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Rien de neuf sous le soleil

publié le 30 juin 2002 dans Protocoles 24

Retour de la conférence sur les lipodystrophies et les troubles du métabolisme à Marbella. Il ne faudrait pas croire qu’en allant à une conférence médicale sur un sujet encore aussi trouble que les lipodystrophies (troubles de la répartition des graisses), on va forcément revenir avec de nouvelles certitudes.

En fait, quand nombre de présentations sont des compilations d’essais déjà rendus publics auparavant, ou bien ne sont accompagnées d’aucun data (données validées scientifiquement), ou encore sont présentées par des chercheurs dont l’élocution approximative et l’accent anglais exécrable rendent le propos incompréhensible, on peut se demander : à qui profite ce genre de messe ?

Une fois qu’on a dit : les lipodystrophies, c’est un phénomène multifactoriel qui concerne 40% des personnes sous traitement antirétroviral et s’accompagne de désordres du métabolisme, on a fait le tour des données scientifiques. Ensuite on passe à l’étape « réparation » et c’est là que la conférence se transforme en foire commerciale. Tout un après-midi a été consacré aux techniques de réparation, sans qu’on puisse en tirer véritablement profit. Au cours de cette session, ce fut une bagarre entre les différents produits de comblement présentés pour savoir lequel aurait les meilleurs taux de satisfaction auprès des malades, le meilleur rendu esthétique, etc., sans convaincre. La palme revient à la présentation de ce chirurgien esthétique brésilien qui pratique l’implant de fessiers en silicone. Le résultat est atroce, et il n’a pratiqué cette opération que sur 5 malades séropositifs

Attentives, les 4 émissaires du laboratoire Biotech prenaient des notes au cours de cette session, en particulier lors de la présentation de Patrick Amard sur leur produit maison, le New Fill® (voir Protocoles 14, 15 et 17). Parions qu’elles tirèrent satisfaction de cette présentation plus élogieuse (à défaut d’être satisfaisante) et que les contacts sur leur stand furent fructueux.

Car c’est une mini révolution dans le domaine des réparations : après avoir longtemps rechigné à l’idée d’investir le marché du sida, Biotech se lance. A la base, l’acide polylactique, utilisé en chirurgie esthétique, pour combler les rides par exemple. Culturellement et commercialement, il y avait un fossé à combler avant d’arriver au sida. Au début les contacts avec les associations sida furent difficiles. Aujourd’hui, Biotech est sorti du placard, et c’était l’un des sponsors de la conférence, et des associations ?

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