Graisse et VIH

publié le 20 octobre 2002 dans Protocoles 25

Une étude française présentée par les docteurs Pietri-Rouxel (Hôpital Cochin, Paris) et Leibowich (Hôpital Foch, Suresnes) au Congrès de l’Institut de Baltimore montre que le virus peut se loger dans les cellules graisseuses. Non seulement l’ADN du VIH a été retrouvé dans des adipocytes, mais des études in vitro ont mis en évidence que certaines cellules dont se sert le VIH pour se répliquer se trouvaient également dans le tissus adipeux. Le VIH se sert de récepteurs (CCR5) pour pénétrer dans les lymphocytes, récepteurs présents également sur les adipocytes. Les résultats posent plusieurs problèmes ; s’agit-il d’un nouveau réservoir ? et donc d’une nouvelle cible des traitements ? Ces traitements y agissent-ils de la même façon ? Quand on sait que chez l’homme la masse graisseuse représente 30% de la masse corporelle et que les lymphocytes en représente 3%, on perçoit tout l’enjeu de ces nouvelles données. Les cellules graisseuses et le VIH sont étroitement liées. Les modifications de la répartition des graisses (lipodystrophies) chez les personnes séropositives intéressent depuis longtemps nombre de chercheurs : obésité tronculaire, lipoatrophie du visage et des membres, bosse de bison, cachexie, etc. Il semblerait également que le développement des lymphomes soit dépendant des graisses

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