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Non à la pénalisation des prostituéEs, non à leur emprisonnement

publié en ligne : 11 janvier 2003

Lundi 13 janvier 2003 à 10 heures, des associations d’aide aux prostituéEs appellent à une conférence de presse à l’Assemblée Nationale.

Nombre d’associations, qu’elles soient à vocation humanitaire, sanitaire, centrées sur l’aide aux prostituéEs, confessionnelles ou bien laïques, tirent aujourd’hui ensemble la sonnette d’alarme face à une loi (la Loi sur la Sécurité Intérieure LSI) qui, si elle passe en l’état, fait courir des risques très graves aux prostitué-e-s au lieu de les protéger du proxénétisme, objectif affiché de la loi.

Dans cet objectif, Noël Mamère, député Vert, ouvre l’assemblée nationale aux ONG humanitaires et associations d’aide aux prostitué-e-s pour qu’elles puissent exprimer leurs craintes face aux articles de la LSI concernant la prostitution, lors d’une conférence de presse le 13 janvier, 10 heures, à l’Assemblée nationale Cinquième bureau (126 rue de l’université, 75007 Paris) veille de la lecture de la loi à l’Assemblée nationale.

Nous disons touTEs :

Non à la prison pour les prostituéEs. L’heure est grave. Si la loi pour la sécurité intérieure passe en l’état, les prostituéEs devront payer des amendes et aller en prison. DevenuEs délinquantEs, elles ou ils n’auront plus aucune protection de droit. Cela signifie des situations graves : le travail effectué par les associations depuis des années avec et en direction des prostituéEs sera réduit à néant : concrètement, cela reviendra à moins de prévention, moins d’éducation à la santé, d’accès aux droits sociaux , plus de violence, plus de clandestinité, séparation de mères - en prison - et d’enfants confiés à la DASS, doubles peines pour les étrangerEs.

Aujourd’hui, les associations de santé communautaire, associations de terrain, d’aide aux prostituéEs, de prévention ou de réinsertion, côtoient les prostitué-e-s et connaissent leur situation. Elles sont catastrophées par une proposition de loi qui se trompe de cible. Les conséquences vont être dramatiques sur le plan de la santé publique, de l’insécurité de ces personnes, ce qui va les rendre extrêmement fragiles et les mettre en danger.

Loin d’éloigner les prostituéEs des réseaux et du proxénétisme, cette loi les y condamne. Si l’on veut améliorer cette situation, il faut d’urgence protéger les prostituéEs et diriger la répression contre les réseaux en y mettant les moyens politiques et financiers.

Interviendront à la conférence de presse :
Claude Boucher, directrice du projet Les amis du Bus des femmes, Paris ; Claudia, porte parole de France prostitution, Paris ; Fabrice Boudinet, Aides Paris ; Camille Cabral, projet de santé communautaire le Pastt, Paris ; Claire Carthonnet, prostituée ; Isabelle Denise, directrice du projet Intermede, Amicale du Nid, Paris ; Françoise Guillemaut, vice présidente de l’association Cabiria, Lyon ; Malika Amaouche, responsable de la commission prostitution d’Act Up Paris ; Patrick Hauvuy, directeur de l’ALC Nice, centre de réinsertion pour les prostitué-e-s (sous réserve) ; FNARS (sous réserve) ; Claudine Vautrin, responsable des actions prostitution, Aides Metz.

Pour tout contact avec la commission prostitution d’Act Up-Paris, veuillez cliquer içi

Attention : l’inscription est obligatoire pour entrer à l’assemblee nationale et le nombre de places est restreint.

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