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Act Up était à la conférence de presse de Jospin

publié le 19 mars 2002

Lundi 19 mars - QG de campagne de Lionel Jospin

Lors de la présentation à la presse du programme de Lionel Jospin, Act Up-Paris était bien entendu présent. Deux militants ont assisté à la conférence en se faisant passer pour des journalistes. L’un d’entre eux est même parvenu à poser la première question au candidat : « Médéric P. de la revue Protocoles : Vous avez été interpellé lors du meeting Femmes 2002 le 8 mars dernier par l’association Act Up. La France devrait contribuer à hauteur de plus d’un milliard d’euros par an à la lutte contre le sida et à l’accès aux traitements dans les payx du sud. Ou alors elle devrait reconnaitre son hypocrisie et le maintien d’une politique raciste et criminelle, selon Act Up. Depuis le 8 mars, 100 000 personnes sont mortes du sida. Quels engagement allez vous prendre ? ». La réponse de Lionel Jospin est disponible sur son site dans la retransmission vidéo de sa conférence (à la 32ème minute pour être exact).

Pendant ce temps, un second groupe de militants était posté devant le QG. Voici le récit d’un tractage plutôt sélect :
« Aujourd’hui, on l’a joué aimable, genre pitt-bull sympa. A la sortie de la conférence de presse de Lionel Jospin, on a perçu une certaine fébrilité du service d’ordre qui se demandait ce qu’on faisait là. C’était les mêmes qu’au siège du PS... On est sorti de l’immeuble pour tracter sous la pluie pendant deux bonnes heures et sur le côté de l’entrée comme nous l’a demandé une inspectrice de police (celle du commissariat du 16ème arrondissement, jour du zap de l’ambassade d’Arabie Saoudite).

Dossiers de presse et tracts ont été distribués à de nombreuses sommités : A. Duhamel, Martine Aubry (alors qu’un garde du corps voulait nous empêcher de lui donner le tract, elle nous dit fair play : « votre combat est bien, mais la manière n’est pas acceptable, vous desservez la cause que vous défendez ») ; Kouchner bras dessus bras dessous avec Lang courent pour être sur France 2 quelques minutes plus tard ; Lebranchu, portable dans la main droite, tract dans la main gauche ne sachant pas quoi en faire ; Fabius fait le distrait qui ne voit rien, comme Alain Richard ou Guigou un chapeau enfoncé sur la tête. Josselin prend le tract timidement.

Mais, la seule personne qui sera désagréable est… notre grande copine Ségolène : elle prend le tract et ostensiblement le froisse sous nos yeux avant de monter dans sa voiture. Violence symbolique pour violence symbolique, Ségolène nous copie. Bref, un tractage très jet set. Surprise en quittant les lieux, les Sans Papiers de la Maison des Ensembles prennent notre relais. Le service d’ordre a dû se dire qu’on s’était coordonnés ! »



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