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Cancer du col de l’utérus

publié en ligne : novembre 1998 dans Action 57

Les séropositives se trouvent sans cesse confrontées au manque d’information sur leurs maladies. C’est pourquoi, nous avons décidé de traduire les ’fact sheets’ produites par le Gay Men Health Crisis (NY). Au nombre de seize, elles traitent différents sujets : inhibiteurs de protéase, maladies et bouleversements récurrents chez les femmes séropositives (herpès, cancer du col de l’utérus, CMV, hépatite A, lymphome, tuberculose, toxoplasmose, etc.). Ces fiches d’information seront publiées au fur et à mesure dans les numéros d’Action et sont disponibles au local d’Act Up-Paris. Voici la première parution.

Qu’est-ce que le cancer du col de l’utérus ?

Le cancer du col de l’utérus est une tumeur maligne. Le col de l’utérus est l’ouverture de l’utérus qui conduit au canal vaginal. Vous pouvez le sentir avec vos doigts à l’intérieur du vagin. On pense que le cancer du col de l’utérus est provoqué par un virus sexuellement transmissible appelé Virus Humain du Papillome (VHP). Seul quelques types de VHP provoquent un cancer. En général, le VHP est à l’origine du cancer cervical mais il peut aussi causer un cancer du vagin, de la vulve, du secteur ano-rectal (chez les hommes et les femmes) et du pénis. Le début du cancer est appelé « Dysplasia ». La dysplasie est le développement de cellules anormales sur le col de l’utérus. Si elle est diagnostiquée et traitée tôt, il est possible de prévenir le cancer. Le cancer du col de l’utérus débute dans quelques cellules puis croît graduellement. Sa croissance peut s’étaler sur une période de plus de dix ans. Quand cette croissance est constatée de visu et au toucher pendant un examen du pelvis, on parle de tumeur. Si la tumeur n’est pas traitée, elle peut s’étendre aux organes environnants comme les ovaires, les trompes et le vagin. Si le cancer n’est pas traité il peut devenir fatal.

Quels sont les groupes à risques pour le cancer du col de l’utérus ?

Une femme peut développer le cancer du col de l’utérus et n’avoir aucun symptôme visible. Les femmes atteintes par ce cancer peuvent tomber enceintes et ont habituellement des règles normales. Il n’y a pas de symptôme spécifique spécialement durant les premières étapes de la maladie. Durant la phase la plus avancée une femme peut avoir des douleurs, des pertes vaginales et saigner facilement en dehors des périodes de règles.

Comment diagnostique-t-on le cancer du col de l’utérus ?

L’examen pratiqué pour diagnostiquer le cancer du col de l’utérus s’appelle le test de Papanicolaou. Il est conseillé aux femmes séropositives de faire cet examen tous les six mois car il permet de détecter les dysplasies. Quand une dysplasie est diagnotiquée, un examen plus approfondi est fait à l’aide d’un coloscope (cet examen peut provoquer des pertes de sang et un certain inconfort). Il permet de déceler un tissu anormal. Dans ce cas, on procède ensuite à une biopsie. La plupart du temps il ne s’agit effectivement que d’une dysplasie mais les examens peuvent parfois révéler un cancer. Quand le cancer du col de l’utérus est détecté d’autres tests sont nécessaires avant qu’une stratégie thérapeutique ne soit établie. On détermine les phases du cancer par une série d’examens et d’évaluations qui indiquent le degré d’avancement.

Comment traite-on le cancer du col de l’utérus ?

Une petite tumeur cancéreuse (appelée cancer microinvasif) peut être totalement enlevée par une procédure appelée conisation. Une grande partie du tissus du col de l’utérus est alors enlevée. Le prélèvement est examiné au microscope afin de s’assurer que tous les tissus cancéreux ont été enlevés. Cette biopsie peut se faire dans le cabinet du médecin ou à l’hôpital.

Si le cancer ne peut pas être totalement éliminé par la conisation, une hystérectomie (ablation de l’utérus) peut être pratiquée afin d’empêcher que le cancer n’envahisse d’autres parties du corps. Il arrive que l’on enlève également les glandes lymphatiques situées dans la zone du pelvis, on pratique alors une hystérectomie totale. Mais si le cancer s’est déjà propagé au delà du col de l’utérus, il est nécessaire de recourir à un traitement par irradiation. Habituellement, la chimiothérapie n’est pas utilisée pour traiter le cancer du col de l’utérus.

Peut-on prévenir le cancer du col de l’utérus ?

Oui, le cancer du col peut être prévenu en faisant des examens réguliers (frottis) et en traitant proprement la dysplasie. C’est la raison pour laquelle il est fortement conseillé aux femmes séropositives de faire des examens gynécologiques réguliers. Les femmes séropositives qui ont un « passé médical de dysplasie » devraient faire un examen colposcopique tous les six mois. Assurez-vous que le gynécologue que vous consultez soit familier du VIH.

Quelques mots sur le virus humain du papillome (VHP)

Le VHP ne provoque pas toujours le cancer. En fait, environ un tiers des femmes actives sexuellement sont exposées au VHP mais très peu d’entre elles ont développé un cancer du col de l’utérus. Le VHP est aussi connu comme étant le virus qui provoque les verrues. Cependant certains types de VHP ne produisent aucun symptôme. De récentes recherches ont déterminé qu’il y a environ, et au minimum, 60 différents types de VHP parmi lesquels douze sont sexuellement transmissibles. Certains de ces virus se transmettent très facilement, par toutes sortes de contacts intimes allant du contact sexuel au contact peau contre peau.

Le traitement contre le VHP a besoin d’être répété (habituellement une à trois fois par semaine pendant deux à six semaines). Des contacts sexuels sont déconseillés quand le virus est présent dans la zone génitale. Les partenaires sexuels doivent être examinés pour que le virus soit dépisté.

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