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Actu des traitements

publié en ligne : 13 septembre 2013

Erratum

Protocoles 72 a été publié avec quelques coquilles. Les voici, ici, corrigées Dans le texte « Toward An HIV Cure », il ne s’agit pas d’une étude, mais bien d’une stratégie scientifique globale.
Dans la fiche essai HC 30 QUADRIH, l’investigateur coordinateur mentionne le Pr Stanislas Pol au lieu du Pr Lionel Piroth, CHU Dijon, Tel : 03 80 29 33 05. Dans la fiche Optiprim, l’investigateur principal s’appelle Antoine Cheret et non François comme cela a été indiqué.

Viread® en pédiatrie

L’autorisation de mise le marché du Viréad® a été élargie et permet maintenant aux enfants et adolescents vivant avec le VIH et aux adolescents vivant avec l’hépatite B de pouvoir y recourir. La nouvelle formulation du médicament, en granules est réservée aux enfants de 2 ans à moins de 6 ans, ou pour ceux de plus de 6 ans qui ne peuvent prendre la forme comprimé. L’extension de l’AMM concernent plus précisément le traitement des enfants âgés de 2 ans à moins de 18 ans présentant une résistance ou une intolérance aux inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse et pour les enfants et adolescents de 12 ans à moins de 18 ans atteints d’hépatite B avec des signes d’une maladie immunitaire active et une atteinte hépatique compensée.

Vaniprévir encourageant

Le nouvel inhibiteur de la protéase du virus de l’hépatite C vaniprévir a donné des résultats encourageants dans une étude de phase II. A la différence des traitements nouvellement disponibles (télaprévir et bocéprévir), ce futur médicament pourrait être pris en une ou deux fois par jour. Evalué avec 94 participants présentant un génotype 1 du VHC de sous-type 1, le vaniprévir a été associé à de l’interféron pégylé et de la ribavirine. L’essai a duré 48 semaines, et pendant les quatre premières, quatre dosages de vaniprévir ont été essayés, deux à deux prises par jour et deux à une seule prise par jour. Les taux de réponse virologique rapide ont parmi les plus élevés rapportés pour une trithérapie anti-VHC avec une antiprotéase, d’autant que contrairement aux autres multithérapies prescrites pendant 12, 24 ou 32 semines, le vaniprévir n’est pris que pendant 4 semaines. Affaire à suivre...

La vitamine B12 à l’abordage de l’hépatite

Des chercheurs italiens ont découvert les effets positifs in vitro, de la vitamine B12, qui agit comme un inhibiteur naturel de la réplication du VHC. Ils ont alors décidé d’évaluer son effet chez des personnes recevant une bithérapie d’interféron pégylé et ribavirine. Testée contre placebo, 94 participants naïfs ont participé à l’étude en ouvert. Le taux de réponse virologique prolongée, six mois après l’arrêt du traitement, qui signe la guérison, était significativement supérieur chez les personnes ayant pris de la vitamine B12, 72% contre 38% avec la bithérapie pégylée seule. Les différences étaient également statistiquement significatives pour la réponse virale précoce complète (12 semaines après le début du traitement) et pour la réponse virale à la fin du traitement, mais pas pour la réponse virale rapide (4 semaines après le début du traitement). Il est à noter que la réponse virologique prolongée est meilleure en cas de génotype 1 du VHC (génotype le plus fréquent mais le plus difficile à traiter). Une piste intéressante en terme d’efficacité, de coût, et d’effets indésirables, et qui n’est pas dépendante de critères d’éligibilité particuliers.

De l’intérêt du maraviroc sur les réactions du greffon contre l’hôte

Le maraviroc (Celsentri®) est un inhibiteur du récepteur de chemokine CCR5 utilisé dans l’infection à VIH. Les chémokines sont des molécules proches des cytokines dont le rôle est d’attirer les cellules chargées de la défense de l’organisme sur les sites de la réponse immune et de la réaction inflammatoire. L’action du maraviroc sur les chémokines pourrait avoir un intérêt dans le traitement de la réaction du greffon contre les personnes ayant eu une greffe de cellules souches hématopoïétiques. En effet, le CCR5 et les chimiokines qui se lient à ce récepteur sont impliqués dans la pathogénèse de la réaction du greffon contre l’hôte dans les organes solides. _ Contrairement aux immunosuppresseurs actuellement utilisés qui bloquent tous les phénomènes, négatifs comme le rejet, ou positifs comme la réaction du greffon contre la leucémie et la reconstitution immunitaire, le maraviroc est intéressant car il ne bloque que les phénomènes de rejet contre l’hôte. Evalué chez 38 malades à haut risque ; le maraviroc a été ajouté au traitement préventif classique, du deuxième jour après la greffe de cellules jusqu’à 30 jours. Le taux cumulatif de réactions du greffon contre l’hôte de grade II à IV était de seulement 14,7% à 100 jours et de 23,6% à 180 jours, alors que dans une telle population, on aurait dû avoir une réaction chez plus de la moitié des personnes. Pour les seules réactions de grade III-IV, le taux était de 5,9% à 180 jours ; et il n’y avait aucune atteinte viscérale avant 100 jours.

Lutter contre le VHC sans interféron ?

Des résultats encourageant viennent d’être publiés et présentent la possibilité de prendre un traitement contre l’hépatite sans interféron. Plusieurs multithérapies sans interféron ont ainsi été testées et permettent d’obtenir une charge virale indétectable chez une part importante de personnes souffrant d’une hépatite C de génotype 1, considérés comme plus difficile à traiter.

La première étude a essayé le daclatasvir, (un inhibiteur du complexe de réplication de la protéine non structurelle NS5A) avec le sofosbuvir (un inhibiteur nucléotidique de la polymérase), avec ou sans ribavirine, chez 88 personnes naïves de traitements ayant le génotype 1 du VHC dans la moitié des cas ou le génotype 2 ou 3 dans l’autre moitié. Les participants ont reçu soit le sofosbuvir seul durant sept jours puis les deux antiviraux les 23 semaines suivantes, soit les deux antiviraux durant 24 semaines, soir les deux antiviraux et la ribavirine pendant 24 semaines. 12 semaines après le traitement,100% des participants de génotype 1 et 91% des génotypes 2 et 3 présentent un taux d’ARN [1] viral inférieur à 25 IU/mL.

La deuxième étude a essayé le sofosbuvir avec la ribavirine chez des personnes soit naïves de traitement soit en échec, atteintes par le VHC de génotype 1 ou 2/3. Parmi les 25 personnes de génotype 1 naïves de tout traitement, 88% ont présenté un taux d’ARN indétectable à quatre semaines après le traitement, mais parmi les génotypes  1 en situation d’échec thérapeutique à l’inclusion, seuls une personne sur 10 a répondu à 12 semaines. L’association administrée pendant 24 semaines était efficace chez les trois quarts des participants de génotype 2/3.

La troisième étude a essayé le daclatasvir avec l’asunaprévir (un inhibiteur de protéase du VHC) et le BMS-791325 (un inhibiteur non nucléosidique de la polymérase) chez des personnes de génotype 1 non traitées auparavant, pendant 12 et 24 semaines. Dans le groupe de 12 semaines, quatre semaines après la fin du traitement celui-ci était efficace chez 94% des participants, même ceux de génotype  1a. Les résultats du groupe de 24 semaines les résultats n’ont pas encore été publiés.

Notes

[1] * Acide RiboNucléique.Il s’agit d’une longue molécule formée par un grand nombre de nucléotides, en une seule chaîne en hélice. L’ARN est une empreinte (copie) partielle de l’ADN qui permet l’expression des gènes et exerce diverses fonctions dans la cellule : ARN messager, ARN de transfert, ARN ribosomial, etc. L’information génétique de certaines familles de virus est contenu dans une chaîne d’ARN (VIH, VHA, VHC, VHD, VHE) : ce sont des rétrovirus. La recherche qualitative et quantitative de ces virus est possible par les techniques de biologie moléculaire.

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