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Le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS)

publié le 10 mai 2003 dans Protocoles 28

Depuis plus d’un mois, on entend beaucoup parler du SRAS. Comme toute maladie infectieuse transmissible, elle doit être connue des personnes séropositives au VIH, plus sensibles à en développer la maladie, afin de mieux l’éviter.

Aujourd’hui, la nature précise de l’agent responsable du SRAS n’est pas connue de façon certaine. Les chercheurs s’orientent vers la piste d’un nouveau virus de type Coronavirus, couramment impliqué dans des infections ORL bénignes chez l’homme. Mais il ne s’agit actuellement que d’une hypothèse non définitive. Le 2 mai dernier, des chercheurs ont découvert le codage génétique du virus.

Les signes cliniques du SRAS sont banaux et peuvent être également observés au cours d’autres infections respiratoires : le syndrome commence par une fièvre supérieure à 38°C d’apparition brutale associée généralement à des signes respiratoires (toux sèche, essoufflement, difficultés respiratoires). D’autres symptômes peuvent être constatés comme des maux de tête, des douleurs musculaires et un malaise général. Le syndrome justifie systématiquement une hospitalisation. Chez 10 à 20% des personnes, les troubles respiratoires nécessitent une assistance respiratoire. Dans la majorité des cas, l’évolution est favorable. Le taux de mortalité est aujourd’hui estimé à 4%.

Actuellement, le seul mode avéré de transmission est le contact rapproché avec une personne malade. L’agent du SRAS se transmet de personne à personne principalement par le biais des postillons issus d’une personne malade de SRAS. D’après les données actuelles, la période d’incubation de la maladie varie de 2 à 10 jours après contamination (la moyenne étant de sept jours).

Aucun traitement curatif ou préventif spécifique n’existe à ce jour. Les antiviraux sont utilisés du fait de l’hypothèse virale de la maladie, mais ils n’ont pas fait la preuve de leur efficacité. Les antibiotiques, actifs uniquement sur les bactéries, ne sont pas indiqués pour traiter les infections virales, sauf en cas de surinfection bactérienne.

Pour le moment, aucun test de dépistage n’est disponible en pratique courante, le diagnostic de SRAS est posé sur l’évolution clinique et les résultats d’examens (prise de sang, radio et scanner pulmonaire,etc.). Deux méthodes diagnostiques sont en cours de validation : un test PCR et une technique sérologique (recherche dans le sang d’anticorps dirigés contre l’agent responsable du SRAS).

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