Testostérone

publié le mai 2005 dans Protocoles 37

On sait peu de choses sur les intéractions du VIH avec les hormones. Améliorer ce domaine de connaissance fait partie de nos revendications, notamment sur la question des femmes. Une étude américaine portant sur la testostérone nous apporte quelques éclaircissements sur la question des femmes bien utiles, puisque, jusqu’à présent, la majeure partie des recherches en matière de remplacement de la testostérone dans l’infection à VIH a été menée auprès d’hommes. Aujourd’hui, malgré les traitements, certainEs sont touchéEs par une perte de poids et une fonte musculaire importante. On sait que l’infection à VIH augmente le besoin de nutriments, qu’il porte atteinte aux intestins et que les ulcères, les lésions ou les infections au niveau de la bouche, de la gorge et de l’estomac rendent douloureuse l’ingestion de nourriture. On sait aussi qu’une perte importante de poids peut atténuer la production hormonale, que le VIH peut porter atteinte aux testicules et, par conséquent, réduire leur débit en testostérone, enfin que certains médicaments (antifongiques, antiparasitaires, stimulant de l’appétit) et certaines drogues ou narcotiques peuvent réduire la production de testostérone. Or la baisse du taux de testostérone induit un affaiblissement des muscles, une difficulté de leur accroissement, une fragilisation osseuse, une baisse de l’énergie et de la libido.

Une équipe de chercheurSEs américainEs [1]. a voulu approfondir les données concernant la chute de la testostérone pré-cachexique, mais en s’intéressant aux femmes. 52 femmes vivant avec le VIH, non ménopausées, et ayant subi une perte de leur poids involontaire supérieure à 5 % dans les six mois précédents ont été réparties en 2 groupes. Toutes présentaient un taux inférieur à la normale. La supplémentation en testostérone de 300 microgrammes/jour (par patch) en testostérone n’a pas apporté de modifications significatives dans leur morphologie corporelle, par contre, les femmes ayant reçu de la testostérone ont connu une faible diminution (près de 24 %) du taux de HDL cholestérol (bon cholestérol). Pour des femmes souffrant de cachexie liée au VIH, il faudra donc prévoir de nouvelles études avec une dosage de testostérone plus important.

Notes

[1] Il s’agit de chercheurSEs de l’université de la Californie à Los Angeles.

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