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seins européens

publié le 29 novembre 2001 dans Protocoles 21

L’efavirenz (analogue non nucléosidique), est associé à des effets secondaires touchant en particulier le cerveau. Mais récemment un nouvel effet secondaire est apparu : le grossissement des seins (aussi appelé gynécomastie) qui touche tant les hommes que les femmes.

En France, 6 personnes âgées de 43 à 55 ans et qui avaient déjà reçu un inhibiteur de la protéase ont développé une lipodystrophie. Six mois plus tard, tous sont passés d’un schéma de traitement à base d’antiprotéase à un schéma à base d’efavirenz ; durant cette période elles ont accusé un grossissement douloureux des seins. Les analyses de sang de ces personnes révèlent que le taux de diverses hormones (testostérone, DHEA, œstrogène, progestérone, cortisol, FSH - hormone folliculostimulante, LH - hormone lutéinisante, TSH - hyrotropine ou hormone thyréotrope) est normal. Le traitement par efavirenz a donc été poursuivi. Dans cinq des six cas, il y a eu stabilisation du grossissement des seins, suivi parfois d’une réduction partielle.

En Espagne, ce sont trois hommes qui ont subi cet effet inattendu de l’efavirenz. Ici encore, des analyses sophistiquées ont été réalisées. La différence avec le cas des français est que aucun de ces patients n’avait eu une lipodystrophie préalable au traitement par efavirenz.

Le grossissement des seins se produit habituellement quand les taux de testostérone chute alors que le taux d’oestrogène monte, mais ce n’était pas le cas de ces 9 personnes.

En Italie, des chercheurs ont constaté dans des prélèvements sanguins de personnes séropositives traitées par efavirenz, des taux élevés d’oestradiol, une hormone féminine. Mais en poussant plus loin les recherches, ces taux d’oestradiol se sont finalement révélés normaux. La présence d’efavirenz dans les échantillons sanguins pourrait être à l’origine de ces données confuses. Si l’efavirenz est capable de se fixer sur les constituants du test qui décèlent la présence d’oestradiol, il pourrait avoir des effets analogues dans le corps humain. L’organisme, trompé par l’efavirenz, déclencherait une croissance des tissus mammaires ou une accumulation de tissus adipeux dans les seins. Ces dernières données soulignent donc, une fois de plus, l’importance de la surveillance à long terme des effets des médicaments anti-VIH, les fameux essais de phase IV.

Parallèlement à ces recherches, une équipe parisienne a fait état du succès qu’elle a eu dans le traitement de l’hypertrophie mammaire au moyen d’un type de testostérone appelée DHT (dihydrotestostérone). 4 hommes séropositifs atteints d’hypertrophie mammaire ont reçu pour prescription l’application quotidienne de 5 grammes d’un gel de DHT sur les seins. Pour trois de ces patients, les seins ont repris leur taille normale en 10 à 30 jours. Dans le dernier cas, bien que la taille des seins ait diminué, ceux-ci n’ont pas repris leur taille normale. Il est important de noter que l’emploi de la testostérone peut être dangereux pour les hommes atteints du cancer de la prostate ou qui présentent un risque élevé d’être atteint de ce cancer. Le gel de DHT est vendu sous la marque Andractim®.

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