ip et lipo

publié le 27 novembre 2001 dans Protocoles 21

Chez des patients infectés par le VIH et atteints de lipoatrophie périphérique, le fait de substituer l’inhibiteur de protéase (IP) par d’autres agents antiviraux permet d’améliorer leur profil lipidique et de diminuer les taux de lipides intra-abdominaux et périphériques. Une étude australienne qui vient de paraître a enrôlé pendant 55 semaines 81 hommes infectés par le VIH (charge virale < 400 copies/ml), souffrant de lipoatrophie et prenant dans leur traitement des inhibiteurs de protéase.

Les patients ont été randomisés en deux bras : l’un (32 hommes) sans changement de traitement, l’autre (49 hommes) prenant une combinaison d’abacavir, de nevirapine, d’adéfovir et d’hydroxyurée. Tous ont continué à prendre des analogues nucléosidiques. Parmi le deuxième groupe, celui ayant cessé de prendre des inhibiteurs de protéase, le taux de graisse corporelle a significativement baissé au bout de la 24ème semaine de traitement. La charge virale a elle aussi décliné. Les taux de cholestérol total et de triglycérides ont le plus baissé parmi les patients de ce groupe alors que le taux de HDL-cholestérol a augmenté de manière significative dans les deux groupes après 48 semaines. Aucun changement dans la glycémie n’a été remarqué (glucose, résistance à l’insuline, peptide C).

En conclusion, les auteurs remarquent que l’arrêt de la prise d’inhibiteurs de protéase, globalement, améliore le profil lipidique des personnes atteintes de lipodystrophie sans affecter la résistance à l’insuline ni la charge virale, et ce quel que soit le changement de traitement.

Traitements Recherche

Participez aux activités de la Commission <P ALIGN=CENTER>Traitements Recherche</p>

[ réalisé avec SPIP | À propos de ce site | fil RSS ]