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traitements contre les neuropathies

publié le 6 juillet 2003 dans Protocoles 29

Une fois infectés par le VIH, les macrophages peuvent survivent très longtemps et se rendre dans toutes les parties du corps, y compris le cerveau. Au fur et à mesure de leurs déplacements, ils laissent dans leur sillage de nouvelles copies de VIH, ainsi que des protéines et des produits chimiques viraux qui risquent de perturber le fonctionnement des cellules cérébrales ou même de les détruire, provoquant ainsi des problèmes de cognition (la pensée), de mémoire, des épisodes d’anxiété ou de dépression.

Sans traitement, ces complications peuvent toucher 20% des séropositifs. La deuxième catégorie de cellules nerveuses dont nous sommes constitués, se trouvent à l’extérieur du cerveau et de la moelle épinière et s’appellent les nerfs périphériques. Les conséquences de l’infection par le VIH sur les lésions nerveuses sont des douleurs ou une sensation d’engourdissement dans les mains et/ou les pieds, c’est ce qu’on appelle les neuropathies périphériques. Près d’un tiers des séropositifs, traités ou pas, en souffre.

A ce jour, il n’existe pas de traitement disponible, pour lutter efficacement contre ce phénomène très handicapant. Cependant deux études pourraient en modifier la prise en charge. La lamotrigine (Lamictal®) est utilisée dans le cadre du traitement de l’épilepsie. Son action sur les cellules nerveuses est donc bien connue. En 2000, des chercheurs américains ont essayé ce traitement chez 30 personnes séropositives et ont annoncé des résultats encourageants. En mai dernier, une autre étude sur ce produit, contre placebo, menée avec 227 séropositifs a confirmé que l’utilisation de la lamotrigine était intéressante dans le cadre des neuropathies, y compris chez ceux qui ne prenait pas de didanosine, stavudine, zalcitabine (des analogues nucléosidiques). La lamotrigine ne fait pas disparaître les neuropathies, mais elle soulage, en partie, la douleur. Les résultats ont été différents selon les groupes, les personnes souffrant de neuropathies associées au traitement antirétroviral, c’est-à-dire prenant des analogues nucléosidiques, ont mieux réagit au traitement (77% d’entre eux percevant une amélioration par rapport au début de l’étude) que celles dont le VIH était à la source du handicap.

Une autre étude américaine, elle aussi, fait ressortir un second traitement qui pourrait se révéler utile dans le traitement des neuropathies, la gabapentine (Neurontin®). Sur les 300 participants, dont 9 % de femmes, trois facteurs de risques sont ressortis : un age supérieur à 45 ans , un taux de CD4 inférieur à 75 cellules et un diagnostic VIH remontant à plus de 10 ans. Si l’arrêt des analogues nucléosidiques en cause améliore lentement la sensation des neuropathies, la remontée des CD4, elle, ne joue pas.

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