En bref

publié en ligne : 13 septembre 2013 dans Protocoles 74

Soins funéraires : plus d’excuses pour agir !

Dans un avis daté du 20 décembre 2012, le Haut Conseil de Santé publique (HCSP) recommande enfin la levée de l’interdiction des soins funéraires pour les personnes dont la séropositivité au VIH, au VHB et au VHC était connue. Le HCSP avait recommandé le maintien de l’interdiction dans un avis datant de novembre 2009, que nous avions dénoncé (voir Protocoles 69). Plusieurs années, où une discrimination intolérable a été maintenue, ont donc été perdues juste parce que le HSCP n’a pas consulté la société civile ni analysé ce que dit la science. Le nouvel avis corrige le tir. Seule fausse note : le HCSP semble toujours cautionner l’idée que le VIH serait contagieux. Quoi qu’il en soit, plus rien ne s’oppose maintenant à ce que le ministère de la santé passe à l’acte. Mais y a-t-il seulement quelqu’un au ministère de la santé pour s’intéresser aux droits des malades ?

Autotests : avis positif du CNS

Le Conseil national du sida s’est prononcé en faveur de la mise à disposition des autotests. Il avait été saisi cet été par le Ministère de la Santé suite à l’autorisation d’un autotest (OraQuick Test) aux États-Unis. Le but de ce dispositif est de toucher des personnes actuellement éloignées des autres dispositifs de dépistage : il s’agit notamment de cibler « l’épidémie cachée » constituée par les personnes ignorant leur séropositivité, épidémie dont la dynamique induit un risque accru de transmission, notamment chez les gays, les migrantEs et les personnes précaires chez qui la prévalence est la plus inquiétante. Les autotests doivent être mis à disposition de manière réfléchie, et ne doivent pas faire oublier la complémentarité du dépistage avec le préservatif et l’adoption plus générale d’une démarche de santé sexuelle complète (adoption de comportements safe, dépistage des IST, régularité du dépistage VIH).

Médicaments : les ruptures de stock se multiplient.

La situation en arrive même à inquiéter l’Académie de pharmacie. Le 20 mars, l’Académie nationale de pharmacie a donc lancé un cri d’alerte. De plus en plus de pharmacies sont en rupture de stock : chaque jour, 5 % des médicaments commandés par les pharmaciens de ville ne sont pas disponibles, et la moitié de ces interruptions dépassent quatre jours. Antibiotiques, anticancéreux, anesthésiques font partie des principales classes concernées, mais vaccins ou anxiolytiques manquent également. Au total, 118 produits ont été recensés dont l’approvisionnement est difficile ou tout simplement arrêté. Si, les pharmaciens se débrouillent, le phénomène touche aussi l’hôpital où les ruptures de stock ne font qu’empirer. Dénoncée depuis des années par le groupe TRT5, la situation ne s’améliore pas. Le réveil de l’Académie nationale de pharmacie améliorera peut-être les choses. Elle a formulé plusieurs propositions : mise en place d’un répertoire européen recensant tous les sites de fabrication et de contrôle, avec l’historique des ruptures d’approvisionnement et des inspections de sites ; interdiction de l’exportation des médicaments sans équivalent thérapeutique. En attendant il est possible de se renseigner sur le site du TRT5 pour avoir des infos utiles sur ces ruptures.

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