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Des capotes, du gel, des fémidons, des gants, … pour coucher comme on veut, avec qui on veut, quel que soit son statut sérologique, en se protégeant et en protégeant ses partenaires. C’est aussi puissant que cela. C’est aussi simple que cela.

affiche Act Up-Paris @ Marche des Fiertés 2011
Il y a trente ans, apparaissaient les premiers cas de sida.
Aujourd’hui, après l’arrivée des trithérapies, la maladie fait moins peur, se banalise et la promotion du préservatif cesse d’être omniprésente dans l’espace public.
Côté gay, la prévention se dilue peu à peu entre idolâtrie du bareback et prolifération de la “réduction des risques sexuels”. L’usage inefficace du gel pour réduire le risque de transmission sans préservatif, par exemple, n’a pas fait l’objet de condamnations claires des pouvoirs publics qui avaient financé sa promotion.
Les expertEs n’ont pas non plus condamné cette propagande aveugle, se contentant de ne plus en parler. Ce n’est donc pas un hasard si les rapports non protégés sont en augmentation dans la communauté gay.
La recrudescence des contaminations chez les jeunes gays reflète simplement que la base du travail de prévention n’est pas faite. Qui se représente aujourd’hui ce que c’est d’être séropo depuis 6 mois, 5 ans, 25 ans ? Que l’on vive plus longtemps avec les traitements est certain ; pour autant, vit-on bien ? La dégradation et le déremboursement des soins, les discriminations, la précarité, les effets secondaires, les cancers, les problèmes neurologiques ou cardiovasculaires sont-ils vraiment négligeables ?
À cela vient s’ajouter depuis plusieurs années une nouvelle alerte : le virus de l’hépatite C (VHC), dont il est désormais avéré qu’il se transmet sexuellement, se répand à grande vitesse parmi les gays séropos. Or les conséquences de l’hépatite C sont accélérées par la co-infection au VIH. Les chances de survie des personnes co-infectées VIH/VHC sont deux fois plus faibles que pour les personnes mono infectées à l’hépatite C.
Quand des “techniques de réduction des risques sexuels” veulent que nous discriminions nos partenaires ou nos positions sexuelles en fonction du statut sérologique supposé, nous préférons laisser primer nos désirs, nos envies, et les capotes nous donnent précisément cette liberté.
Mais ne soyons pas simplistes, la recherche en prévention évolue rapidement et des questions restent ouvertes : quel risque de transmission par fellation ? quel avenir pour les PREPs ? Quel risque de surinfection ?
Ces questions nous nous les posons, entre autres sur REACTUP.FR et lors des réunions publiques hebdomadaires, (tous les jeudis à 19 h 30 à l’École des Beaux Arts 14, rue Bonaparte Paris 6e).
Arrêtons de nous cacher derrière des « je suis clean », « il est clean », « nous sommes clean »… on n’est pas au pressing !

Pour la prévention et contre les discriminations : renforçons l’usage du préservatif.

Act Up Paris exige :
  • des campagnes de prévention et de promotion du préservatif ciblées vers les LGBT, sur le terrain et dans les médias
  • une augmentation des moyens alloués au dépistage et à la lutte contre les stigmatisations, au lieu de la baisse des crédits imposés par le gouvernement
  • l’égalité des droits (mariage, adoption, etc.) comme condition sine qua non d’une réelle politique de prévention auprès des LGBT.

 

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