particulièrement touchéEs par la plupart des autres pathologies comme la tuberculose, les hépatites virales, le saturnismes ? Face à cette situation de crise sanitaire, il est non seulement urgent de garantir un égal accès aux soins pour toute personne résidant en France, mais aussi d'améliorer les conditions de vie et de séjour des étrangèrEs.
Lutte mondiale contre le sida : Le Fonds Mondial n’atteindra même pas 15% des besoins
Lors de la conférence internationale du 6 septembre, le Fonds mondial n'a pas reçu de quoi continuer à financer de nouveaux programmes de lutte contre le sida en 2006-2007. Alors que le sida n'a jamais fait autant de morts que cette année, Act Up examine les raisons de ce catastrophique échec.
Évacuer, expulser, évacuer, expulser…
15 avril 2005 : 24 morts et 50 blessés ;
25 août 2005 : 17 morts et 30 blessés ;
30 août 2005 : 7 morts et 11 blessés ;
2 septembre : 140 expulsés.
un pas devant l’autre et recommencer
Une banderole rose, des bâches noires, des pancartes, la chanson des demoiselles qui ont eu des amants si tôt, la musique de Patrick Vidal, le tombé des robes, le tee shirt Christian Lacroix, des paillettes à gogo, l'énergie du groupe.
rencontre avec Marianne, membre du collectif de Vincennes
Depuis l'arrivée au pouvoir de la droite, les prostituéEs ont été la cible privilégiée des forces de police. Et le vote de la Loi pour la sécurité intérieure1 (LSI) de Sarkozy qui, sous couvert de lutte contre la traite et le proxénétisme, a mis en place une véritable chasse légale contre les travailleurSEs du sexe. Les prostituées africaines du bois de Vincennes, qui subissent encore aujourd'hui cette violente répression, se sont mobilisées au sein d'un collectif pour mieux se défendre et faire valoir leurs revendications. Rencontre avec Marianne, membre de ce collectif.
droit d’asile, over the rainbow
Régulièrement, nous devons nous mobiliser pour dénoncer et tenter d'empêcher la condamnation à mort, à la prison, à la torture d'homos ou de trans jugéEs dans leur pays en raison de leur seule orientation sexuelle ou identité de genre. Lorsque nous interpellons l'État français sur ces cas, sa réponse est le silence. Et, alors qu'il y a urgence à offrir à ces personnes LGBT persécutées le droit d'asile, une réforme initiée le 10 décembre 2003 tend à y rajouter des obstacles. Apporter la preuve qu'on est victime ou menacéE de persécutions peut, dans bien des cas, s'avérer difficile, voire impossible.
rupture de traitement sous ordonnance
Aujourd'hui, les textes réglementaires ne prévoient pas la délivrance de plus d'un mois d'antirétroviraux en une seule fois. Pourtant, il [...]
prise en charge médicale tardive
Le problème du recours tardif aux soins touche particulièrement les oubliéEs du système de santé français : les excluEs de l'assurance maladie et les précaires. C'est donc à double titre que les étrangèrEs y sont fortement exposéEs. C'est pourquoi nous revenons sur les enjeux de la prise en charge des personnes qui se présentent tardivement aux soins, alors que leur infection par le VIH est déjà avancée.
une peau de chagrin
Depuis plus d'un an, nous dénonçons les pratiques irrégulières de certaines préfectures et l'augmentation croissante des refus de séjour à l'encontre des malades étrangèrEs. Nous revenons aujourd'hui sur les mécanismes qui ont pu produire une telle situation et sur les conséquences immédiates des derniers discours de Nicolas Sarkozy.
expulsions : la france s’industrialise
Depuis novembre 2003, le ministère de l'Intérieur transmet aux préfectures un objectif chiffré d'expulsions. Pour 2004 elles devaient doubler le nombre d'expulsion de 2002. Cette année, ce nombre doit encore doubler. Afin d'atteindre ces objectifs, l'Etat met en œuvre un plan d'industrialisation des reconduites aux frontières. En voici quelques composantes.
nous ne sommes pas celles que vous croyez
Dans un contexte général de répression et de crise sanitaire, les étrangèrEs séropositifVEs doivent se battre pour des titres de séjour, le droit au travail, l'accès aux soins... Qu'en est-il des femmes africaines pour qui ces difficultés sont accrues par la stigmatisation d'être femmes, étrangères et séropositives ? Toutes les réponses qui suivent devraient déjà être connues. Néanmoins, rappeler ces évidences et le cumul des discriminations reste indispensable face à l'ignorance générale du grand public.
mon corps m’appartient, le choix me revient
Incompréhension des enjeux, des procédures, des situations, négligences, voire franche hostilité... Les médecins françaiSEs entretiennent des relations parfois difficiles avec nous, malades étrangèrEs. Il n'est pas question de généraliser ces difficultés, mais de les dénoncer : elles peuvent avoir des conséquences graves sur notre suivi médical.
statut administratif précaire : l’état d’urgence
La régularisation pour raisons médicales prévoit la délivrance d'une carte de séjour temporaire. Néanmoins, trop de malades étrangèrEs se voient enferméEs dans des statuts administratifs précaires telles que des Autorisations provisoires de séjour. Il s'agit d'une véritable mise en danger des malades étrangèrEs. À moins de pouvoir bénéficier de réseaux de solidarité privés, ils et elles se retrouvent sans ressource, et sans logement. Dans de telles conditions, survivre est un combat quotidien.
demande de séjour pour soins : un arsenal juridique pour vos rendez-vous en préfecture
Stratégie pour décourager les demandeurSEs ou conséquence du mépris qu'ont les préfectures de la vie des malades étrangèrEs, les traitements administratifs des demandes de séjour pour soins ne cessent d'être entachés d'illégalité. À partir des irrégularités et des refus les plus fréquemment rencontrés, nous avons établi un argumentaire pour faire valoir vos droits en préfecture. Si, malgré cela, les problèmes persistent, contactez au plus vite une association[[Pour connaître les coordonnées d'une association >
sida info droits : 0 810 636 636.]].
obtenir l’AME, exiger la CMU
Dès l'élaboration de la Couverture maladie universelle (CMU), nous dénoncions l'exclusion des sans-papièrEs, reléguéEs à un sous-dispositif de prise en charge, l'Aide médical de l'état (AME). Depuis 2002 l'UMP s'est acharné à restreindre plus encore ce dispositif.
rencontre avec Sylvana, une de nos militantEs
Nous sommes des séropositifVEs, des malades, des activistes de la lutte contre le sida. À cette question nous répondons : non. Et puis d'autres questions se posent, simples et plus complexes. De ces interrogations est née cette rubrique, un espace pour parler de soi, de son rapport à la maladie, à la sexualité, aux traitements, à la prévention, au monde. Rencontre avec une de nos militantes, Sylvana.