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Schering-Plough ment aux malades

publié en ligne : 14 octobre 2002 dans Action 84

Aujourd’hui, 14 octobre 2002, une vingtaine de militants d’Act Up-Paris ont investi les locaux de Schering-Plough à Levallois-Perret pour dénoncer le mépris du laboratoire vis-à-vis des patients co-infectés au VIH / sida et à l’hépatite C.

Il y a aujourd’hui en France 30 000 malades coinfectés par le VIH et une hépatite C (VHC). En plus de leurs traitements contre le VIH, ces malades doivent entreprendre un traitement par interferon pégylé et ribavirine, afin d’éliminer ou de contrôler le virus de l’hépatite C. En association avec certains traitements du sida (les analogues nucléosidiques), les traitements du VHC peuvent entraîner ou aggraver des effets secondaires graves, comme les atteintes mitochondriales et des acidoses lactiques, de même que des risques plus importants d’anémie, de leucopénie.

Cependant, le laboratoire Schering-Plough, fabricant des médicaments anti-VHC refuse de prendre ces informations en compte. Ainsi, malgré les recommandations des Conférences de Consensus sur l’hépatite C française et américaine, ainsi que celles du Rapport DELFRAISSY 2002 sur la prise en charge des personnes infectées par le VIH, les notices explicatives du Laboratoire Schering-Plough qui accompagnent ViraféronPeg® (interféron pégylé des Laboratoires Schering-Plough) et Rebetol® (ribavirine), ne consacrent aucune information aux effets secondaires particuliers qui peuvent survenir chez les patients coinfectés.

Ces informations ne figurent pas dans les notices fournies avec ViraféronPeg® et de Rebetol® , au plus grand mépris des malades co-infectés qui prennent ces médicaments. Cette situation est inacceptable.

Act Up-Paris exige du laboratoire Schering-Plough :
- qu’il mette fin à la désinformation pratiquée dans la brochure qu’il édite et diffuse, La coinfection VIH-VHC (décembre 2000), qui prétend que les effets secondaires du traitement ne sont pas modifiés en présence d’une coinfection.
- qu’il procède à une étude clinique de pharmacovigilance avec des paramètres scientifiquement validés, pour évaluer au long cours les effets secondaires de l’interféron et de la ribavirine chez les personnes coinfectées.
- qu’une mise en garde spécifique aux patients VIH+/VHC+ accompagne rapidement la notice du traitement contre les hépatites Viraféron®/Rébétol®.

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