Conférence de Washington

Les activistes interpellent les responsables du Fonds et obtiennent des garanties.

La position des Etats-Unis reste inquiétante.

publié en ligne : 27 juillet 2012

Ce jeudi 26 juillet 2012, une cinquantaine d’activistes du monde entier ont interrompu une session de discussion autour de l’avenir du Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose. Une réforme du Fonds est en cours de discussion, et un certain nombre de pays riches défendent des propositions qui risquent de réduire l’efficacité de cet outil indispensable et de compromettre les programmes de prévention et de prise en charge de millions de personnes vivant le VIH, le paludisme ou la tuberculose.

Les activistes ont interrompu le discours du directeur exécutif du Fonds, Gabriel Jaramillo. Ils et elles se sont installéEs devant la scène, brandissant des banderoles appelant les donateurs à financer le Fonds, et s’inquiétant des plafonds de subvention que certains pays entendent mettre en place.

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Les représentantEs des donateurs et le directeur ont ensuite été invitéEs par une intervenante du panel, et par trois militantEs africainEs montéEs sur le podium, à signer un engagement écrit rédigé par les ONG, dans lequel les signataires promettaient de conserver les principes fondateurs du Fonds qui garantissent son efficacité. L’ambassadrice sida de la France, Mireille Guigaz et le directeur exécutif du Fonds, Gabriel Jaramillo ont effectivement apposé leur paraphes. « Nous nous félicitons de ce soutien. Nous veillerons à ce qu’il soit respecté dans les prochains mois, notamment par le directeur du Fonds pour lequel nous continuons à avoir les plus grandes réserves quant à son respect des impératifs de la lutte contre les trois grandes pandémies », a indiqué Céline Grillon, responsable du plaidoyer international d’Act Up-Paris.

Sous les huées, l’ambassadeur sida des Etats-Unis a refusé de signer, prétextant qu’il devait consulter son équipe, alors même qu’il dispose de tous les éléments de connaissance pour faire un choix. « Act Up-Paris condamne ce refus qui est une véritable trahison des engagements pris par Hillary Clinton dans son discours à la conférence lundi dernier. », affirme Jérôme Martin, responsable de la commission internationale.

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