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La plupart des États invités par la France dans le cadre l’Union pour la Méditerranée au sommet du 13 juillet puis au défilé militaire du 14 juillet répriment l’homosexualité[[
Algérie, Égypte, Liban, Libye, Maroc, Syrie, Tunisie font partie des États répertoriés par l’ILGA pour leur homophobie d’État
]]. Rama Yade et Nicolas Sarkozy n’ont jamais pris position contre les discriminations d’État à l’encontre des homosexuelLEs dans ces pays et cautionnent ainsi l’homophobie d’État.

– Pas un mot à Hosni Moubarak alors que régulièrement en Égypte, des rafles ont lieu où des hommes sont emprisonnés et jugés arbitrairement pour leur séropositivité et/ou homosexualité – réelle ou supposée ;

– Pas un mot à Tayyip Erdogan alors que le 29 mai dernier, Lambdaistanbul – seule association LGBT d’Istanbul, a été interdite par le tribunal d’instance de la plus grande ville de Turquie ;

– Pas un mot à Bachar el-Assad alors que l’homosexualité est passible en Syrie d’une peine de 3 ans de prison ;

– Pas un mot aux représentantEs de l’Algérie, du Liban, de la Mauritanie, de la Libye, du Maroc [[
Voir par exemple la pétition lancée par Human Rights Watch et l’Association Marocaine de Droits Humains
]], de la Tunisie alors que dans ces pays, les LGBT risquent des peines de prisons, voire leur vie.

Le 17 mai dernier, lors de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie, Rama Yade s’est pourtant engagée au nom du gouvernement français à ce que le président Sarkozy condamne les discriminations faites aux lesbiennes gais bis et trans dans le cadre de ses déplacements officiels à l’étranger. Dans cette logique, cet engagement doit aussi être appliqué aux invitéEs officielLEs du Président Sarkozy.

Après plus de 25 ans d’épidémie de sida, il est insupportable que l’homophobie d’État passe systématiquement à la trappe quand on sait – en plus des atteintes aux droits humains – les entraves à la prévention du VIH et les ravages sanitaires que cela provoque.

Act Up-Paris exige de Nicolas Sarkozy et de Rama Yade qu’ils condamnent officiellement l’homophobie de leurs interlocuteurs invités en grande pompe à l’Élysée dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée.