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Combinaison sans analogue nucléosidique

publié le 4 juillet 2003 dans Protocoles 29

Les analogues nucléosidiques, ont été les premiers traitements à être utilisés, seuls d’abord puis en association. Le recul permet de voir le bénéfice évident de ces traitements. Mais les effets indésirables sont connus et nombreux. A chaque classe sa spécialité.

Une petite étude américaine, avec 24 participants, a comparé deux combinaisons d’antirétroviraux sans analogues nucléosidiques : ritonavir (400 mg deux fois par jour) + saquinavir (400 mg deux fois par jour) + éfavirenz (600 mg une fois par jour) versus ritonavir (400 mg deux fois par jour) + saquinavir (400 mg deux fois par jour) seuls pendant 4 semaines + éfavirenz (600 mg une fois par jour).

Les résultats sont intéressants sur le plan immunologique : au 12ème mois, la numération moyenne des CD4 est passée de 273/mm3 à 486, mais le groupe ayant reçu une bithérapie d’antiprotéases le 1er mois a connu une augmentation plus importante que l’autre groupe. Cette différence est peut être dû aux effets de l’éfavirenz, car les cellules infectées semble mourir plus rapidement avec de l’éfavirenz. Sur le plan virologique, 79 % des participants ont obtenu une charge virale inférieure à 50 copies (pour une moyenne de 60.000 copies à l’inclusion). Les combinaisons sans analogue nucléosidique seraient ainsi très efficaces chez ceux qui n’ont jamais reçu de traitement antirétroviral auparavant.

Cependant, même si les traitements ont été bien tolérés, des augmentations inquiétantes ont été constatées : 10 participants ont vu une augmentation importante de leur taux de cholestérol, 6 leur taux de triglycérides , 4 leur taux d’enzyme hépatique, et 3 leur taux de sucre sanguin supérieur à la normale.

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