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Actu des traitements

publié en ligne : 30 octobre 2013 dans Protocoles 76

Clearclick®

Depuis février 2012, le laboratoire MSD travaillait à améliorer l’utilisation du stylo auto-injecteur du Viraferon Peg. Le 3 septembre, une nouvelle version de stylo injecteur est sorti, elle se nomme Clearclick. En complément de ce dispositif, une brochure est à disposition des personnes, et comme son utilisation nécessite une bonne formation, il ne faut pas hésiter à en discuter avec son médecin pour éviter toute mauvaise manipulation. La brochure est en ligne sur le site de l’Agence du Médicament : www.ansm.sante.fr. Le laboratoire met également un numéro vert pour toute information concernant le stylo Clearclick : 0800 106 106

Cannabis thérapeutique

L’usage thérapeutique du cannabis a été autorisé légalement le 5 juin dernier, par un décret signé du Premier Ministre. L’objet du décret est de permettre la délivrance d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) à des médicaments contenant du cannabis ou ses dérivés. Pour le moment, aucun médicament à base de cannabinol n’a encore reçu d’AMM en France, ni d’autorisation temporaire d’utilisation (ATU). Reste maintenant aux laboratoires à travailler sur le montage de dossier à déposer auprès de l’Agence du Médicament et aux prescripteurs de faire remonter les demandes d’ATU auprès de cette même agence.

À propos de STRIBILD®

Il contient 4 composés Gilead pour une posologie à dose unique quotidienne Eviltégravir 150 mginhibiteur d’intégrase ; Cobicistat 150 mg inhibiteur du cytochrome P450 3A (CYP3A) (booster [1]) ; Emtricitiabine 200 mg INTI ; Ténofovir (disoproxil fumarate) 245 mg INtTI.

La Commission Européenne a autorisé la mise sur le marché de STRIBILD® en juin 2013.
Gilead commercialise déjà Atripla® depuis 2007 en partenariat avec BMS et Merck & Co, ainsi que Eviplera® en partenariat avec Janssen depuis 2011. Des demandes de mise sur le marché en tant qu’agents autonomes sont en cours auprès de l’Union Européenne concernant Eviltegravir et Cobicistat, mais ce sont encore des produits expérimentaux dont l’efficacité et l’innocuité restent à confirmer.

Que faut-il noter à propos de Stribild® ?

L’acidose lactique, associée à une stéatose hépatique, est possible (ceci en raison de la présence d’un analogue nucléosidique). Une surveillance s’impose donc. Stribild ne doit pas être prescrit en concomitance avec des produits utilisés pour le traitement de l’hépatite B tels que la lamivudine et l’adefovir dipivoxil.
L’emtricitabine et le ténofovir sont principalement excrétés par les reins. La clairance de la créatinine, le phosphore sérique, le glucose et les protéines urinaires doivent être surveillés tous les mois pendant la première année, ensuite tous les 3 mois. En cas de dysfonctionnement, la surveillance de la fonction rénale doit être plus fréquente ; elle doit être réévaluée au bout d’une semaine si le phosphore sérique et la clairance de la créatinine diminuent. L’arrêt d’un traitement par Stribild® chez des patients co-infectés par le VIH et le VHB peut aboutir à des aggravations aiguës de l’hépatite. Une surveillance de plusieurs mois peut être nécessaire et la mise en place d’un traitement de l’hépatite B peut parfois être nécessaire. Un syndrome de restauration immunitaire [[un traitement anti-VIH efficace permet de diminuer la charge virale et de faire remonter le taux de CD4. Pourtant, en permettant la reconstitution du réservoir de CD4, on peut se trouver en présence d’une réponse immunitaire de type inflammatoire très forte, qui se traduira par un ensemble de symptômes identiques à certaines infections opportunistes connues pour marquer l’entrée au stade sida. Cette réponse immunitaire se manifeste en général après quelques semaines de traitement voire même quelques mois. Elle peut se traduire par de la fièvre et d’autres symptômes liés à ces maladies opportunistes devenues latentes ou contrôlées avant l’initiation du traitement antirétroviral. (SRI) chez des personnes traitées par Stribild® a été signalé.

En conclusion

En conclusion, la venue sur le marché d’un traitement antirétroviral se résumant à une seule prise quotidienne est saluée comme pouvant améliorer les résultats thérapeutiques (par une meilleure observance en particulier) mais des précautions et une surveillance s’imposent à long terme, car, comme indiqué plus haut, l’elvitégravir et le cobicistat sont des produits expérimentaux. Une autorisation de mise sur le marché peut parfois imposer des restrictions à leur utilisation.

Notes

[1] terme emprunté à l’anglais qui signifie augmenter. Certaines molécules augmentent l’efficacité d’autres molécules en retardant leur élimination par voie hépatique et en augmentant ainsi leur concentration sanguine. Exemple : le ritonavir est souvent utilisé pour booster d’autres inhibiteurs de protéase. Cela peut permettre de diminuer le nombre de prises quotidiennes et d’augmenter l’efficacité d’une molécule

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