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Pour Manuel Valls, l’homophobie n’est pas un délit : c’est un carton d’invitation

publié en ligne : 18 avril 2013

Quelques jours après avoir appelé au sang, Virginie Tellenne (Frigide Barjot) est reçue par le ministre de l’Intérieur. Manuel Valls a du temps à perdre avec une homophobe notoire qui en appelle au sang, mais ne trouve aucun moment pour répondre aux associations qui, comme Act Up-Paris, l’alertent depuis des mois sur les expulsions d’étrangErEs malades dans des pays où ces personnes ne pourront pas se soigner. L’emploi du temps du ministre est élastique, son sens des priorités lamentable.

Voilà qui résume un an de mandat de Manuel Valls. Voilà qui devrait embarrasser la majorité, les parlementaires et les partis du gouvernement et celles et ceux qui se taisent et qui acceptent par leur silence l’action du ministre de l’Intérieur. Voilà qui devrait être au centre des préoccupations des médias dans un pays démocratique qui se préoccupe d’égalité.

En France, quand des tapioles et des gouines se font tabasser, le ministre de l’Intérieur reçoit celle qui a appelé à cette violence, la dédouane publiquement de ses responsabilités dans la recrudescence des actes homophobes et légitime le discours qui consiste à dire que nous, les pédés, les gouines, les trans, les biEs, ne méritons pas les mêmes droits que les autres. Avec Manuel Valls, l’homophobie n’est pas un délit : c’est un carton d’invitation.

Dans le même temps, il poursuit les expulsions d’étrangErEs malades dans des pays où ils et elles ne pourront jamais se soigner. Cela fait des mois que les homophobes, dont Virgine Tellène, nous disent que le mariage pour tous et toutes n’est pas la priorité. Pour Manuel Valls, où est la priorité ? Recevoir une homophobe, ou lutter contre l’homophobie ? Légitimer des discours de haine, ou éviter des mortEs ? A quoi consacre-t-il son temps ?

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