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#PharmaGreedKills : action internationale contre l’industrie pharmaceutique

Act Up-Paris cible Gilead France et dénonce les restrictions d’accès aux traitements contre l’hépatite C

publié en ligne : 1er avril 2016

Action internationale contre l’industrie pharmaceutique #PharmaGreedKills ! Toutes les informations sur les actions synchronisées des 25 groupes activistes de 6 continents sur le site www.pharmagreedkills.com !

Dans le cadre de l’action internationale contre les pratiques de l’industrie pharmaceutique du 1er avril 2016, Act Up-Paris a choisi de cibler Gilead France – une nouvelle fois [1].

Le prix des traitements contre l’hépatite C (Sovaldi et Harvoni), fixé à l’issue d’une négociation avec Gilead, est en effet si élevé qu’il fait obstacle à leur mise à disposition pour toutes les personnes vivant avec le VHC. Dans le cadre des négociations autour du prix du Sovaldi, les autorités sanitaires françaises s’étaient réjouies de la baisse obtenue – sur l’argument de l’ampleur du « marché » français, c’est-à-dire de l’épidémie – et s’étaient empressées d’en annoncer la limitation de l’accès aux patientEs développant des fibroses graves aux stades F3/F4 (voir [2], [3]).

Pour Act Up-Paris, ces calculs de coin de table court-termistes sont une honte. Nous réclamons, comme beaucoup d’autres désormais [4], des traitements plus accessibles. Nous exigeons l’accès de touTEs aux traitements, afin de mettre rapidement et concrètement un terme à l’épidémie. Le but de notre action d’aujourd’hui est d’accélérer cette évolution.

Pour ceci, Act Up-Paris exige de Gilead France une baisse substantielle du prix des traitements, c’est-à-dire une fixation du prix au coût réel de la production et non de manière telle à extraire la rente que l’Assurance-Maladie est prête à payer. Cette rente pourrait ainsi être réinvestie dans la lutte contre d’autres problèmes majeurs de santé publique.

Dans ce cas comme dans d’autres, nous exigeons que le gouvernement de Manuel Valls applique les outils en sa possession pour favoriser la mise à disposition de génériques, à des prix inférieurs. Ces outils, c’est notamment l’article L613-16 du code de la propriété intellectuelle [5] qui permet d’imposer des licences d’office.

Face à l’hépatite C, il y a urgence ! Exigeons des traitements abordables : des traitements pour touTEs !

Cette action s’inscrit dans un ensemble de revendications générales portées par une coalition internationale (extrait du communiqué international accessible depuis www.pharmagreedkills.com) :

Nous ne nous laissons pas tromper : il n’y a pas de justification recevable à la fixation de prix exorbitants pour les traitements. D’une même voix de par le monde, nous exigeons des traitements, des vaccins, des outils de diagnostic de qualité et à des prix qui les rendent accessibles. Nous exigeons des pouvoirs publics qu’ils fassent passer les vies des patients avant les profits de l’industrie pharmaceutique et mettent fin à la corruption et aux tromperies.

Nous demandons :

  • Un accès sans restrictions aux traitements, pour touTEs ;
  • Que soient levés les obstacles à l’usage des dispositions en matière de propriété intellectuelle, agréées au niveau de l’OMC, qui permettent de l’affaiblir lorsqu’il s’agit de santé publique, et encouragent la production et la diffusion de génériques ;
  • Que les laboratoires respectent l’usage des facilités TRIPS de l’OMC et abandonnent les poursuites contre l’Argentine et le Brésil, qui font obstacle à cet usage ;
  • Que nos gouvernements renforcent un modèle de financement alternatif favorisant la recherche et le développement de nouvelles molécules, reposant, par exemple, sur des prix, des bourses et des subventions ;
  • Plus de recherche pour les traitements de maladies infectieuses ou négligées, comme la fièvre de Chagas, la tuberculose, Zika et Ebola ;
  • Que nos gouvernements exigent la transparence sur les coûts de recherche, de développement et de production des traitements ;
  • Qu’ils mettent en place des licences d’accès ouvert pour tous les traitements résultant de la recherche publique, permettant d’assurer qu’ils seront accessibles au plus grand nombre ;
  • Un accord international, contraignant, sur la recherche et le développement, qui fonde celle-ci sur des besoins de santé et non sur des logiques de marché, et sépare le financement de la R&D du prix des traitements ;
  • Que nos gouvernements soutiennent pleinement les travaux du groupe d’experts des Nations Unies sur l’accès aux traitements pour placer le droit à la vie en bonne santé au-dessus des intérêts privés des laboratoires.

Contact : communication@actupparis.org / 06 36 54 43 32

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