ANRS EP 61 GALT – Échanges lymphoïdes au niveau tube digestif

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ANRS EP 61 GALT – Échanges lymphoïdes au niveau tube digestif2018-02-13T13:35:42+00:00

ANRS EP 61 GALT – Échanges lymphoïdes au niveau tube digestif

GALT – Gut-Associated Lymphocytes Trafficking – Échanges lymphoïdes au niveau tube digestif Rôle des perturbations du chimiotactisme des lymphocytes T (capacité d’attraction ou de répulsion) dans le défaut de reconstitution de l’immunité de la muqueuse intestinale sous traitement antirétroviral.

Promoteur

INSERM-ANRS 2 centres français Investigateur

Coordonnateur

Pr Pierre DELOBEL – CHU Toulouse Purpan

Objectif de l’étude

Objectif général : Explorer le chimiotactisme des lymphocytes T vers la muqueuse intestinale et le rôle fonctionnel des entérocytes (cellules de la muqueuse intestinale) au cours de la restauration immunitaire sous traitement antirétroviral chez les personnes infectées par le VIH.

Objectifs spécifiques : Caractérisation (au niveau intestinal) de la population lymphocytaire Th1 Caractérisation (au niveau intestinal) de la population lymphocytaire Th22. Caractérisation de la translocation bactérienne (mutation des bactéries). Caractérisation du réservoir VIH.

Rationnel de l’étude et justificatif

Un traitement associant plusieurs médicaments antiviraux permet de contrôler efficacement la réplication du virus, mais ne permet pas de l’éradiquer. Aujourd’hui, le traitement doit être poursuivi pour une durée illimitée afin d’empêcher la progression de l’infection vers la maladie. Malgré une charge virale en apparence indétectable dans le sang, les défenses immunitaires ne se reconstituent pas complètement. L’intestin est un organe important face à l’infection par le VIH, il contient de nombreuses cellules du système immunitaire qui peuvent être infectées par le VIH. Malgré le traitement, une réplication résiduelle du virus peut persister . Les défenses immunitaires semblent se reconstituer moins bien que dans le sang et les ganglions. Aussi l’intestin a un rôle important de barrière pour empêcher les bactéries présentes dans la flore intestinale de pénétrer dans l’organisme. Au cours de l’infection à VIH, cette barrière est souvent abîmée, et une inflammation chronique se développe.

Méthodologie

Étude de physiopathologie humaine comparative, monocentrique, nationale, prospective. Cette étude nécessite un prélèvement sanguin périphérique et la réalisation de biopsies de muqueuse intestinale par voie endoscopique. Des biopsies seront réalisées au niveau du duodénum, de l’intestin grêle et du colon au cours de gastroscopie et de coloscopie.

Nombre de participantEs

Groupe 1 personnes infectées par le VIH (n= 40). 2 témoins non infectéEs (n=30).

Déroulement de l’étude

Début de l’étude : juillet 2016. Durée des inclusions : 24 mois. Durée de participation par sujet : un seul jour (étude transversale). Date prévisionnelle de fin d’étude : fin juillet 2018, correspondant à la dernière visite du dernier participant.

Investigateur Coordonnateur : Pr Pierre DELOBEL
Service des Maladies infectieuses et Tropicales du CHU de Toulouse & Centre de Physiopathologie de Toulouse-Purpan
INSERM UMR 1043

Équipe 6 : Infections virales « persistance, réponse de l’hôte et physiopathologie »

Hôpital Purpan – 31059 TOULOUSE Cedex 9
Tél. 05 61 77 75 08

Notre avis

Au cours de l’étude ANRS EP44 « PERSIST » de 2008, il a été mis en évidence pour la première fois qu’un défaut de recrutement des lymphocytes CD4 est impliqué dans un défaut de reconstitution de l’immunité intestinale malgré un traitement antirétroviral efficace. Étude réalisée chez 20 personnes ayant une charge virale <50 copies/ml et une restauration en lymphocytes satisfaisante dans le sang circulant. Le Dr P.DELOBEL était responsable du Laboratoire de Virologie du CHU de Toulouse PURPAN. Ici, l’étude ANRS EP61 « GALT » apportera des informations capitales concernant la reconstitution de l’immunité au niveau de la muqueuse intestinale. Cette approche est indispensable compte tenu de l’évolution au long cours de la maladie.

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