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La pornographie est la seule ramification du travail du sexe au sein de laquelle vous pouvez bénéficier de droits sociaux. Vous devez effectuer 507 heures de travail sur 10 mois calendaires pour bénéficier du statut d’intermittentE du spectacle. Cela vous donne droits aux assédics, aux congés spectacle, à la retraite et à la couverture sociale si le nombre de vos cachets est suffisant.

Vous devez vous méfier de certaines productions. Il est d’usage dans la profession de ne pas déclarer l’intégralité de vos revenus ou de ne pas vous fournir les documents nécessaires (contrats, certificats de travail, feuilles de congés spectacles, attestation assédic). Vous devez pouvoir les exiger à n’importe quel moment. En cas de litige avec votre employeurSE, contactez l’inspection du travail.

Il n’existe aucune réglementation à l’heure actuelle concernant la sécurité des acteurs/actrices X. De ce fait, si vous êtes séropositifVE, on ne peut pas vous demander un test de séronégativité (c’est une discrimination à l’embauche). Vous pouvez nous contacter pour nous signaler ce genre de discrimination. Il en va de même pour la sécurité des séronégatifVEs.

Sachez que les producteurEs ne se soucient que de la rentabilité de leurs films et non de votre bien-être. S’ils/elles exigent de vous une prise de risque, contactez-nous, ainsi que la Direction Départementale du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (DDTEFP)[[Mise à jour du 21 août 2010 : La disparition des DDTEFP a été décidée par le Conseil de modernisation des politiques publiques dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques. Elles seront fusionnées avec d’autres administrations au sein des directions régionales de l’entreprise, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIRECCTE). Cinq régions ont été sélectionnées pour préfigurer la mise en place des DIRECCTE en 2009 : Aquitaine, Franche-Comté, Rhône-Alpes, Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Dans les autres régions, la mise en place des nouvelles structures aura lieu au cours de l’année 2010.]] et les autorités sanitaires compétentes.

Méfiez-vous aussi des productions dites « amateurs ». En effet, ce genre de société peu scrupuleuse vous fera signer des contrats de cession d’image, et non des contrats de travail. De ce fait, s’il vous arrive un accident durant le tournage, vous n’êtes pas couvert par la Sécurité sociale. Par ailleurs, ces entreprises vous règlent bien en dessous des barèmes en vigueur et ne maitrisent pas la cyber-diffusion des images. Si une production est réellement amateur, il devrait leur être interdit de vous imposer vos partenaires.

En acteur/actrice responsable, vous devez refuser les pratiques non-protégées. Elles vous conduisent à prendre des risques inutiles. ToutE salariéE a le droit de travailler dans des conditions optimales de sécurité. De plus, vous avez une responsabilité vis-à-vis de votre public. Montrer des pratiques bareback à l’écran peut l’inciter à vous suivre dans cette voie.